lundi 11 décembre 2017

Chimères N° 91 : Changements dans les politiques des drogues

Revue Chimères - Décembre 2017


« Un monde sans drogues » ? Chimère ! Depuis que Richard Nixon a déclaré la guerre à la drogue, sa consommation a explosé et partout dans le monde et elle alimente de redoutables mafias qui rejoignent la criminalité en col blanc dans les paradis fiscaux. Après des années de criminalisation des jeunes des quartiers, reconnaissables à la couleur de leur peau, quelque chose a permis l’irruption du cannabis dans le débat public. C'est ce "quelque chose" que ce numéro de Chimères cherchera à explorer. Avec la lutte contre le sida, un premier tournant s’est pris : distribuer des seringues, c’est accepter que des gens consomment des drogues. Mais ce tournant majeur a été masqué par une médicalisation acceptable dans une logique prohibitionniste sans l’action des associations d’usagers. Comment comprendre la bascule actuelle ? Quelle est l’urgence du changement ? Comment le continent américain s’est-il engagé dans cette voie? Quelles expériences avons-nous en France de ces nouvelles régulations ? Le changement de paradigme sera éclairé par le récit d’expériences militantes et l’examen du renouveau des recherches cliniques sur les drogues, cannabis, ecstasy, peyotl, «ces briseurs de soucis », qui accompagnent l’aventure des hommes d’après Freud.


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samedi 9 décembre 2017

Abords n° 35-36 : La psychanalyse vivante. Qu’est-ce que psychanalyse au XXIe siècle ?

Association de la Cause freudienne - Décembre 2017



"L’époque change et le lien social avec lui, modifiant le vivre ensemble. Personne ne croit plus au père et les idéaux se sont effondrés avec lui. Les idoles contemporaines que sont la science et le capital laissent les sujets déboussolés. Solitude, ennui, angoisse ou affolement de la pulsion dérégulée sont les noms du malaise dans notre civilisation. Alors que peut-on attendre de la psychanalyse au xxie siècle ? Jacques Lacan a poussé plus loin la doxa freudienne en revisitant les questions du corps, de l’inconscient, du transfert, etc., pour nous permettre d’inventer une psychanalyse en prise avec son époque grâce à un corpus conceptuel qui nous donne des outils pour la penser. Le concept de jouissance en particulier constitue une clé de lecture précieuse qui tient compte d’un réel incontournable dans le rapport à l’Autre. La conférence de Gérard Wajcman sur le collectionneur d’art et sa collection nous met sur la piste de cette part obscure, au-delà de toute mesure, qui inscrit, toujours en creux, une perte. Lacan a donné à cette marque singulière le nom de jouissance, cause du désir et le collectionneur nous intéresse comme figure du désir en tant que désir de l’étranger en soi. « Collectionner abolit non seulement les frontières, mais fait tomber les murs de nos propres maisons, ouvrant portes et fenêtres pour accueillir chez soi, et en soi, d’autres regards, des regards d’ailleurs qui nous ouvrent les yeux. »
Poursuivant votre lecture des textes de ce double numéro d’abords, vous découvrirez combien Lacan, lorsqu’on le suit jusqu’à son dernier enseignement, est pertinent pour nous orienter dans les questions qui sont les nôtres aujourd’hui. En voici quelques-unes.
Qu’est-ce qu’un homme, qu’est-ce qu’une femme, lorsqu’on se réfère à la doxa lacanienne ? Dalila Arpin parcourt le tableau des formules de la sexuation de Lacan pour nous livrer une lecture des mathèmes susceptibles de nous orienter quant à ces questions. L’amour, avance-t-elle, peut être cette expérience qui ouvre sur la figure de l’Autre en soi, sur cette part de jouissance qu’une femme éprouve sans pouvoir rien en dire. Les lettres d’Hannah Arendt à Martin Heidegger témoignent de cet amour passion qui se voulait plus fort que la mort. Qu’en est-il des nouvelles modalités de rencontre des parlêtres au XXIe siècle ? La conférence d’Esthela Solano-Suárezinterroge comment on fait couple aujourd’hui alors que la technologie met sur le marché toujours plus d’objets connectés qui font promesse de sortir de l’isolement les sujets contemporains. Il se pourrait bien que ce ne soit qu’un « marché de dupes » et que le sinthome soit tout ce que le parlêtre peut inventer pour faire couple et rencontrer « une solitude féconde au sens où elle peut ouvrir vers l’infini d’une autre solitude ». Comment psychanalyse-t-on au XXIe siècle ? La conférence de Patrick Monribot reprend dans une langue limpide et ciselée ce que Lacan a pu développer sur le corps dans son enseignement : depuis le corps du stade du miroir, en passant par le corps décerné par le signifiant, jusqu’au mystère du corps parlant, produit de l’impact du réel de la langue sur le corps. La direction de la cure s’en trouve changée, même si le dernier enseignement de Lacan intègre ces différents temps. « Analyser le parlêtre, ce n’est pas la même chose qu’analyser l’inconscient structuré comme un langage. » L’analyste du XXIe siècle « mouille sa chemise au sens d’y mettre son corps en acte ».
Cette mise en présence des corps parlants dans l’expérience analytique est le gage d’une psychanalyse encore et toujours vivante : pour chacun, dans les cures, mais aussi pour la psychanalyse dans son époque. Une abondante moisson de textes vient donc témoigner de ce qui s’est dit et écrit en MAP entre l’automne 2015 et l’hiver 2016. Elle porte la trace de ce qui se produit de vivant grâce à l’orientation lacanienne. Elle attend de te rencontrer cher lecteur." Elisabeth Pontier

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vendredi 8 décembre 2017

Juan Pablo Lucchelli : Lacan, de Wallon à Kojève

Editions Michèle - Décembre 2017 - Collection : Sigmund


Préface de Serge Cottet

Dans ce nouvel ouvrage, Juan Pablo Lucchelli explore les travaux initiaux de Lacan, bien avant sa rencontre avec ce que l’on nomme le structuralisme.
Si l’on situe communément le début de l’œuvre de Lacan au début des années 50, suite à sa rencontre avec de l’œuvre de Lévi-Strauss, on méconnait souvent la période qui l’a précédée.
Or, parmi les nombreuses références qui ont compté pour le jeune Lacan, les figures de Henri Wallon et d’Alexandre Kojève se révèleront décisives. Un travail d’analyse textuelle très précis des premiers écrits, et notamment de l’article « Les complexes familiaux », de 1938, permet de mettre ici au jour tout ce que Lacan doit à Wallon.
Kojève, quant à lui, est encore plus présent dans l’œuvre du psychanalyste : on sait combien il a marqué les jeunes années de Lacan, mais la découverte de quelques lettres inédites de Lacan à Kojève à la Bibliothèque nationale de France met en évidence l’omniprésence de ce dernier, même au-delà de la période structurale.
Ainsi, le travail d’analyse approfondi que Juan Pablo Lucchelli présente ici permet de dessiner la matrice d’une pensée qui va influencer Lacan dès le début de sa vie intellectuelle. 
Dans la même veine, la découverte d’une citation précoce de Horkheimer jette des nouvelles lumières autant sur la notion de « déclin de l’imago paternelle » que sur le rapport de Lacan aux auteurs francfortois.
Le lecteur lira également avec bonheur un texte de 1936, resté inédit jusqu’à une date récente, que le philosophe devait écrire à quatre mains avec le psychanalyste.

Juan Pablo Lucchelli est médecin psychiatre et psychanalyste à Paris. Membre de l’École de la Cause Freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, il enseigne à l’Antenne Clinique de Genève. Egalement Docteur en psychanalyse; docteur en philosophie, et docteur en psychologie, il est l’auteur de nombreux articles de référence et conférences à l’étranger.
Il a publié La Perversion (éditions Payot-Lausanne 2005), Le transfert, de Freud à Lacan ; Le malentendu des sexes et Métaphores de l’amour (Presses Universitaires de Rennes 2009, 2011 et 2012) ; Lacan avec et sans Lévi-Strauss (éditions Cécile Defaut 2014) ; il est également co-auteur avec Fabian Fajnwaks d’un livre d’entretiens avec Jean-Claude Milner, Clartés de tout (éditions Verdier 2011).

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jeudi 7 décembre 2017

Empan 2017/4 (n° 108) : Partenariats et orientations

Erès - Décembre 2017


Page 7 à 11 : Rémy Puyuelo, Paule Sanchou - Éditorial | Page 12 à 13 : Catherine John, Isabelle Furno, Guy Mérens - Introduction | Page 14 à 23 : Suzanne Laloye, Jésus Sanchez - De la notion de territoire à celle de lime | Page 24 à 30 : Marc Boyer - Batman | Page 31 à 36 : Jean-Louis Agard - Les parents peuvent-ils être des partenaires ? | Page 37 à 46 : Jean-Jacques Joussellin - Clinique et partenariat. Situations relais et positions reliées | Page 47 à 52 : Francis Saint-Dizier - Faire réseau. Brève histoire du rap 31 | Page 53 à 55 : Claude Bernadet-Gray - Rapport entre la psychiatrie adulte et la pédopsychiatrie | Page 56 à 62 : Barbara Bernheim - Le soin à travers le travail de partenariat | Page 63 à 69 : Yolaine Coussot, Stéphanie Cussot Charpentier - Le dispositif « Parenthèse », répondant à une logique d’inclusion scolaire | Page 70 à 77 : Christelle Courselle, Annalisa Cussigh, Zélia Cazes, Sophie Doumbia, Élodie Duqueroix, Pascale Sforzi - Un territoire et une histoire commune (comme une) à tisser | Page 78 à 81 : Guy Mérens - Équipe mobile EMac : le partenariat au cœur d’un projet | Page 82 à 83 : Margarita Garcia Amador, Thérèse Consonni - Le projet Daly | Page 84 à 87 : Isabelle Furno - Ateliers d’analyse de pratiques en lycée professionnel | Page 88 à 91 : Moune Haguenauer - De l’enseignement à la clinique : l’analyse de pratique professionnelle au lycée | Page 92 à 97 : Laurent Coste - educair, un espace singulier dans le collectif | Page 98 à 105 : Delphine Gardes - La liberté religieuse du travailleur salarié | Page 106 à 112 : Sébastien Ponnou - Autisme et politique : ouvrir le débat, éclairer les pratiques | Page 113 à 119 : Robert Barès - De haute mémoire | Page 120 à 121 : Bernard Garaut - Comme s’il s’agissait de le dire pour y être, (en être) dans ce mouvement ! | Page 122 à 127 : Stéphanie Germani - La fonction du psychologue en milieu carcéral | Page 128 à 131 : Marianne Bertrand - Colloque étudiant de l’Institut Saint-Simon, arseaa, Toulouse. Le travail social en recherche | Page 132 à 138 : Marie Lamarque - Être parents d’enfants jumeaux âgés de 3 ans. Analyse de 30 entretiens | Page 139 à 144 : Baptiste Lodéon - Faut-il faire évoluer l’évaluation de l’action sociale ? | Page 145 à 151 : - Notes de lecture | Page 152 à 156 : - Ouvrages et revues.

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mercredi 6 décembre 2017

Revue française de psychosomatique 2017/2 (n° 52) : André Green

PUF - Décembre 2017


Page 5 à 28 : Marilia Aisenstein, Claude Smadja, Marina Papageorgiou, Josiane Chambrier-Slama - Destins d’une rencontre | Page 29 à 48 : Philippe Jaeger - Entre André Green et Pierre Marty, la psychosomatique | Page 49 à 72 : Rosine Jozef Perelberg, Anne-Lise Hacker - Hallucinations négatives, rêves et hallucinations : la structure encadrante et sa représentation dans le cadre analytique | Page 73 à 86 : Anne Deburge - Conceptions d’André Green sur la psychosomatique. Temps forts d’un débat | Page 87 à 94 : Anne Denis - Le langage dans la psychosomatique | Page 95 à 110 : Marie-France Castarède - La voix et l’affect d’existence | Page 111 à 124 : Panos Aloupis - Réflexions sur la notion de vide à partir du travail du négatif | Page 125 à 134 : François Duparc - Penser la psychosomatique avec les concepts d’André Green | Page 135 à 150 : Andrea Baldassarro, Laura Cecotti-Stievenard - André Green et le négatif à l’œuvre | Page 151 à 162 : Anna Potamianou - Pour le temps d’une amitié | Page 163 à 190 : André Green - Négatif et négation en psychanalyse.

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mardi 5 décembre 2017

La clinique lacanienne n°29 : Qu'est-ce qu'un homme ?

Erès - Janvier 2018 (à paraître)


Au regard du féminin, dont l’émergence bouscule les normes sociales, qu’en est-il aujourd’hui du masculin ? Si, autrefois, l’idéologie patriarcale était le symptôme masculin, quelles formations sympto-matiques notre modernité a-t-elle pu faire émerger en son lieu ? Dans la sphère singulière des cures, le discours des analysants de la nouvelle génération, et à plus forte raison le rapport transférentiel, nous amène à observer une modification significative de l’articulation entre le désir féminin et le désir masculin. L’axe « masculin » semble, en effet, de plus en plus se distendre, sous couvert de respecter la parité des sexes. Cet écart se constate aussi bien dans les relations conjugales, dans le rapport à la sexualité, que dans le fonctionnement familial.

Cette apparente démission du masculin au profit du féminin semble étrangement contrebalancer, sur un autre terrain, la démonstration d’une hypervirilité, pour le coup en recrudescence qui réagit tel un nouveau courant phallocentrique contre un féminin devenu visible et désirant, aperçu manifestement comme menaçant. Au vu de cette mouvance qui se réalise entre les sexes, et de différentes pistes de réflexion, essayant de comprendre l’homme d’aujourd'hui, ce dossier est consacré à l’exploration et l’analyse de la clinique masculine, notamment par l’angle de ses dysfonctionnements psycho- pathologiques

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lundi 4 décembre 2017

Dominique Boukhabza : Le cas Jung. Aperçu sur la face psychotique du transfert

Economica - Novembre 2017


Le rêve n'est pas un évènement ponctuel. Il est la partie émergée d'une structure souterraine, inconsciente, qui s apparente à un rhizome. C'est ce qui a permis à l'auteur de conduire l'analyse des rêves de Jung, transcrits dans son autobiographie, et d'en retrouver le fil. Ce fil, délié par la crise que traverse Jung à la suite de sa rupture avec Freud, première fracture du mouvement psychanalytique, se renoue avec l'écriture du Livre Rouge, prototype de l'oeuvre à venir. La progression ultérieure des rêves et leur enchainement viennent témoigner de ce que fut le transfert Freud-Jung et préciser son enjeu. Ce qui se dessine là et au-delà de la particularité du « cas », c'est bien l'avènement d un nouveau langage, renouveau dont la lettre du rêve constitue le vecteur.

Dominique Boukhabza est psychanalyste et ancien psychiatre des Hôpitaux. Elle a déjà publié La « lettre » du rêve, un lecteur pour la psychose (Érès/Arcanes, 2012).

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