mercredi 30 décembre 2009

Recherche bonheur désespérément

Sous la direction de René Frydman et Muriel Flis-Trèves



Parution : janvier 2009
Editeur : PUF
Prix : 28 €

La réflexion sur la pensée du bonheur n'a jamais cessé. Pourtant, aujourd'hui, si l'idée et l'aspiration à une vie meilleure transcendent le temps et l'espace, ces données ne suffisent plus à nourrir la notion de bonheur. Serions-nous devenus nos propres tyrans, assiégés par l'idéologie environnante, recherchant l'efficacité et contraints à la recherche du plaisir, de la performance ? Tout est organisé - essais, discours, films... - pour que nous soyons écartelés entre rêve de bonheur et brutalité de l'existence. Illusion et désenchantement. Si la réalisation des désirs est contrariée par l'échec devant la réussite, il n'y a pas d'apaisement et la douleur psychique reste intense.

Le bonheur est devenu un impératif collectif, un devoir, une obligation telle que son absence serait ressentie comme une blessure béante. N'est-elle pas devenue culpabilisante, cette idée du bonheur, si on ne la réalise pas ? L'idée de bonheur serait-elle tributaire d'un sentiment de culpabilité inconsciente ?

Ce volume rassemble les contributions du colloque du 4 et 5 décembre 2009 sous la direction du Dr Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, et du Pr René Frydman, chef de service à la maternité Antoine Béclère.

Textes de : C. André, P.-L. Assoun, C. Chabert, L. Danon-Boileau, M. Darrieussecq, A. Desarthe, C. Dolto, M. Flis-Trèves, R. Frydman, M. Mimoun, X. Pommereau, C. Rayna, 0. Rosenblum, C. Schneck, J.-P. Tassin, C. Thompson.

Le silence et la parole

Philippe et David Le Breton



Parution : décembre 2009
Collection : hypothèses,Arcane
Editeur : Érès

« La parole est cet instrument précieux qui nous lie aux autres, elle est au cœur de toutes les relations sociales, en ce sens elle est fondatrice de la condition humaine. Cependant la parole contemporaine témoigne d'une nette ambivalence. Jamais elle n'a connu un tel déploiement, mais elle sert le meilleur et le pire. Si elle élabore un espace de substitution à la violence à travers le débat entre les acteurs, une conflictualité pacifiée qui implique un échange dans un cadre de civilité, et si elle contribue en permanence à transformer le monde dans une réciprocité aux autres, elle est aussi manipulée ou brisée par les puissants. Souvent elle est difficile à prendre ou bien elle reste sans écho, et nombreux sont les sans-voix dans nos démocraties contemporaines.

Le silence est nécessaire à la parole, il introduit un espace de respiration, de méditation. Il est le souffle des conversations et leur tempo. Mais le silence tend à être chassé de mille manières de l'environnement social. Le bruit ne cesse de gagner et de rendre parfois la parole inaudible. Il est difficile aujourd'hui de s'abstraire, de trouver les conditions d'une intériorité. Le silence se fait rare. Mais peut-on parler sans se taire et donc sans écouter l'autre, peut-on penser dans le bruit ? La parole, dans ce sens, est étroitement solidaire du silence. » P.B. et D.L.B.

Lauréat de l'Institut, Philippe Breton est professeur à l'université de Strasbourg. Il est par ailleurs directeur adjoint du laboratoire CNRS Cultures et sociétés en Europe, et directeur de la revue Savoirs.

David Le Breton est professeur de sociologie à l'université Marc Bloch de Strasbourg, chercheur au laboratoire Cultures et sociétés en Europe, membre de l'Institut universitaire de France.

vendredi 25 décembre 2009

Che vuoi ? nouvelle série, n° 32

Le malaise pervers



Editeur : L'Harmattan

La perversion comme le pervers suscitent invariablement un malaise. Malaise le plus souvent dénié et immédiatement remplacé par une violence : celle d'un étiquetage en forme de condamnation qui est aussi un aveu d'impuissance et un acte d'exclusion. Parfois aussi, celle d'une véritable fureur théorique, fureur de réduire en prétendant expliquer. Mais l'objet perversion ainsi traqué ne se dérobe pas moins que le dit pervers.
En quoi ce malaise consiste-t-il, qu'a-t-il de spécifique ? Peut-être ces lieux du psychisme qui se refusent au jeu du signifiant bouchent-ils l'horizon, détournant par une infinie succession de masques et de passages à l'acte l'émergence d'une dimension tierce, celle de la vérité.

Les toiles des rêves : art, mythes et inconscient

Richard Abibon



Parution : décembre 2009
Editeur : L'Harmattan
Collection : Psychanalyse et civilisations

Après Freud et Lacan, Richard Abibon donne un nouveau souffle à la psychanalyse contemporaine et lui restitue toute sa spécificité au regard de la psychiatrie ou de la psychologie.
Pourquoi l'auteur, et beaucoup de psychanalystes rêvent-ils de leurs analysants ? Que nous révèlent les constantes qui se retrouvent aussi bien dans ces rêves que dans les grandes oeuvres picturales mythiques que ce livre va s'attacher à déchiffrer - l'origine, la mort, la castration, l'engendrement, la scène primitive, la difficulté du rapport aux autres, particulièrement à ceux de l'autre sexe ?
Ces toiles, qui ont traversé les siècles, tentent d'écrire l'indicible, l'insensé ; si elles nous touchent tous, c'est parce que le message qu'elles délivrent, auquel chacun peut avoir accès par ses rêves et la cure analytique, n'est autre que celui, universel, de l'inconscient.
Avec Les Toiles des rêves, Richard Abibon fraye une nouvelle voie royale à l'inconscient et nous entraîne dans un voyage époustouflant au coeur de ce que nous croyons recéler de plus intime et qu'il va nous dévoiler comme rejoignant ce qu'il y a, chez l'homme, de plus universel.

jeudi 24 décembre 2009

Revue SIGMA n°3 - La norme alitée

Revue de recherches en psychopathologie



Prix : 16 €
Octobre 2009

CLINIQUE
« C'est trop! », un récit clinique, Jean-Char/es Troadec
Clara Allégée, Gael Nevi
Reich et le bestiaire, Claude Oger
RECHERCHES
« Le bâillon infernal », Laurent Ottavi
Le « phallus lacanien» et l'opération analytique, Mane-Hélène Blancard
La « charge mentale », Patrice Poirier
Phénomène élémentaire psychotique et psychose ordinaire, François Sauvagnat
OUVERTURES
De l'ordinaire au pire ... , Xavier Bernard
Rencontre avec Guillaume Le Blanc
Dé-penser le corps, Lucie Juliot
Évaluator, Anne Dubreucq
Editorial
Yann Divry
Névrose actuelle. Le terme est de Freud et date un peu, certes. Mais ne pouvons-nous interroger aujourd’hui ce point initial de l’invention de la psychanalyse à partir de ce que Freud appellait les « mots tout fait » de sa modernité ? – « mots tout fait » de la grande fabrique du symptôme, émergeants à la faveur de tel discours, à telle époque. Freud lui-même les égrène : anémie, sous-alimentation, surmenage, hérédité… A le relire, on est frappé par l’homologie qui se dessine entre ce qu’il appelait les névroses actuelles et ce que l’on nomme aujourd’hui le symptôme contemporain. Car de mots tout fait, nous avons aussi les nôtres : dépression, burn-out, no life, charge mentale, trouble de l’attachement etc. Autant d’offres de causes-prêt-à-porter mises sur le marché comme autant de motifs de consultations lorsque les effets du discours commun produisent un corps malade, réparable, transformable... en un mot, aliéné. Discours murmuré par un monde qui, à la différence de celui de Freud, sait que le rapport sexuel n’existe pas. L’écart entre d’un côté les débuts de l’interrogation de Freud et de l’autre les interrogations des praticiens quant aux modes de jouir contemporains est-il aussi grand qu’il parait ? Cet écart, ne relèverait il pas précisément d’un effet de discours lié aux frayages du discours analytique ? En quoi, peut être, si Freud dépasse Freud, Freud reste indépassable ; d’où, sans doute, que le sens d’un retour à Lacan, c’est le retour à Freud au sens de Lacan : que la névrose actuelle ment. Elle est effet du discours, tout comme le sujet lui-même, et se nourrit des signifiants flottant à la surface d’un Autre qui, à défaut d’être réglé par l’exception et d’exister, inexiste et pousse à la norme.

Manie, mélancolie et facteurs blancs

German ARCE ROSS



Décembre 2009
Editions Beauchesne
Le miroir des savoirs
48 €

Cet ouvrage de 400 pages, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux : forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective) ; délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive ; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.

Psychanalyse et éducation : De l'utopie aux expériences

Le Coq-Héron Numéro n°199



Parution : janvier 2010
Editions Erès
Prix : 17 €

La psychanalyse a-t-elle pour vocation d’apporter un savoir aux éducateurs ? Un parcours historique commençant par un texte inédit de Ferenczi, révèle que la question a préoccupé des analystes du début du XXe siècle jusqu’à nos jours. Leur réflexion, centrée dans un premier temps sur l’apport de la psychanalyse aux éducateurs, s’est modifiée au fil du temps. Désormais, dans une démarche résolument clinique, bon nombre d’analystes se penchent sur la relation entre ces « deux métiers impossibles ». Cette tendance apparaît nettement dans l’oeuvre de Jacques Lévine récemment disparu, ainsi qu’avec un projet éducatif intitulé « Vivre ensemble » et réalisé avec des adolescents.

Ont participé à ce numéro : Thomas AICHHORN - Michael BALINT - Nicole BEAUME - Hossain BENDAHMAN - Corinne DAUBIGNY - Judith DUPONT - Sandor FERENCZI - Mireille FOGNINI - Beatrice FORTIN - Jean-pierre GABRIELLI - Imre HERMANN - Jacques LEVINE - Claude NACHIN - Maria PIERRAKOS - Alex RAFFY -

vendredi 18 décembre 2009

La psychanalyse (sur)prise par l'art

Cliniques méditerranéennes n°80



Parution : janvier 2010
Editeur : Erès
Prix : 25 €

Les contributions de ce numéro se confrontent à la question posée par Lacan à l’occasion de son séminaire du 9 avril 1974 et que nous proposons de formuler ainsi : que peut la psychanalyse (ap)prendre de l’art ? La démarche des auteurs ici réunis ne relève pas de ce que l’on a pris l’habitude de nommer « psychanalyse appliquée », mais plutôt de modalités différentes d’expressions d’un questionnement sur l’activité psychi-que. Il s’agit de faire dialoguer art et psychanalyse, de parler depuis le lieu de l’art et non de causer à sa place ou sur son dos. Et cela, d’autant plus que l'« artiste » précède souvent le psychanalyste comme l'a justement remarqué S. Freud à l’occasion de son analyse du roman de Jensen, Gradiva. Ainsi, l'art ne se contente pas d'embellir le discours psychana-lytique, il peut à l'occasion l'organiser comme nous le montre la démarche de Freud avec Léonard de Vinci, Moïse ou celle de Lacan qui, lorsqu'il étudie le tableau les Ambassadeurs au cours du séminaire XI, enseigne ce qu'est le regard comme objet plutôt que de s'attacher à ce que pourrait être la lecture du fantasme d'Holbein. L’œuvre et l'artiste permettent dans ce cas de percevoir ce que la théorie n'avait pas encore cerné et, par là même, de questionner différemment le champ de la clinique.

Coordination : Jean-michel VIVES

Ont participé à ce numéro : Paul-laurent ASSOUN - Orsola BARBERIS - Michele BENHAIM - Alix BERNARD - Roseline BONNELLIER - Anne BRUN - Jessica CHOUKROUN - Bernard CHOUVIER - Laurent COMBRES - Cyrille DELORO - Jean FLORENCE - Marie FONGOND - Georges GAILLARD - Evelyne GRANGE-SEGERAL - Mohammed HAM - Roberto HARARI - Christian HOFFMANN - Virginie JACOB-SUBRENAT - Christiane JOUBERT - Anne JURANVILLE - Pascal-henri KELLER - Michel LAPEYRE - Laurie LAUFER - Serge LESOURD - Christophe LUXEMBOURGER - Celine MASSON - Gerard NEYRAND - Jean-michel RABATE - Jean-jacques RASSIAL - Magali RAVIT - Colette RIGAUD - Louis RUIZ - Rajaa STITOU - Alain TROGNON - Claudine VACHERET - Stephanie VERNHES - Frederic VINOT -

Introduction à la psychanalyse de Reich

Jacques Lesage de La Haye



Parution : 15 octobre 2009
Editeur : Chronique Sociale
Collection : Comprendre les personnes
Prix : 12,90 €

Wilhelm Reich (1897-1957), psychanalyste, a écrit des livres fondateurs, dont la Révolution sexuelle, L 'analyse caractérielle, La fonction de l'orgasme et Psychologie de masse du fascisme. Il aborde dans ses travaux l'être humain d'une manière globale, d'autant plus que, par le biais de l'énergie, il prend en compte également le social. L'Homme est défini ainsi comme un être bio-psycho-social, ce qui inclut l'économique, le culturel, l'éthique, le religieux et le politique. Dans le monde de la psychanalyse, il a bousculé beaucoup de tabous, comme celui du " toucher ". Il s'attache à faire découvrir au patient quel est son mode de résistance. Il sous-tend qu'une vie sexuelle satisfaisante est la condition sine qua non d'une santé mentale durable. Il souhaite contribuer à restaurer la capacité à aimer. Cet ouvrage présente Reich, ses différents concepts. Il les resitue dans les débats rencontrés entre les écoles psychanalytiques. A l'heure d'un renforcement du désir d'une harmonie entre l'Homme et son environnement, ses travaux précurseurs seront un précieux matériau.

mercredi 16 décembre 2009

La Revue Lacanienne n°5

La psychanalyse est-elle une addiction ?



Éd. par l'Association lacanienne internationale - 2009 - 17.00 €

La psychanalyse est bien sûr une addiction grave, surtout dans les bons cas. Car elle est, comme chez les scientifiques sérieux, la passion du réel, en tant que toujours, il résiste au symbolique. Certes, il y a des psy pour pallier l’impossible avec des trucs généreux et bienveillants, humanitaires (comme si l’homme se définissait par l’attente d’un message), voire religieux.
Et puis il y a Lacan, dont la passion était légèrement différente. Car pour lui il ne s’agissait pas de se résigner ni de militer dans la “bienfaisance” mais de vérifier si le défaut de rapport sexuel relève de l’impossible ou bien de l’impuissance et pourrait donc céder avec l’invention qui permettrait de l’écrire.
À chacun des psychanalystes donc son objet d’addiction. Et c’est le choix de la drogue qui les divise en communautés.

Le Carnet PSY n°140

Décembre 2009



Agenda
Parutions du mois
Bloc-notes
Notes de lectures
Les 100 mots de la psychanalyse de Jacques André
par Alexandrine Schniewind
Les usagers au secours de la psychiatrie de Guy Baillon
par Pierre Delion
Transgression ss la dir. de J. Boushira, S. Dreyfus-Asséo, M.-C. Durieux, C. Janin
par Anne Brun
Image du père dans la culture contemporaine ss la dir. de Dominique Cupa
par Guillemine Chaudoye
Une psychanalyste dans la cité de Françoise Dolto
par Marie-Françoise Laval-Hygonenq

HUMANITÉ ET ANIMALITÉ : LES FRONTIÈRES DU PASSAGE
2e PARTIE


OUBLIER LA FRONTIÈRE HOMME/ANIMAL
par Dominique Lestel
LES IDENTIFICATIONS ANIMALES DANS LA CLINIQUE
par Simone Korff-Sausse
LE LIEN AUX ANIMAUX FAMILIERS ET L’INCESTUALITÉ DU QUATRIÈME TYPE
par Alberto Eiguer
L’ENFANT SAUVAGE IDÉAL
par Sylvain Missonnier
TOMBEAU D’UN AMI MUET
par Christian David
CHEVAL, MON BEAU MIROIR
par Astrid Chefdhotel
ANIMALITÉ ET RÉSILIENCE
par Nina Talalaeff ......................................................
Le temps qui passe par Alain de Mijolla
Le site du mois par Yann Leroux

vendredi 11 décembre 2009

LETTERINA n° 51-52

La Dysharmonie des plaisirs : L'urgence de l'écriture : Colloque Guy de Maupassant Octobre 2009



Sommaire

La dysharmonie des plaisirs - L'urgence de l'écriture
Allocution d'ouverture de Serge Dziomba, délégué régional de l'ACF Normandie
Maupassant entre Freud et Lacan
Lacan avec Maupassant, Eric Guillot
Maupassant l'écorché, ou le réel sans voile, Patrick Petel
Les passions du vivant
Un peintre de l'amour ou le temps d'un regard, Lydie Lemercier
Le cœur, le corps, l'animal, Francis Marcoin
L'imaginaire et le réel
Le double, Marie- Thérèse Roi

Maupassant entre pudeur et ironie

l'exemple du Mont-Oriol, Sophie Marret
La femme et les causes
Une vie, le roman d'une féminité désenchantée, Clotilde Leguil
Le pessimisme de Maupassant et de Schopenhauer, Jean-Pierre Cléro
Débat: Guy de Maupassant aujourd'hui et la psychanalyse
Autour du colloque
Celui qui est hors de lui-même, Joseph Attié
De l'image au réel, Dominique Laurent
L 'hallucination du double, Eric Blumel
L'angoisse dans trois co'ntes de Maupassant, Valérie Péra-Guillot

jeudi 10 décembre 2009

L'arrêt de la cure

QUARTO n° 96 OCTOBRE 2009



Sommaire
Éditorial

La cure et son arrêt
Jacques-Alain Miller : Quand la cure s’arrête

Bernard Seynhaeve, Jacques-Alain Miller, Esthela Solano et Éric Laurent : Une passe

Éric Laurent : La passe : un pari contre le sujet supposé savoir
Sophie Marret : Quand la cure doit prendre fin
Durée courte
Gil Caroz : Un sujet supposé savoir la conclusion
Direction de la cure
Patricia Bosquin-Caroz : Antoine le « lettreur »
Damien Guyonnet : D’un usage de l’hallucination verbale
Témoignage de l’expérience du travail en carte
l Thierry Van de Wijngaert : De l’horreur dans le cartel
Pascale Simonet : Le cartel, une recherche à plusieurs qui force à penser
Annick Brauman : L’expérience du cartel
Virginia Rodriguez Rochette : Une fourmi sur sa bande de Mœbius

Un lièvre
Anaëlle Lebovitz : Trompe-la-mort en Patagonie

Théâtre
Dominique Lauwers-de Halleux : Castellucci ou la retour à la tragédie
Un numéro, un film
La rubrique de Daniel Pasqualin : Gran Torino (La colonne de transmission)

mercredi 9 décembre 2009

Pourquoi la violence ?

Revue enfances PSY n°45
Coordination : Martine DE MAXIMY - Jean-louis LE RUN



Editions : Erès
Prix : 16 €

Dans « Pourquoi la guerre ? », Freud s'interrogeait sur les raisons qui amenaient les hommes à s'entretuer. Aujourd'hui, les actes de violence, particulièrement des jeunes mais aussi des enfants, font l'objet d'un traitement médiatique et politique qui inquiète par sa superficialité et les risques de régression sur le plan des idées et des libertés qu'il comporte. Offrir une réflexion en profondeur qui s'attache à comprendre les multiples raisons, individuelles, familiales, sociales, culturelles, politiques, de surgissement de la violence, du bébé à l'adolescent, telle est l'ambition de ce numéro. Interroger psychiatres, psychanalystes, philosophes, éducateurs, magistrats, enseignants, pour ouvrir des pistes permettant de construire des réponses pertinentes et humanistes aux expressions d'un malaise qui ne saurait se réduire aux conséquences de ses effets.

vendredi 4 décembre 2009

Les traces de l'archaïque

Laure Ayoun, Patrick Ayoun, Francis Drossart (directeurs)



Paru le : 03/12/2009
Editeur : Erès
Collection : L'ailleurs du corps
Prix : 15 €

Les traces de l'archaïque seraient comme ces cicatrices que l'on croyait disparues et qui réapparaissent au froid telles des engelures. Ces traces que le psychisme peine à contenir ressurgissent à partir d'une effraction corporelle ancienne, de l'inconscient de celle qui devient mère à la faveur de la transparence psychique, lors du bouleversement pubertaire ou encore à l'imminence de la mort.

Les auteurs, psychanalystes et praticiens, nous livrent, sous l'égide de Monique Bydlowski, une réflexion riche et originale sur ces champs croisés de l'archaïque et de la trace que l'on retrouve dans la clinique du périnatal, du pubertaire ou dans celle des fins de vie.

Laure Ayoun, psychothérapeute, psychanalyste, exerce à Bordeaux en institution de soins palliatifs et en privé.
Patrick Ayoun, pédopsychiatre, psychanalyste, est responsable d'un service pour adolescents à l'hôpital Charles Perrens de Bordeaux.
Francis Drossart est psychanalyste et pédopsychiatre au CAMSP de Gonesse (95).

Se passer du père ?

Christian Demoulin



Paru le : 03/12/2009
Editeur : Erès
Collection : Humus
Prix : 23 €

« Se passer du père, ce titre rappelle une formule attribuée à Lacan et souvent citée : "Se passer du père à condition de s'en servir." En réalité, il s'agit d'une fausse citation. [...] Dans la phrase incriminée, il est question du Nom-du-Père et non... du père. [...]. Lacan a inventé ce concept de Nom-du-Père afin d'introduire une distinction qui lui semblait capitale pour s'y retrouver dans la clinique, en particulier pour différencier névrose et psychose. Mais ce n'est pas tout. Lacan voulait introduire le Nom-du-Père dans la considération scientifique. Quel est l'enjeu ? Pour en saisir l'importance, il faut voir que le discours scientifique permet de se passer du père. Je n'envisage pas ici le discours de la science dans toute sa complexité. Je considère le discours de la science au niveau de la biologie et de ses applications médicales. Il est clair que, pour le discours biologique, le père se réduit au géniteur et même au sperme jusqu'au jour où, peut-être, on pourra se passer du sperme avec le fameux clonage. Se passer du sperme à condition de cloner. C'est parce qu'il y a ce mouvement de la science et, précisément, des sciences de la nature, qu'il nous incombe d'introduire dans le discours scientifique la question du Nom-du-Père. » C.D.

Dans cet essai sur le malaise dans la civilisation capitaliste, l'auteur aborde un éventail de questions que rencontre la psychanalyse en ce XXIe siècle : la place du père, l'Œdipe, le diagnostic, la clinique du capitalisme, la violence, la perversion, l'homosexualité, le gadget, la honte, la religion et le bonheur.

jeudi 3 décembre 2009

Quelle liberté pour le sujet à l'époque de la folie quantitative ?

Hervé Castanet (dir.)



Paru le : 02/12/2009
Editeur : Pleins Feux
Collection : L'impensé contemporain
Prix : 25 €

Nous vivons sous le règne de la règle.
Celle-ci ne s'encombre ni de principes ni de généralités. Elle accumule les chiffres, fait série, prétend répondre à chaque cas. Sa logique est de tout intégrer partie après partie. Elle est métonymique et inductive. Prise concrètement, cette règle semble toujours ouverte, illimitée. Elle est souvent illogique (les chiffres ne sont que listes et ne renvoient à aucune réalité). Elle se proclame faussement règle qualitative tout en confondant la partie de la totalité avec la singularité qui y objecte.
Un terme classique la désigne : folie totalitaire - folie quantitative. Utopie insidieuse, elle est principe de mort et asservit les peuples. Comment la contrer ? Une direction est posée par Jacques-Alain Miller : " C'est une erreur, disait Lacan, que de faire de l'inconscient un dedans. Oui, parfaitement, l'inconscient est au-dehors, il est à penser en extériorité. C'est pourquoi, oui, "l'inconscient, c'est la politique".
Laissée à sa pente naturelle, la politique, nous le voyons tous les jours, est fantasmatique, mégalomaniaque, délirante. Bref : elle a besoin de psychanalystes, et de ceux, cliniciens et intellectuels, que la lecture de Lacan a formés " (Jacques-Alain Miller, Le Nouvel Ane, n° 8, février 2008, p. 3). Notre arme a un nom : c'est " le fer de lance, la pointe avancée de l'enseignement de Lacan appliqué à la guerre de civilisation en cours " (ibid.).
Pour cette guerre, il s'agit pour chacun de se réinventer. Car, bien sûr, " tout est pour le mieux dans le pire des mondes possibles " (Philippe Sollers) ! Hervé Castanet.

De l'exil à l'errance

Marie-Jeanne Segers



Paru le : 26/11/2009
Editeur : Erès
Collection : Psychanalyse et clinique
Prix : 28 €

Aujourd'hui, si l'exil n'est plus exclusivement politique ou économique, il est un départ qui signe un refus, une migration de rupture.
Refus de la pauvreté, refus de la violence, d'un régime politique, fuite d'une situation familiale. Le sujet du refus est dans un état intérieur de transition, d'opposition et de mobilisation qui nécessite un réaménagement personnel et contraint à une reconstruction de l'identité - souvent à travers une nouvelle langue - qui peut être vécue comme une trahison. Les aspects politiques, économiques, sociologiques, historiques, juridiques des migrations se conjuguent de manière subtile avec l'incidence de l'exil sur le sujet.
L'exil fait surgir des effets cliniques et symboliques irréductibles à la part objective de la réalité sociale des déplacements humains. Des effets extrêmes apparaissent parfois comme effacement subjectif. La psychanalyse éclaire cette perte de repères qui devient errance quand le temps, l'espace et l'histoire ne constituent plus un lieu pour la parole, un asile pour le sujet. C'est en effet dans la langue que la plus grave mutilation peut survenir.
A travers le paysage des migrations contemporaines qui font notre actualité, l'auteur dégage différents visages de l'exilé par analogie avec l'aphasie, les psychoses, le traumatisme et la mélancolie. En posant les jalons d'une meilleure compréhension, elle s'intéresse aussi à l'exil réussi de certains écrivains et philosophes.

mercredi 25 novembre 2009

Portraits de femmes en analyste - Lacan et le contre-transfert

Gloria Leff



Sortie le: 26/11/2009
Editeur : Epel
Collection : Essais
Prix : 24 €

Ferenczi le notait déjà en 1924 : « Dans toute analyse normale, l’analyste joue, en effet, tous les rôles possibles, sans exception, pour l’inconscient du patient ; il ne tient qu’à lui de reconnaître ce rôle chaque fois au moment opportun et de s’en servir consciemment selon les circonstances . » Mais quand l’analyste endosse un rôle particulier, qu’est-ce qui se met en marche ? Qu’est-ce qui entre en jeu ? Comment la réussite ou l’échec d’une analyse pourraient-ils dépendre de cette représentation ? Lacan, dans le séminaire L’angoisse, dégage pour ces questions un abord d’une autre veine en relevant qu’une des analyses rapportées par une « femme analyste » avait réussi parce qu’elle avait fait jouer son contre-transfert. Le contre-transfert a toujours été un des thèmes les plus discutés entre analystes et ce, indépendamment de leur appartenance doctrinaire ou du groupe analytique dont ils se réclament. La condamnation de Freud en 1910 n’a pas endigué l’intérêt des analystes pour ce problème ; pas plus que le rejet de Lacan, et des lacaniens – qui eux ont essayé de rabattre l’affaire sur la notion du « désir de l’analyste »-, n’a pu, lui non plus, mettre un terme à cette question. En 1962-1963, la position de Lacan est beaucoup plus nuancée : il s’appuie sur une anecdote sur le Talmud pour circonscrire la spécificité de l’érotique analytique et reconnaître que psychanalyste et psychanalysant ressortent marqués de s’être trouvés « ensemble dans la cheminée ». Il reprend alors la problématique contre-transférentielle et la met dans la bouche (et sous la plume) de quelques « femmes analystes » pour contester le point où Freud a arrêté l’analyse. Avec l’écrit de l’une d’elles il montre que non seulement l’analyse peut être menée « au-delà de l’angoisse de castration », mais aussi de quoi est fait cet « au-delà » et à quelles conditions un analyste a pu y avoir accès.

Traduit par Béatrice Cano

vendredi 20 novembre 2009

Psychanalystes en supervision

Antonino Ferro



Paru le : 19/11/2009
Editeur : Erès
Collection : Transition
Prix : 23 €

Dans cet ouvrage, Antonino Ferro reprend, commente et développe le travail psychique accompli par le psychanalyste venu lui parler d'un cas.
Il ne cherche pas à imposer sa manière d'entendre mais fait écho à celle de son interlocuteur : double écoute, écoute mutuelle qui permet d'exposer le travail psychique du " couple " thérapeutique, et d'illustrer le processus de supervision. Présenté de manière vivante, le matériel clinique est discuté en groupe sous l'autorité d'Antonino Ferro qui, dans la continuité de la pensée de Bion, transmet avec simplicité et rigueur une théorie complexe de la psyché.
Avec cet ensemble de dossiers cliniques issus d'un travail de supervision avec de jeunes collègues brésiliens, Antonino Ferro nous offre un nouveau développement de sa pensée clinique qui a déjà acquis dans notre communauté internationale une place de premier plan. Cette place, il la doit à la nécessité où se trouvent les psychanalystes de traiter des pathologies de plus en plus "limites", c'est-à-dire à distance du modèle classique de la névrose.
Dans cette ouverture à des modes de pensée étranges, pour ne pas dire étrangers (en apparence) à l'appareil psychique de l'adulte "non psychotique", Ferro a recours au travail de sonde dont parle Bion. Il fait "travailler" les modèles et les théories de Bion dans sa manière personnelle d'écouter le patient et de transmettre son écoute. Il en tire usage pour décrire et illustrer une démarche théorique et clinique qui porte sur les processus de transformation affectant les actes psychiques, actes de pensée ou représentations.

Devenir parent, naître humain - La diagonale du virtuel

Sylvain Missonnier



Paru le : 18/11/2009
Editeur : PUF
Collection : le fil rouge
Prix : 38 €

On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise.
Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne. - Goethe : Les Affinités électives. Depuis le baby-boom, la psychanalyse du premier âge explore la créativité et la vulnérabilité des liens postnatals entre parents et nourrisson.
Forte de cet héritage, il est temps maintenant qu'elle accueille " l'enfant virtuel " anténatal du troisième millénaire : sa majesté le bébé a vécu, vive le foetus-savant ! Ce foetus, " personne potentielle " mais " patient " à part entière du diagnostic anténatal, plonge parents et soignants dans une inquiétante étrangeté, tour à tour séductrice ou effrayante mais toujours fascinante et nostalgique.
Ce contexte de mutation anthropologique majeure est pour le psychanalyste une véritable corne d'abondance clinique et éthique ! Confronté aux avatars de l'épigenèse entre nidification parentale et nidation foetale, l'esquisse d'une véritable embryologie de l'intersubjectivité se dessine devant lui et lui donne l'occasion d'engager le débat des traces énigmatiques de la préhistoire liquidienne de la pulsion et de la relation d'objet.
La consultation thérapeutique anténatale lui offre la possibilité d'accueillir les versions aliénantes de ces empreintes primitives qui s'inscrivent en temps réel dans le corps de l'embryon puis du foetus et, après-coup, demeurent dans la partition biopsychique des humains. Mais finalement bien au-delà de la seule périnatalité, l'exploration de l'Atlantide intime donne au psychanalyste la précieuse opportunité d'envisager la virtualité du transfert et du cadre.

Résister à la servitude

Georges Zimra



Paru le : 18/11/2009
Editeur : Berg International
Collection : Dissonnances
Prix : 19 €

La question que posait Étienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire est plus que jamais d'actualité : " Pourquoi les hommes libres deviennent-ils esclaves ? Pourquoi le grand nombre est-il soumis au petit nombre ? Pourquoi le pouvoir de l'Un est-il plus grand que ceux des uns ? ".
De nos jours, le capitalisme a décloisonné les frontières et les cultures pour faire du monde un vaste marché, inaugurant une servitude inédite, car désirée, espérée, attendue. Un nouveau mal guette l'homme : celui de ne voir son avenir que dans ce qui est calculé, contrôlé, pesé, mesuré, évalué, calibré, répertorié, assigné à des pratiques homogénéisantes, livré à des machines neuronales, cognitives, économiques qui prétendent le définir et le déterminer pour le réduire en fin de compte à un homme quelconque, sans qualités.
Résister à la servitude, c'est reconnaître que l'homme est incommensurable, qu'il ne peut être ni évalué, ni chiffré, ni défini, ni adapté, pas plus qu'il ne peut être rendu à lui-même en le réduisant aux lois de la biologie, de l'économie de marché et de la démocratie d'opinion. La résistance est un esprit de dissidence, de dissonance au regard des discours dominants. Résister veut dire immédiatement, sans délai, rouvrir chaque lutte possible pour un monde à venir, parce que l'inaccomplissement de l'homme est essentiel au monde, c'est cela qui constitue son à-venir ; l'oublier c'est accepter d'être déterminé par toutes les lois qui restreignent sa liberté et son désir, qui pérennisent les servitudes.

mercredi 18 novembre 2009

La clinique lacanienne n°16

Des perversions. Versions du Père et clinique actuelle



Parution : décembre 2009
Edition : Erès
Prix : 25 €

Quel rôle peut encore jouer le signifiant « père » à l’époque où s’efface le patriarcat ? Vers cette question centrale convergent plusieurs articles du présent numéro de La Clinique Lacanienne. Ils cherchent à décliner quelques versions du père au temps postmoderne. Si la psychanalyse n’a rien à regretter de l’effondrement du patriarcat dans nos sociétés occidentales, il lui incombe par contre d’en mesurer les effets sur le sujet contemporain. Textes de S. Aparicio, S. Askofare, M.-C. Boons, C. Demoulin, C. Fierens, R. Gaboriau, C. Guendouz-Barbaras, J. Legaut, C. Melman, J. Pirard-Le Poupon, R. Pirard, C. Soler. Table ronde avec C. Demoulin, D.-R. Dufour, J.-P. Lebrun et R. Pirard.

Le désir d'enseigner. La conduite de la classe aux prises avec l'inconscient

Marie-Claude Baietto



Parution : novembre 2009
Editeur : l'Harmattan
Collection : Savoir et formation
Prix : 16,50 €

Quelle est la pratique d'un enseignant dans sa classe, son autorité, la conduite du groupe d'élèves ? Quelles conditions sont à mettre en oeuvre pour que des apprentissages puissent avoir lieu ? Quels savoirs, et quelles valeurs sont à transmettre dans le cadre de l'enseignement scolaire ? C'est à travers une pratique pédagogique particulière dans la mouvance dite non-directive que ces différentes questions sont abordées.

vendredi 13 novembre 2009

Un certain savoir sur la psychose. Virginia Woolf, Herman Melville, Vincent Van Gogh

Jacy Arditi-Alazraki



Parution : octobre 2009
Editeur : L'Harmattan
Collection : Psychanalyse et civilisations
Prix : 29 €

L'auteur s'est attachée à démontrer, par le biais de la littérature, comment les névrosés peuvent quelquefois témoigner d'une sorte de connivence avec la folie, ayant acquis à leur dépend un certain savoir sur la psychose. Une dizaine d'écrits dont le roman de Virginia Woolf Mrs Dalloway, la nouvelle de Melville Bartleby, les Lettres à Théo de Vincent Van Gogh illustrent divers aspects de la clinique, de l'éthique, et de l'esthétique de la psychanalyse.

mercredi 11 novembre 2009

La pensée interdite

Piera Aulagnier & Collectif



Parution : 12/11/2009
Editeur : PUF
Collection : Petite bibliothèque de psychanalyse
Prix : 12 €

- Qu'est-ce qui vous fait dire que votre femme est folle ? - Mais voyons, Madame, c'est évident, elle dit tout ce qui lui passe par la tête, toutes ses pensées.
C'est par ce dialogue que s'ouvre le texte de Piera Aulagnier Le droit au secret. C'est folie de dire tout ce qui passe par la tête, au mépris des convenances, de la logique, de la cohérence, de l'intérêt... Et pourtant, c'est ce à quoi invite la règle psychanalytique ! Si la rencontre entre la psychanalyse et la psychose est à la fois incertaine et dangereuse, c'est moins du fait de leur éloignement que de leur trop grande proximité.
La pensée du névrosé est interdite parce que le refoulement en bride l'expression et s'oppose à sa liberté. La pensée du psychotique est interdite, parce qu'elle est sidérée, annihilée, menacée d'être violée. " Celui qui ne saurait pas mentir à son analyste serait bien malade ", disait Bion. Mais pas plus que le mensonge, l'assurance du secret de la pensée, de la pensée inviolée ne sont donnés à tout le monde.
La psychanalyse, son appel à dire " tout ce qui passe par l'esprit ", peut-elle relever un tel défi ?

Autour de l'oeuvre de Raymond Cahn - Vers un nouvel espace psychanalytique

Marie-Claude Bal, Jacques Dufour, Madeleine Vermorel, Raymond Cahn



Parution : 12/11/2009
Editeur : In Press
Collection : 1 psychanalyste 1 oeuvre
Prix : 21 €

Figure marquante de la psychanalyse française, ancien président de la Société Psychanalytique de Paris, Raymond Cahn est l'auteur d'une oeuvre majeure.
Ses travaux sur la prise en charge des adolescents, des patients psychotiques, des états-limites ou des personnalités narcissiques ont largement influencé la psychanalyse au cours de ces dernières décennies. Ses recherches sur la subjectivation ont permis une avancée importante dans l'appréhension de la notion de sujet. Comment devient-on sujet ? La question du sujet est au centre des interrogations de l'adolescent.
La quête du sens et le projet que le sujet s'attribue à lui-même sont des éléments déterminants de sa stabilité psychique. Et la perte du sens est à l'origine de toutes les pathologies des adolescents, des états-limites et des psychotiques auxquels Raymond Cahn s'est intéressé. Novateur, R. Cahn l'est aussi dans ses réflexions sur le cadre psychanalytique, son extension et ses frontières ; thème auquel il a consacré son dernier livre : La fin du divan ? Réunis autour de Raymond Cahn, une quinzaine de psychanalystes présentent ses approches, discutent sa pensée et mettent en perspective son apport majeur à la psychanalyse contemporaine.

vendredi 6 novembre 2009

Vivre avec autrui... ou le tuer ! - La force de la haine dans les échanges humains

Charlotte Herfray



Paru le : 05/11/2009
Editeur : Erès
Collection : Hypothèses
Prix : 20 €

A la lumière de sa clinique, Freud reconnaît l'antériorité de la haine sur l'amour, mais aussi l'effort que nous avons à faire pour témoigner que l'altérité est notre destin ! Il s'agit bien de vivre avec autrui...
ou de le tuer ! Cet essai prend en compte la pertinence psychanalytique pour mettre en lumière l'inévitable force de la haine qui sous-tend les échanges humains. L'histoire de l'humanité semble bien être celle des vengeances, des jalousies et des crimes, comme Hérodote nous l'a raconté dans son Enquête. Ils sont souvent basées sur le " narcissisme des petites différences " comme Freud nous l'a enseigné.
Des idéologies comme celle du racisme (qui est un concept pertinent en zoologie) et celle de la hiérarchie entre les êtres et les cultures y trouvent leurs sources. Comment survivre dans un monde où le sujet méprisé est réduit à ses seules fonctions, où le capital écologique est dilapidé au détriment des générations futures ?

Le travail de l'Inconscient

Annie Anzieu



Paru le : 04/11/2009
Editeur : Dunod
Collection : psychismes
Prix : 59 €

Didier Anzieu a soutenu dans toute son oeuvre qu'" un travail de type psychanalytique a à se faire là où surgit l'inconscient : debout, assis ou allongé ; individuellement, en groupe ou dans une famille, partout où un sujet peut laisser parler ses angoisses et ses fantasmes à quelqu'un supposé les entendre et apte à lui en rendre compte ".
Partout où l'inconscient se manifeste dans son travail et dans ses oeuvres. Cet ouvrage rassemble des articles déjà publiés dans des revues, certains sont aujourd'hui introuvables, des chapitres d'ouvrages collectifs épuisés, des études inédites. La plupart de ces textes ont accompagné, pour les annoncer, les développer ou les commenter dans une reprise en après-coup, les livres personnels ou collectifs que Didier Anzieu a publiés de son vivant.
J'ai voulu faire de cette édition un outil de travail en regroupant ces textes en cinq grands Livres, et à l'intérieur de ceux-ci en parties qui abritent les études présentées par ordre chronologique. Chaque livre et chaque chapitre font l'objet d?une présentation et d'annotations destinées à mettre à la disposition du lecteur des documents sur le contexte des travaux de Didier Anzieu et sur les cheminements de sa recherche, l'architecture de l'ensemble indiquant autant de champs d'investigation ouverts aux nouvelles générations.

L'humour et la honte

Jean-Luc Donnet



Paru le : 21/10/2009
Editeur : PUF
Collection : le fil rouge
Prix : 35 €

L'humour est-il un antidote à la honte ? Sans doute, mais la question est trop simple et fait bon marché du rôle complexe du Surmoi.
Héritier du passé indélébile de l'enfance et de l'espèce, le Surmoi écrase de son ombre aliénante, menaçante ou protectrice, le Moi qui poursuit indéfiniment son travail d'appropriation de ce qui lui est légué. Pour Freud, " il représente le meilleur de ce que nous sommes devenus, mais il est aussi la source d'une grande part des maux dont nous souffrons. C'est du conflit entre le Surmoi et le Moi que naissent la honte et la culpabilité, l'humour et le sens de l'Idéal Après Le divan bien tempéré et La situation analysante, J.-L.
Donnet donne ici une série d'études cliniques et théoriques qui parcourent les chemins de la honte et de l'humour, tous hantés par le spectre du Surmoi, cette instance que Freud laisse en chantier mais qui constitue la clef de voûte de sa métapsychologie.

vendredi 30 octobre 2009

Figures de la psychanalyse n°18

L'Objet en psychanalyse



Parution : novembre 2009
Editeur : Erès

Le concept d'objet est difficile à saisir en psychanalyse, en raison de sa polysémie et de son caractère mobile. En effet, il est constitué par les variations incessantes des mouvements d'investissement libidinal. Il n'est pas seulement une personne, un objet partiel ou total, une chose concrète, un fantasme ou une zone déterminée du corps, bien qu'il soit tout cela aussi. Il est le fondement même de la continuité des investissements en même temps qu'il fait partie des facultés intellectuelles innées qui permettent à l'être humain d'interpréter non seulement les stimuli externes mais aussi ses sensations corporelles. Nous explorerons, dans ce numéro, tous ces aspects et la fluidité de leur aménagement.

Ont participé à ce numéro : Jacques ARNAUDIES - Frederick AUBOURG - Serge BEDERE - Marie-claire BOONS-GRAFE - Arlette COSTECALDE - DOLLE-MONGLOND - Olivier DOUVILLE - Marthe DUBREUIL - Christian HOFFMANN - Brigitte LALVEE - Andree LEHMANN - Silvia LIPPI - Maria-clara LUCCHESI-PALLI - Marie-andree MORACHE - Sabine PARMENTIER - Simone PERELSON - Mariane PERRUCHE - Gerard POMMIER - Luiz eduardo PRADO DE OLIVEIRA - Jacques SEDAT - Johanna STUTE-CADIOT - Alain VANIER - Ventzeslav VATOV -

jeudi 29 octobre 2009

De René Magritte à Francis Bacon : psychanalyse du regard

Maurice Corcos



Paru le : 28/10/2009
Editeur : PUF
Prix : 35 €

Francis Bacon, ou l'histoire d'un amour fou entre un fils et son père meurtrier, nous rappelle deux choses : le corps est la source des émotions et de l'inconscient, et les affects et les représentations qui leur sont liés sont le chaînon manquant entre corps et psyché.
Bacon est le peintre de la démoniaque dysharmonie entre la nuit et le jour. René Magritte, ou une autre histoire d'amour fou entre un fils et sa mère suicidée, nous apprend ceci : une vie qui n'a pas été rythmée dans l'enfance ne rime à rien, c'est une chanson froide et lisse qui ne chante pas. Magritte est le peintre de l'affable agonie. Il s'agit ici pour une grande part de déterminer la nature de l'encre utilisée par Bacon et Magritte pour engendrer leurs oeuvres, deux artistes que tout oppose dans leur vie et dans leur création, mais qui auraient eu peut-être tant à se dire si le hasard avait pu leur organiser une rencontre.
En aucun cas une pathobiographie, cet essai se veut le témoignage de la force de l'art quand il permet d'éclairer, sous la lumière sensible de l'affect, l'expérience des souffrances identitaires, et d'ajouter quelques réflexions sur l'exploration de la conscience et de l'inconscient en faisant émerger les liens entre le rêve, le souvenir, le délire et la création.

De la psychanalyse à l'haptonomie

Jean-Claude Meyer et Marie-Hélène Gambis-Lautier



Paru le : 27/10/2009
Editeur : L'Harmattan
Collection : Santé, société, culture
Prix : 16 €

La psychanalyse a posé un interdit du toucher dans sa pratique. L'haptonomie (cette méthode de communication par le toucher à travers la paroi du ventre de la mère) réouvre cette question grâce au travail précis et rigoureux de Frans Veldam senior. Les deux auteurs s'attachent à mettre en évidence l'articulation de la recherche psychanalytique à la pratique haptonomique pour un accès plus direct au précoce. L'haptonomie offre une compréhension de ce qui affecte et meut les humains et permet un accompagnement clair et sécure dans la relation de soin.

mercredi 21 octobre 2009

Psychiatire contre psychanalyse ? - Débats et scandales autour de la psychothérapie

Isabelle Blondiaux



Parution le : 22/10/2009
Editeur : Editions du Félin
Collection : Les marches du temps
Prix : 19 €

À qui s’adresser si l’on se sent l’âme ou l’esprit chavirés ? Comment s’orienter et se repérer dans le dédale des pratiques et des méthodes ? Mon trouble relève-t-il de la médecine ? De la psychologie ? De la philosophie ? De pratiques spirituelles empruntées aux méthodes de développement personnel? Ou, pourquoi pas, de la religion ? Mais aussi, qu’est-ce qu’un thérapeute ? Est-ce un médecin ? Un directeur de conscience ? Un gourou ? Un éducateur ? Un charlatan ?

Psychiatre des Hôpitaux et psychanalyste, Isabelle Blondiaux est également docteur en philosophie et en littérature.
Elle a déjà publié Louis-Ferdinand Céline, portrait de l’artiste en psychiatre, Société d’Études Célinienne, Paris, 2005 et Une écriture psychotique, Louis-Ferdinand Céline, Éditions Nizet, Paris, 1985.

Psychanalyse et moralité

John Cowper Powys



Paru le : 21/10/2009
Editeur : PUF
Collection : perspectives critiques
Prix : 15 €

La psychanalyse nous a-t-elle libérés du carcan des tabous sexuels ? Doit-on se féliciter de ses bienfaits thérapeutiques ou faut-il au contraire déplorer l’un de ses effets pervers dans le relâchement des mœurs et la surenchère des transgressions que notre époque met en scène avec complaisance ? En remettant en cause la notion ancestrale de « péché », a-t-elle indirectement contribué à la « crise des valeurs » qui agite notre siècle ? Au-delà de la psychanalyse, c’est de la révolution des mentalités qui s’amorçait au début du siècle dernier dont il est question dans cet essai paru en 1923 et pour la première fois traduit en français. Avec un talent prophétique, une profondeur de vue et un sens de la mesure qui confirment son génie, John Cowper Powys tente d’évaluer les bénéfices probables et les dévoiements possibles de ce bouleversement et donne au lecteur d’aujourd’hui des pistes de réflexion sur des questions plus brûlantes que jamais.

Rêver avec Freud - L'histoire collective de l'interprétation du rêve

Lydia Marinelli



Paru le : 21/10/2009
Editeur : Aubier
Collection : Psychanalyse
Prix : 22 €

S'il est un livre fondateur de la psychanalyse, c'est [.'Interprétation du rêve de Sigmund Freud, paru pour la première fois en 1899. Le lecteur y découvrait la voie royale d'accès à l'inconscient. Pourtant, l'histoire de cette œuvre demeure méconnue. Comment a-t-elle été élaborée? Quelles transformations a-t-elle subies au cours du XXe siècle? Quelle a été sa réception au sein de la communauté scientifique et parmi les non-spécialistes?

Lydia Marinelli et Andréas Mayer se livrent à une enquête passionnante qui redonne vie aux huit éditions successives établies par Freud entre 1899 et 1930. Ils relatent les débats entre Freud et ses premiers lecteurs - patients, critiques et disciples dont Adier, Ferenczi, Jones ou Jung -, et montrent que L'Interprétation du rêve fut le fruit d'un travail collectif intimement lié à l'histoire agitée du mouvement psychanalytique, alors en plein essor à Zurich et à Vienne. Conçu à l'origine comme un outil de « conver- sion» à l'analyse du rêve, il devint un instrument de combat théorique, avant de s'imposer comme un monument intangible.

Enrichi de textes et d'échanges épistolaires inédits en France - les contributions d'Otto Rank qui cosigna quatre éditions successives, une parodie de L'Inter- prétation du rêve par le frère de Freud, Alexander, ou encore les lettres du psychiatre Eugen Bleuler et du psychanalyste Alphonse Maeder-, ce livre jette une lumière nouvelle sur l'inventeur de la psychanalyse et sur le mythe de son splendide isolement.

vendredi 16 octobre 2009

Les amoureuses, voyage au bout de la féminité

Clotilde Leguil



Le seuil
Octobre 2009
17 €

Le XXIe siècle offre-t-il aux femmes, avec l'affirmation de leurs libertés, un eros léger assurant un plaisir sans risque ? Suivant le parcours de trois amoureuses de films contemporains en un making of de leur passion, cet essai réaffirme l'épaisseur existentielle de l'amour pour l'identité féminine. Quel est le portrait de l'amoureuse d'aujourd'hui ? Parce que le cinéma se fait l'écho des contradictions propres à notre époque ; parce qu'il véhicule une image de la féminité à la fois mythique et révélatrice de notre temps, Clotilde Leguil dessine ce portrait en suivant le parcours de trois héroïnes de films contemporains. Lux, jeune adolescente de Virgin Suicides (S. Coppola), que sa première expérience amoureuse dans une société où l'on prétend que chacun est libre de faire ce qu'il veut de son corps, confronte dramatiquement à l'abandon ; Christa, l'héroïne de La Vie des autres (F. Henckel), dont l'amour pour son compagnon révèle à son humanité un agent de la Stasi ; Diane, dans Mullohand Drive (D. Lynch), dont la passion amoureuse pour son double reflète le fantasme d'une féminité qui échapperait à tout manque. À travers l'analyse de l'initiation à l'amour et à la sexualité, de la présence de l'amoureuse au sein d'un univers totalitaire ou de la fascination narcissique qui peut hanter toute passion, ce livre montre que l'amour embarque les femmes d'aujourd'hui pour un voyage au bout de leur identité et de leur féminité, mettant ainsi à bas la croyance qu'il n'est qu'une aventure pour un sujet achevé qui garderait la maîtrise de lui-même et de l'être aimé.

mercredi 14 octobre 2009

Problèmes posés à la psychanalyse

Charles Melman



Sortie le : 15/10/2009
Editeur : Erès
Prix : 12 €

Que signifie « prendre au sérieux la psychanalyse » ? Certainement pas en attendre des injonctions ou des commandements, comme le laisse penser la plupart des médias.

Dans ce séminaire, Charles Melman s'attache à répondre à cette question. Pour ce faire, il porte l'accent sur la question de l'altérité et rapproche au fil des leçons - ce qui pourrait sembler loufoque - féminité, corps, langue des maîtres et organisation sociale.

À tout le moins, l'altérité articule les différents aspects de l'enseignement de Charles Melman : l'attention à l'actualité, la question de savoir comment hériter de Lacan, la nécessité de l'invention clinique, la lecture des problèmes politiques.

vendredi 9 octobre 2009

Un muet dans la langue

Edmundo Gomez Mango



Paru le : 08/10/2009
Editeur : Gallimard
Collection : connaissance de l'inconscient
Prix : 22 €

Le muet, c'est d'abord le poète.
Ce livre est né de l'étonnement provoqué par une pensée poétique d'André Du Mouchet : [...] invariablement je suis dans la langue le muet". Le poète est le muet qui habite la langue et qui la fait parler. Il combat avec les mots, il veut qu'ils saisissent l'inatteignable, ce monde enseveli dans sa mémoire qui n'appartient pas au langage et dont seule la " langue étrangère " qui écrit les beaux livres (Marcel Proust) est capable, dans les moments rares de l'émotion poétique, d'appréhender quelques signes pour les faire entendre et voir.
Le muet, c'est l'infans, immergé depuis sa naissance dans un bain de paroles qu'il ne peut pas comprendre. Il est l'enfant primitif, l'enfant disparu et présent qui notas habite, l'enfant muet qui sans cesse fait parler de lui. Il surgit des traces d'expériences vécues, des vivances, de l'éprouvé sensible le plus précoce qui nous a pour toujours marqués et qui n'a jamais été dit. Cette langue muette est celle que l'analysant cherche à traduire en paroles, et que l'analyste tente d'entendre au cours des séances ou lorsqu'il écrit pour essayer de transmettre l'expérience analytique.
Elle est la métaphore de ce que le langage ne peut pas rejoindre et qu'il s'efforce obstinément de dire. L'auteur explore les frontières où la parole émerge du silence, où une langue est traduite dans une autre. En suivant le paradigme de la pensée freudienne, qui n'a pas cessé de confronter la psychanalyse avec les oeuvres des grands écrivains, il essaye d'entendre dans la parole poétique, et dans la parole dite en séance, au-delà de leurs radicales différences, ce que l'une et l'autre révèlent de la relation fondamentale que l'homme entretient avec le langage.
L'infans est un polyglotte qui peut apprendre n'importe quelle langue. On fait souvent l'éloge du plurilinguisme. E. auteur rappelle que le polyglotte est souvent un exilé dans toutes les langues. Lui-même bilingue, il nous invite à entendre l'enfant étranger qui habite dans une langue natale, celle de la poésie, celle de l'enfance, celle qu'on cherche à retrouver dans l'expérience de la psychanalyse.

mercredi 7 octobre 2009

Psychanalyse ou morale sexuelle : un dilemme centenaire

Sigmund Freud, Nestor-A Braunstein, Jacques Nassif



Sortie : 08/10/2009
Editeur : Erès
Prix : 10 €

Il s'agit de commémorer par ce livre la parution, il y a déjà cent ans, d'un texte de Freud vraiment révolutionnaire, sur la morale sexuelle, qui, bien que les temps aient notablement changé sur cette question précise, n'a pas pris une ride ; bonne raison pour le republier d'abord, puis pour le commenter, sous forme de variations autour du thème qu'il développe, par un auteur déjà deux fois publié chez érès, traduites et à leur tour commentées par son traducteur, lui aussi psychanalyste. Nestor Braunstein et Jacques Nassif s'attachent ici à se reposer les questions abordées par Freud, en fonction des changements apportés par la civilisation d'aujourd'hui.

Psychanalyste d’origine argentine, Nestor A. Braunstein réside à Mexico où il a introduit l’enseignement de Lacan. Il est l’auteur, entre autres ouvrages, de La Jouissance, un concept lacanien (érès, collection « Point hors ligne », 2e édition 2005), Depuis Freud, après Lacan (érès, 2008).
Jacques Nassif est psychanalyste (Paris et Barcelone), il fait partie des Cartels constituants de l’analyse freudienne et de Convergencia.

vendredi 2 octobre 2009

Essaim n°23

Retourner le regard



Parution : novembre 2009
Editeur : Erès
Prix ; 26 €

Dans sa persécution, D.P. Schreber note qu’on veut le présenter (darstellen) comme… ce qu’il n’est pas. Pour faire écran à cette présentation falsifiée, il invente un autre mode de présenter, « le dessiner », qui consiste à susciter des images qui viendront en quelque sorte retourner le regard. C’est un donner à voir aux rayons qui apaise la persécution. Ce procédé se retrouve, semble-t-il, dans certaines productions plastiques dites de l’art brut, telles celles d’Alexsander P. Lobanov ou Laure Pigeon. Dans quelle mesure le statut des images écran est-il remis en question aujourd’hui par les images techniques issues d’appareils, en particulier des ordinateurs ?

Ont participé à ce numéro : Sophie AOUILLE - Herve BENTATA - Emmanuel BRASSAT - Franck CHAUMON - Patrick DE NEUTER - Guy felix DUPORTAIL - Christian FIERENS - Patricia JANODY - Andre LACAUX - Thierry LONGE - Edit MAC CLAY - Severine MATHELIN - Lise MAURER - Francoise MEYER - Paola MIELI - Michel PLON - Renate SACHSE - Dominique SIMMONEY -

mercredi 30 septembre 2009

Les scènes indésirables

Michel Gribinski



Sortie le : 01/10/2009
Editeur : L'Olivier
Collection : Penser/Rêver
Prix : 12 €

Quelque chose arrive dont on ne voulait pas, et s’impose. On s’était construit pour que cela n’ait pas lieu, mais l’indésirable a été le plus fort, fabriqué par le désir même, comme un destin. Le désir n’est pas raisonnable, c’est ainsi et, en quelque sorte, c’est tant mieux.

Mais s’il y avait une catégorie rationnelle où la scène indésirable était absolument étrangère à tout désir ? C’est bien – semble-t-il – sur une telle catégorie que s’est constituée la fondation Lebensborn.

Généralement méconnue, cette entreprise eugénique nazie s’est livrée à l’élevage de dizaines de milliers de nourrissons séparés de leur mère et a donné lieu sans haine particulière à l’enlèvement et à la désindividuation de centaines de milliers d’enfants (chrétiens) des pays occupés ainsi qu’à leur meurtre de masse quand ils étaient déclarés non « germanisables ».

Quelle vie psychique a accueilli l’« amour rationnel », sans désir, l’amour de cauchemar qui a prévalu ? Quelle vie psychique trouve-t-on au-delà du principe de la haine ?

Trois capacités négatives

Adam Phillips



Sortie le : 01/10/2009
Editeur : Olivier (Editions de l')
Collection : Penser/Rêver
Prix : 15 €

Capacité négative : l'expression vient de Keats.
C'est la "qualité qui contribue à former un homme accompli lorsqu'il est capable d'être dans l'incertitude, les mystères, les doutes sans courir avec irritation après le fait et la raison ". Etre un embarras, être perdu, être impuissant - trois capacités négatives, éprouvées dans l'enfance, récusées plus tard de telle sorte que, contrairement à l'enfant, on ne vivra pas pour de bon, on fera semblant.
Le plus singulier des essayistes britanniques actuels les fait revivre et montre à quel point elles fondent notre singularité.

L'impossible naissance ou l'enfant enclavé - Phobies et névroses d'angoisse

Tamara Landau



Paru le : 30/09/2009
Editeur : Imago
Prix : 22 €

Ne pouvoir vivre dans l'ombre ou le désir de l'autre, éprouver le besoin de rester caché, d'être invisible ? en ne supportant pas même d'exposer son corps aux regards ?, avoir le sentiment de n'être pas présent au monde, ou la conviction de n'être rien, constituent pour maints individus une véritable souffrance.
Cet ensemble de troubles relatifs à l'identité, à l'image de soi, dérive, selon Tamara Landau, d'une expérience originaire oubliée, celle d'une difficile, voire d'une impossible naissance. Ayant observé la pathologie de l'« enfant enclavé » chez de nombreux patients, l'auteur introduit une passerelle entre la psychanalyse et les neurosciences, et retrace, tant sur le plan biologique que fantasmatique, les différents stades de l'évolution dans le lien mère-enfant, depuis la vie intra-utérine jusqu'à la petite enfance.
Les fantasmes « une vie pour deux », un « corps pour deux », décelables dans de multiples comportements, révèlent la persistance inconsciente et très préjudiciable de cette relation fusionnelle. S'attachant tout particulièrement aux phobies et aux névroses d'angoisse, Tamara Landau, dans ce passionnant ouvrage, met au jour par l'analyse de cas la racine archaïque de nombre de symptômes et renouvelle ainsi en profondeur notre vision de la maternité et des premiers moments de la vie.

vendredi 25 septembre 2009

Les amoureuses - Voyage au bout de la féminité

Clotilde Leguil



Paru le : 09/04/2009
Editeur : Seuil
Prix : 17 €

Pour être de son temps, l'amoureuse du XXIe siècle doit-elle s'en tenir à la recherche d'un éros léger, sans entraves et sans conséquences ? Lorsqu'elle n'y parvient pas, doit-elle consentir à laisser sa passion aux mains de ceux qui n'y voient qu'un dysfonctionnement neuro-cognitif ? A l'envers de ces visions réductrices de l'expérience amoureuse, le cinéma nous en révèle la valeur initiatique.
Avec Virgin Suicides (S. Coppola), La vie des autres (E Henekel von Donnersmarck) et Mulholland Drive (David Lunch), Clotilde Leguil nous dévoile le making of des amoureuses. Au cours de leur voyage, Lux, Christa et Diane, les héroïnes de ces filins, se perdent dans un inonde étrange où rien n'était écrit comme elles s'y attendaient. Si l'une nous apprend que l'expérience de la " première fois " ratée peut confronter une jeune fille à une angoisse indicible, l'autre nous révèle en quel sens l'amour peut devenir un lieu de résistance à la déshumanisation totalitaire, et la troisième nous confronte à la signification dernière de la recherche du secret de la féminité.
L'expérience amoureuse, à travers la destinée de ces trois héroïnes de notre temps, se dorure alors comme un passage secret vers la connaissance de soi.

Identités : qui suis-je ?

Joyce AIN (ed)



Parution : septembre 2009
Editeur : Erès
Collection : Psychanalyse (Hors collection)
Prix : 23 €

Construite sur la base des structures mentales et des processus psychiques individuels, l’identité est un processus dynamique, tout au long de l’existence de chacun, conjuguant singularité, appartenance collective et groupale. Tendant vers une stabilisation de la conscience de soi, le sentiment d’identité n’est pas figé. Il évolue suivant les âges, en fonction des évènements de la vie et des traumatismes (séparation, deuil, rencontre, maladie, conjoncture professionnelle…), ainsi que des mouvements sociétaux. Cet ouvrage explore en quoi les mutations actuelles – technologiques, familiales, culturelles, etc. – affectent le processus de construction identitaire et créent des turbulences à l’éternelle question du « Qui suis-je ? ».

Joyce Aïn est psychanalyste à Toulouse, membre adhérente de la Société psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours et médiations.

Co-Auteurs : Bernard GOLSE - Jean-claude KAUFMANN - Yann LEROUX - Varenka MARC - Olivier MARC - Michela MARZANO - Sylvain MISSONNIER - Alain MONNIER - Marie rose MORO - Virginie PAPE - Alain ROUCOULES - Marie-jose SIBILLE - Irene THERY - Serge TISSERON - Guy TONELLA - Serge VALLON - Daniel WELZER-LANG -

vendredi 18 septembre 2009

Journal Français de Psychiatrie, N° 32

Anorexie-boulimie. Approche clinique et théorique



Parution : septembre 2009
Editeur : Erès
prix : 18 €


Éditorial 2
Jean-Luc Cacciali, Thierry Jean

De l'anorexie hystérique 3
Charles Lasègue

Présentation clinique 4
Marcel Czermak

Un nouvel ordre sexuel 9
Jean-Luc Cacciali

Dérégulations des origynes 12
Pascale Belot-Fourcade

L'anorexique, une hystérique contemporaine 16
Vannina Micheli-Rechtman

Anorexie mentale : changement de logique 19
Nicolas Dissez

Simone Weil : savoir qu'on a faim 22
Marie-Charlotte Cadeau

L'homme qui marche 25
Jean-Jacques Tyszler

Anorexie et question du désir chez René Girard 27
Jean-Louis Chassaing

L'A/Muse gueule 30
Jean-Paul Hiltenbrand

Quelques remarques à propos de la boulimie ordinaire 33
Roland Chemama

L'anorexie mentale est un symptôme-out 36
Jean-Marie Forget

Remarques sur l'anorexie 40
Christiane Lacôte-Destribats

Anorexie-boulimie : clinique, logique, traitement
Un mode de reproduction hors sexe 44
Charles Melman

Coordination : Jean-luc CACCIALI - Thierry JEAN

Ont participé à ce numéro : Pascale BELOT-FOURCADE - Marie-charlotte CADEAU - Jean-louis CHASSAING - Roland CHEMAMA - Marcel CZERMAK - Nicolas DISSEZ - Jean marie FORGET - Jean-paul HILTENBRAND - Christiane LACOTE-DESTRIBATS - Charles LASEGUE - Charles MELMAN - Vannina MICHELI-RECHTMAN - Jean-jacques TYSZLER -

Vers une neuropsychanalyse ?

Bernard Golse, Lisa Ouss, Nicolas Georgieff, Daniel Widlöcher



Editeur : Odile Jacob
Parution : 3 septembre 2009
Collection : Psychologie
Prix : 26 €

Essayer de rapprocher psychanalyse et neurosciences, tel est l'objectif que propose cet ouvrage, qui réunit des psychanalystes de premier plan et des chercheurs de renom. Quels sont les enjeux d'un tel rapprochement, que ce soit sur un plan épistémologique ou pragmatique ? Que peuvent s'apporter ces deux disciplines longtemps tenues éloignées l'une de l'autre ? Cette tentative d'articulation théorico-clinique doit-elle nécessairement déboucher sur l'émergence d'une discipline nouvelle ?

Le bal masqué de Giacomo Casanova

François Roustang



Editeur : Payot
Parution : 9 septembre 2009
Collection : Petite Bibliothèque Payot
Prix : 8 €

" Mon cher Giacomo, sans vous je n'en serais jamais venu à des réflexions que je ne soupçonnais même pas, et à la découverte de points de vue nouveaux sur quelques questions qui hantent ma vie : l'incertaine différence entre les individus, les obscurités de la séduction, la trop manifeste homosexualité, le besoin de subvertir toutes les valeurs. Surtout je voudrais vous remercier de m'avoir fait rire. C'est un peu de mon impayable sérieux que j'ai dû abandonner à votre contact. " François Roustang.

mercredi 16 septembre 2009

Dictionnaire thématique, historique et critique des oeuvres psychanalytiques - Précédé de Traité de l'oeuvre psychanalytique

Paul-Laurent Assoun



Paru le : 16/09/2009
Editeur : PUF
Prix : 39 €

Le présent Dictionnaire se propose d'offrir à la lecture des textes psychanalytiques un instrument méthodologique et pratique sans précédent : c'est, pour la première fois, l'ensemble du corpus fondateur de l'oeuvre psychanalytique qui est soumis à une analyse textuelle, tant l'essentiel des écrits de Sigmund Freud - quelque 140 ouvrages et articles - que les " textes-souche " postfreudiens - près de 200 textes - et leur héritage actuel à l'usage de quiconque aborde un livre de psychanalyse.
Ce Dictionnaire des oeuvres est critique - instruisant un " jugement " sur la chose analytique en tant que mise en débat -, thématique - extrayant les thèmes fondamentaux à la source - et historique, situant le texte en son inscription contextuelle. Son originalité réside en ce qu'il " cueille " le concept, émergeant et surgissant du mouvement même du texte, comme " événement discursif ". Il s'engage donc, bien au-delà de quelque " mise en fiche ", à restituer le vif du mouvement de découverte psychanalytique, à travers ses contradictions et son effet de vérité - pour le présent et l'avenir de la transmission de la psychanalyse.
Le Dictionnaire proprement dit - recensant les entrées des oeuvres par ordre alphabétique - est précédé d'un " Traité de l'oeuvre psychanalytique " qui, examinant l'écrit psychanalytique en toutes ses dimensions et fonctions, en dégage les paramètres de déchiffrement. Pour chaque entrée, sont ainsi systématiquement examinés : le TITRE, " désignateur " du contenu de l'écrit pris en sa lettre ; la GENESE, ta durée et les péripéties de la gestation et de la rédaction du texte, via la correspondance, jusqu'à sa publication ; te CONTEXTE - l'ensemble des " circonstances " de l'écrit ; ta STRUCTURE ou " architecture " matérielle ; la THESE/PROBLEMATIQUE - mise à jour de la " position " inédite que recèle l'écrit analytique, comme questionnement théorico-clinique ; l'ARGUMENTATION, coeur vivant de l'écrit analytique, restituant le travail même du concept et sa " logique " singulière ; les AVANCEES CONCEPTUELLES et les APPORTS CLINIQUES, un texte psychanalytique constituant à la fois une série de déplacements et d'émergences et une moisson de réel issu de " cas " ; tes CARACTERISTIQUES FORMELLES - procédés d'écriture et style de l'auteur ; les RECEPTION ET POSTERITE - dessinant le destin de l'oeuvre, ses effets et son influence, parallèlement aux emprunts et références à Freud de ses successeurs ; les AUTEURS CITES, visualisant les " croisements " textuels avec les psychanalystes, les philosophes, artistes, écrivains, savants ; les CORRELATS, donnant accès au tissu textuel dans lequel il s'insère.
Outre les Index des notions, des noms propres et de présentation des auteurs, l'ouvrage comporte un Index conceptuel de correspondance thématique avec les oeuvres. Ce voyage dans l'univers analytique a pour enjeu l'événement décisif de la rencontre, singulière, du lecteur unique avec ce texte-ci, ici et maintenant.