lundi 26 décembre 2016

Collectif : Lacan 66. Réception des Ecrits

EPEL - Décembre 2016



Paru en 1966, Ecrits de Jacques Lacan a immédiatement connu un succès éditorial aussi inattendu que guère espéré par leur auteur. De nombreux journaux et revues en rendirent compte de façon parfois élogieuse, d'autres fois vertement critiques. Cinquante années ont passé, Lacan 66 republie aujourd'hui l'ensemble de ces critiques venues d'horizons fort divers. Elles sont dues à 

Didier ANZIEU, Jean-Marie AUZIAS, Catherine BACKES, Louis BEIRNAERT, Yves BERTHERAT, Jacques BROSSE, François CHATELET, Maurice CORVEZ, Jean DESCHAMPS, Dominique DUBARLE, René FALLET, Yvon GAUTHIER, Jean-Pierre GORIN, André JACOB, Jean LACROIX, Pascal LAINE, Georges LANTERI-LAURA, Gilles LAPOUGE, Annette LAVERS, Philippe MALRIEU, Jean-Claude MARGOLIN, Charles MELMAN, Bernard MULDWORF, Jean-François REVEL, Marthe ROBERT, André ROBINET, Lucien SEVE, Marc SLONIM, François VAN LAERE. 

« Chacun de ces écrits semble comme les petits rochers que l'on voit dans les jardins zen » (Jacques Lacan, 21 avril 1971)

TEXTES CHOISIS ET PRESENTES PAR DANIELLE ARNOUX, EMILIE BERREBI, MONIQUE BOUDET, JANINE GERMOND.

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Patrick Chambon : Lacan Ô Banquet de Platon

Erès - Décembre 2016 - Fonds psychanalyse


Peintre, dessinateur et plasticien, Patrick Chambon s’invite au célèbre séminaire de Jacques Lacan sur le transfert (1960-1961), et rend compte, à sa manière, de l’interprétation du Banquet de Platon à laquelle se livre le psychanalyste, et notamment de son élaboration sur l’AMOUR.
Dans ce livre d’artiste, il se met en scène feuilles et crayons à la main dans un amphithéâtre imaginaire où se côtoient philosophes grecs du temps de Socrate et auteurs d’hier et d’aujourd’hui, convoqués au gré de ses associations d’idées, comme dans une cure analytique.
Au centre de toute l’attention, Lacan incarne et déploie l'interprétation d'un sujet, Socrate et d'un espace, celui de l'amour.
Au dessus de l’épaule de l’auteur, le lecteur assiste à la construction d'une pensée qui se représente, se dessine, se montre et se forme dans les détours du discours du maître. Sur les doubles pages, circulent dans l’amphithéâtre les lignes en boucles, nœuds, tores, bandes de Moebius, lassos, qui viennent prendre les paroles de Lacan et les réactions du public…
En associant le lecteur à cette dynamique, par des clins d’œil et des apartés explicatifs, Patrick Chambon propose une entrée personnelle dans la théorie lacanienne et une mise en perspective originale du texte de Platon.

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dimanche 13 novembre 2016

Quarto n°114 : Etats d'urgence en psychanalyse

Editions Agalma - Octobre 2016




Éditorial

Corps parlants

Catherine Lazarus-Matet : Les paradoxes du corps parlant

Serge Cottet : Actualité du corps hystérique

Gérard Wajcman : Le miroir du stade. Lacan aux Jeux de Berlin

Les états d’urgence du corps

Miquel Bassols : Le corps parlant et ses états d’urgence

Marcus André Vieira : La voix, la résonance et la balle

Juan Fernando Perez : L’angoisse, le corps parlant et les urgences subjectives

Óscar Zack : L’urgence : un nouveau sophisme ?

Patricia Bosquin-Caroz : Après-coup

Christiane Alberti : Les états d’urgence

Question d’École

Christiane Alberti : Ce que peuvent les corps parlants

Jacqueline Dhéret : Dire, restituer

Pierre-Gilles Guéguen : Portrait de l’inconscient dans les cures de 2015

Aurélie Pfauwadel : La passe : un escabeau paradoxal

Du côté de la passe

Laurent Dupont : Un ado sur l’escabeau

Hélène Guilbaud : De la dépouille au Un-tout-seul

Jérôme Lecaux : La croix et la barrière

Michèle Elbaz : Grotesque

Enseignement de la passe : opacité et approches du réel

Esthela Solano Suárez : Opacité et approches du réel

Laurent Dupont : Au bord du vide

Véronique Voruz : « Le bon vieux Dieu »

Dominique Holvoet : Satisfaction et opacité en fin d’analyse

Danièle Lacadée Labro : Trous et bords


vendredi 4 novembre 2016

Patrick Martin-Mattera (dir.) : Incidences (inter) subjectives de la perversion

Erès - Septembre 2016 - Collection : Humus


La perversion se présente à la fois comme une transgression des limites de la loi (morale, juridique, symbolique) et comme un savoir étroit et précis sur la pulsion et la jouissance. Pour le sujet, ce savoir fait illusion de vérité et l’emprisonne dans une modalité sexuelle dont il ne peut ni ne souhaite se défaire. En raison de l’exclusivité du mode de jouissance, du caractère singulier de l’objet pervers et de l’impossibilité à se contenter de fantasmes, la satisfaction du sujet pervers passe nécessairement par une mise en actes.
L’agir pervers s’inscrit donc dans la réalité, ce qui en explique l’éventuelle dangerosité. Ainsi, la problématique de la perversion relève d’une réalité psychologique, psychopathologique, sociologique et politique, soulevant des questions liées aux fantasmes fondamentaux inconscients du meurtre et de l’inceste.
Fruit d’un travail collectif de plusieurs années qui a réuni des praticiens et chercheurs franco-brésiliens, cet ouvrage rassemble et présente les idées actuelles sur la psychologie de la perversion : théorisation de la structure perverse, incidences de la perversion dans le social et les relations interpersonnelles, esthétique de la perversion, place de l’acte dans la perversion « criminalisée ».

Patrick Martin-Mattera est psychanalyste, psychologue, professeur à l’université catholique de l’Ouest à Angers.

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Dalila Arpin : Couples célèbres – Liaisons inconscientes

Navarin - Novembre 2016 - Le Champ freudien


Coup de projecteur sur quelques duos célèbres. Que nous enseigne leur histoire ? Dépareillés ou assortis, certains couples durent. D’autres, plus éphémères, peuvent marquer à vie.
À quoi tient le lien amoureux ? Faire couple semble parfois aller de soi. Souvent, c’est incertain, voire conflictuel. On nous promet l’amour idéal en un clic. Existerait-elle la formule du parfait accord?
Une lecture psychanalytique offre un éclairage inédit. Dalila Arpin relève, au-delà des apparences, ressorts insoupçonnés et attaches mystérieuses. Dynamiques tenaces, traces indélébiles, révélation soudaine, heureuse contingence… L’essentiel pour chaque partenaire agit à son insu. Quand chacun parle la langue de son inconscient, selon quelles logiques l’amour devient-il possible ?
Chemin faisant, ces parcours mythiques et toujours singuliers nous parlent, encore et encore, de ce qui tisse et délie les couples. 

Dalila Arpin est psychanalyste à Paris, membre de l’École de la Cause freudienne (ecf) et de l’Association mondiale de psychanalyse (amp). Originaire d’Argentine, elle codirige la revue Latigo (The lacanian transatlántica de investigación) et contribue à transmettre le vif de la psychanalyse, avec joie et légèreté de style.

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jeudi 13 octobre 2016

Virginia Hasenbalg-Corabianu : De Pythagore à Lacan, une histoire non-officielle des mathématiques

Erès poche - Octobre 2016 - Psychanalyse - ALI


Sans être mathématicienne, l’auteure s’est donné comme objectif d’expliquer quelques notions de mathématiques aux psychanalystes en s’inspirant de la phrase de Joseph-Louis Lagrange : « Un mathématicien n’a pas parfaitement compris ses propres travaux tant qu’il ne les a pas clarifiés au point de pouvoir aller dans la rue les expliquer à la première personne venue ».

Autant les mathématiques que la psychanalyse ont affaire à une combinatoire rigoureusement établie de lettres. Le mathématicien en remplit les tableaux noirs. L’analyste lui, déchiffre un autre tableau noir, celui de l’inconscient, où les lettres se manifestent à travers les équivoques et les lapsus du langage. Ainsi, ce déchiffrage qui est l’interprétation libère les « lettres en souffrance » qui insistent à être reconnues par des symptômes divers et variés. L’auteure aborde les drôles de maths que Lacan a laissés en invoquant quelques héros de cette histoire (de Cuse, Desargues, Frege, Cantor, Gödel…), histoire des mathématiques mais aussi histoire de leur effet sur la subjectivité du découvreur et parfois sur la subjectivité de leur temps.

Virginia Hasenbalg-Corabianu est psychiatre, psychanalyste à Paris, membre de l'association lacanienne internationale (ALI).

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mardi 26 juillet 2016

Patricia Gherovici : Lacan dans le ghetto. Psychanalyser le "syndrome portoricain"

Editions Le Bord de l'eau - Juillet 2016 - Psychanalyse, sciences sociales et politique


Patricia Gherovici, psychanalyste formée en Argentine, propose dans cet ouvrage de mettre en question les politiques d'exclusion pratiquées à l'encontre des minorités hispaniques aux Etats-Unis. La notion de "syndrome portoricain", datant de la guerre de Corée, permet de mettre en parallèle l'hystérie classique telle que Charcot et Freud la décrivent et la résistance des marginalisés aux idéologies postcoloniales. L'auteur fait ainsi partager son expérience de praticienne dans le ghetto hispanique de Philadelphie en de multiples tableaux. Lacan dans le ghetto relate une double transformation, celle de l'Amérique s'ouvrant à une minorité qui excède les divisions de race et de couleur et sera bientôt en position majoritaire, et celle de la psychanalyse forcée de se confronter à la pauvreté, au malaise social et aux retombées du colonialisme et des guerres impériales. C'est la psychanalyse elle-même qui se trouve réinventée dans le ghetto.

Patricia Gherovici exerce la psychanalyse à Philadelphie et à New York. Elle est aussi l'auteur de Please Select Your Gender : From the Invention of Hysteria to the Democratizing of Transgenderism (2010) et Psychoanalysis Needs a Sex Change : Lacanian Approaches to Sexual and Social Difference (2015).

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vendredi 24 juin 2016

Eric Laurent : L'envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance

Navarin - Mai 2016


La biopolitique asservit les corps à coups d’images et de slogans. Mais le corps échappe toujours aux identifications prêtes-à-porter. La jouissance le déborde, le surprend, le « traumatise ». La psychanalyse accueille ce corps, en tant qu’il parle de ce trauma.
Le dernier enseignement de Lacan, tel que Jacques-Alain Miller l’éclaire, aborde la jouissance à rebours des mirages de l’hédonisme. Dans l’expérience d’une analyse, on part du symptôme qui fait souffrir. On tend à le réduire par son sens, son histoire, sa logique. Il peut alors s’écrire autrement, produire des effets de création, artistiques ou non. Ainsi, Lacan lit Joyce, en conçoit une langue apte à loger la jouissance et en montre la logique.
Une fois situées l’impasse du conformisme et son ombre de ségrégation, reste à supporter le corps que l’on a et à faire valoir cet avoir premier qui surmonte l’être, ses sortilèges et les derniers prestiges du père.

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jeudi 23 juin 2016

Jacques Press et Irène Nigolian (dirs.) : Corps parlant, corps parlé, corps muet. Voies nouvelles en psychosomatique

In Press - Juin 2016 -  Perspectives Psychosomatiques


Quel lien y a-t-il entre les maux somatiques et les mots "pour le dire" ? Cette question a, dès l'origine, préoccupé les analystes intéressés par la psychosomatique. Selon un premier point de vue, les mots "diraient" le contenu caché dans le symptôme somatique. C'est le cas du symptôme hystérique avec sa valeur symbolique. Certains vont plus loin, comme Joyce Mac Dougall, et affirment que le symptôme somatique exprime bien un conflit. D'autres, au contraire (les fondateurs de l'Ecole psychosomatique de Paris), ont dénié toute signification symbolique à la maladie somatique. Pour eux, le symptôme somatique est "bête", c'est-à-dire qu'il n'est pas l'expression signifiante d'un conflit psychique et qu'il est associé à une désorganisation du fonctionnement mental : ici, le corps symbolique est muet et la maladie somatique apparaît, sur ce fond de silence, comme un bruit dépourvu de sens. Cet ouvrage, en faisant dialoguer des auteurs de différentes approches, permet de sortir de l'antagonisme apparemment irréductible entre ces deux positions. Les auteurs défendent une position intéressante et médiane : selon eux, il existerait des formes proto-symboliques d'expression d'un corps d'avant le langage et tout le travail consisterait à favoriser leur déploiement. Ainsi, un corps apparemment muet pourrait tout à fait " apprendre " à parler. Dans cette perspective, le rôle de l'objet - de l'analyste, dans nos traitements - serait central pour permettre aux processus de transformation d'advenir.

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jeudi 16 juin 2016

Eric Bidaud : Psychanalyse et Pornographie

La Musardine - Juin 2016 - Collection : L'attrape-corps


À rebours d'un discours médiatisé qui a tendance à déplorer la visibilité croissante de la pornographie, cet ouvrage se propose de la considérer de façon tout à fait novatrice comme un fait dont la psychanalyse reçoit les discours à la place qui est la sienne dans les cures mais aussi hors les murs. Loin des paniques morales qui s'emparent souvent des " psys " des médias, Éric Bidaud choisit d'examiner la pornographie comme une forme culturelle, dans l'ordinaire des évolutions adolescentes et dans ses rapports avec l'amour : le porno est une donnée de la sexualité aujourd'hui, non pas uniquement comme source de l'excitation sexuelle dans le champ du voir, mais aussi comme un lieu de savoir, de " voir ça ". Au-delà de prises de position souvent normatives, la pornographie est un nouveau champ auquel se confronte actuellement la psychanalyse, qui lui permet de se penser et de ne pas cesser de s'inventer. 

Éric BIDAUD est maître de conférences en psychopathologie clinique à l'université Paris 13 Sorbonne Paris Cité, psychologue clinicien, psychanalyste, membre de l'association " Espace analytique ". Il exerce depuis de nombreuses années dans le champ de la clinique de l'adolescent et de l'adulte. Il travaille à faire dialoguer la psychanalyse avec les mots et les objets de notre modernité : le sexe, le porno, internet. Derniers ouvrages parus : Il n'y a plus de honte dans la culture (Penta, 2010) ; Recherches de visages. Une actualité de la psychanalyse (Hermann, 2014). 
Laurie LAUFER, qui signe la préface du livre, est, professeure de psychopathologie clinique à l'université Paris Diderot, psychanalyste, auteure de nombreuses publications dont L'énigme du deuil (Puf, 2006), Qu'est-ce que le genre ? (Payot, 2014, avec F. Rochefort).

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Olivier Douville (dir.) : Guerres et traumas

Dunod- Juin 2016 - Inconscient et Culture


De la Première Guerre mondiale aux guerres d’indépendance, les conflits successifs du XXe siècle ont amené les psychanalystes à se pencher sur les soins à apporter aux patients traumatisés.
Les réponses ont évolué depuis Freud et ses élèves, avec, entre autres, les travaux d’un Fanon qui repensa les conditions de la psychothérapie institutionnelle dans le contexte de la guerre d’indépendance algérienne, tout en proposant sa propre version des traumas de guerre là où le politique fait effraction dans l’intime. Les services de psychologie des armées proposent des modèles précis de prévention des risques psychiques et de prise en charge des traumas de guerre.
Les conflits actuels – enfants-soldats en Afrique, guerre civile en Colombie, conflits au Moyen-Orient… jusqu’à la radicalisation des jeunes djihadistes – nécessitent des structures d’accueil et de soin psychique spécifiques.
Cet ouvrage propose ainsi une exploration des incidences des nouvelles formes de conflits – guerre larvée, guerre civile, radicalisation armée – et des dispositifs cliniques mis en place à l’épreuve de ces guerres modernes sur les subjectivités.

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L'en-je lacanien 2016/1 - n° 26 : Les fins d'analyse

Erès - Juin 2016


Il ne va pas de soi de l’analyse ait une fin. Freud a posé le problème de l’analyse interminable. Le déchiffrage de l’inconscient peut en effet être sans fin, sans principe d’arrêt. Lacan a néanmoins pensé l’analyse comme pouvant prendre fin, avoir un terme, une issue. Il a également pensé cette fin par rapport à la passe, comme moment du passage à l’analyste. Mais il y a eu des bougés dans cette conception lacanienne de la passe et de la fin. Quelles sont les différentes façons, chez Lacan, de penser la fin de l’analyse ?

Avec la participation de Nathalie AOUSTIN, Michel BOUSSEYROUX, Isaure BOUSSEYROUX, Didier CASTANET, Sylviane CERNOIS, Monique DESORMEAUX, Xavier DOUMEN, François DUTRAIT, Dominique FINGERMANN, Anne FOURCADE-JOURDAIN, Luis IZCOVICH, Marie-José LATOUR, Serge LAZARO, Pascale LERAY, Dominique MARIN, Albert NGUYEN, Éliane PAMART, Jacqueline PATOUET, Marc STRAUSS, Axel TUFFERY, Véronique VIALADE MARIN

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jeudi 9 juin 2016

Patrick Chemla (dir.) : Transmettre. Psychiatrie, psychanalyse, psychothérapie institutionnelle

Erès - Juin 2016


Une réflexion collective sur les enjeux cliniques et politiques du transmettre en psychiatrie. La haine de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle, la haine de l'inconscient font rage et engendrent des campagnes qui affolent l'opinion par le biais de calomnies qui tournent sur Internet et dans de nombreux médias. Le récent plan Autisme en est un symptôme politique accablant. Comment en sommes-nous arrivés là ? L'association La Criée reprend à bras le corps un de ses motifs fondateurs dans un mouvement de mise au travail du Collectif.

Patrick Chemla est psychiatre, psychanalyste à Reims, La Criée. Il a dirigé de nombreux ouvrages aux éditions Erès.

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Nicolas Floury : De l'usage addictif : une ontologie du sujet toxicomane

Les contemporains favoris - Collection Bleue / essais - Juin 2016


Extrait de l'Avant-propos : « (...) Que veut en effet le toxicomane, si ce n’est à tout prix annihiler en lui toute trace de sujet ? La nature de l’objet consommé, tant qu’il permet sa désubjectivation, n’a donc presque aucune importance. Nous l’établirons, la notion de quantité, de même, n’entre pas en jeu lorsqu’il s’agit d’addiction. Ce ne seront donc pas ici les manières de consommer : la nature du produit, sa posologie, sa fréquence d’administration, qui seront prises en compte. Ce qui nous importera c’est l’être du sujet toxicomane. 
La toxicomanie, selon nous, est tout sauf une maladie. Il s’agit bien plutôt d’une insondable décision de l’être. Pourquoi alors ce choix, puisqu’il semble mener droit dans les affres ? Nous pensons qu’il s’agit, pour le toxicomane, de tenter un sevrage. « Parler c’est mentir » est l’adage de ce sujet qui ne veut plus ni mensonges ni semblants – il en aurait trop souffert. Intoxiqué plus que tout autre par le verbe, son but est de s’en désintoxiquer. Il tente de le faire, paradoxalement, par un usage compulsif de drogues. 
S’il y a compulsion, il y a répétition. C’est par la répétition que l’on accède au langage, ou plutôt que le langage a prise originairement sur nous. Eh bien, se dit le sujet toxicomane, c’est par celle-ci que l’on en sortira. Non plus répéter indéfiniment la jouissance, mais parvenir à jouir de la répétition afin de sortir du langage : tel est son projet. 
Dans ce petit essai philosophique l’enjeu est de rendre cet axiome du sujet toxicomane – avec quelques-unes de ses conséquences – cristallin. » (N. F.)

Extrait de la Préface de Mehdi Belhaj Kacem : « (...) Si donc le sujet toxicoconstitue, aujourd'hui encore, une telle provocation à la société, c'est que c'est toute la société humaine, sans aucune exception culturelle, qui est fondée sur l'addiction. (...) Saluons cet événement du premier texte philosophique de référence sur la question de l'addiction, qui est bien réellement à la toxicomanie ce que le Traité du désespoir fut à l'angoisse. »

Nicolas Floury est philosophe et psychologue clinicien. Il a publié aux éditions Germina, Le réel insensé., en 2010, puis, Une psychanalyste dans la tourmente, en 2012. Ce livre est son troisième ouvrage.

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vendredi 3 juin 2016

Michel Gad Wolkowicz (dir.) : Figures de la cruauté Entre civilisation et barbarie

In Press - Mai 2016


Enjeu dans le développement de l’enfant, dans certaines expériences adolescentes, dans le rapport à l’autre, on la retrouve aussi dans les étapes d’une civilisation, dans les rituels structurant la vie d’une société et des sociétés ensemble (le sacrifice, la guerre…) ou encore dans l’art, dans la littérature. La place que lui font une époque, une pensée, peut caractériser un état de civilisation et de culture – ou de barbarie.
Omniprésente dans le monde contemporain, elle se manifeste dans la vie politique, dans l’espace du travail, scolaire, médiatique, virtuel, mais aussi dans l’univers familial. C’est pourquoi, dans cet ouvrage, la cruauté n’est pas pensée comme une abstraction métaphysique ou sociologique, mais comme une réalité psychique, affectant des sujets (individus et groupes) bien réels.
Banalité du mal, pulsion de mort, emprise, destructivité, sadisme… Plus de 40 intellectuels (historiens, philosophes, psychiatres, psychanalystes, sociologues…) s’attachent ensemble à aborder notre époque en considérant la cruauté comme une notion psychopathologique, comme un indice culturel et comme un symptôme du « Malaise dans la civilisation ».

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mercredi 25 mai 2016

Danièle Brun : Rester Freudien avec Lacan

Odile Jacob - Mai 2016


En 1966, lors d’un séminaire intitulé L’Objet de la psychanalyse, Lacan invite le jeune Conrad Stein à discuter de ses travaux sur le statut de la parole dans la cure analytique. 
Cet épisode est resté à ce jour ignoré et inédit, alors qu’il engage un conflit majeur autour des concepts de Freud. 
Danièle Brun en restitue dans ce livre toute la portée : il s’agit de relever le défi d’une réconciliation entre freudiens et lacaniens, de proposer un nouveau souffle à la psychanalyse et de démontrer ainsi ses capacités de renouvellement et de transformation.

Danièle Brun est psychanalyste, membre d’Espace analytique et professeur émérite de l’université Paris-Diderot, où elle a fondé en 2001 le Centre de recherches en psychanalyse, médecine et société. Elle est présidente de la Société de médecine et psychanalyse. Elle est l’auteur d’ouvrages qui ont connu un grand succès, notamment Une part de soi dans la vie des autres, La Passion dans l’amitié et L’Insidieuse Malfaisance du père.

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Ph. De Georges (dir.) : La jouissance chez Freud.

Michele Editions - Juin 2016


Il existe une « cause dernière de toute activité », opaque, silencieuse et obstinée que Freud nomme dès le début de ses recherches pulsion. Par cette volonté, cette puissance, le petit d’homme fait face à l’urgence de la vie : 
C’est sa détresse originaire qui le pousse. 
A travers les expériences primordiales de satisfaction et de souffrance, l’infans fraye des voies qui seront celles de la répétition.


Tout ceci, Freud l’affirme dès 1895, dans L’Esquisse. Ces traces et ces frayages s’inscrivent, au joint de l’appareil psychique et du corps, dans les relations qui se nouent entre le nourrisson et son prochain secourable. C’est dans cette dépendance vitale que se trouvent préfigurés tous les rapports ultérieurs à l’autre : les affects d’amour et de haine comme les principes moraux.

Ce que Freud envisage ainsi, c’est ce que Lacan nommera tardivement jouissance. Cet ouvrage collectif, résultant d’un séminaire d’étude de l’Ecole de la Cause freudienne, se propose d’étudier ainsi la jouissance chez Freud.

Table des matières

AVANT-PROPOS : « La jouissance chez Freud », par Philippe De Georges
INTRODUCTION DES TRAVAUX, par Philippe De Georges
I. LA JOUISSANCE DANS L’ESQUISSE
1. À propos de l’Entwurf, par Philippe De Georges
2. Le concept de la jouissance dans l’Esquisse d’une psychologie de Sigmund Freud, par Susanne Hommel
3. Der Trieb dans l’Esquisse, par Philippe De Georges
II. LA JOUISSANCE DANS LA CLINIQUE FREUDIENNE
1. La jouissance dans le cas de Mademoiselle Elisabeth von Her, par Anita Gueydan
2. L’Homme aux rats et la jouissance, par Philippe De Georges
3. La jouissance chez l’Homme aux rats, par Damien Guyonnet
4. Dette et culpabilité, par Philippe De Georges
5. Une détresse sans sujet, par Philippe De Georges
6. Freud aux prises avec Le Président Schreber, par Christophe Delcourt
7. Freud et le Président, par Philippe De Georges
III. LA JOUISSANCE AU TOURNANT DE LA DEUXIÈME TOPIQUE
1. Enfin l’Au-delà, par Philippe De Georges
2. Pulsion de mort et jouissance du vivant, par Alice Delarue
3. Sur le masochisme, par Philippe De Georges
4. Sur quelques noms freudien de la jouissance, par Joseph Attié
5. Le ça et le moi, par Philippe De Georges
CONCLUSION : L’Un et le multiple, par Philippe De Georges

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mercredi 18 mai 2016

Jean-Jacques Barreau : La Psychanalyse et la Photographie

CAMPAGNE PREMIERE - Mai 2016 - Collection : En question


L’invention de la psychanalyse, à « l’ère de la reproductibilité technique » dont Walter Benjamin fera de la photographie le modèle, s’inscrit dans le cadre d’une révolution anthropologique et épistémologique transformant les rapports entre le regard, le signe et le réel. Ce livre explore l’influence de la « révolution photographique » sur l’imaginaire littéraire et scientifique de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème, et sur ses effets sur la pensée de l’inventeur de la psychanalyse qui découvre, lors de son séjour à Paris, comment la photographie est devenue avec Charcot et Albert Londe une partie intégrante de la clinique de l’hystérie. S’il existe, au 19ème siècle, une véritable passion pour voir ce que l’oeil ne peut voir, et pour reconstituer le passé comme photographié, c’est au processus qui aboutit à la formation des images psychiques que conduit, dans la pensée freudienne, la référence à la photographie. Ce livre développe comment, en Induisant un nouveau rapport au temps, à la mémoire et à l’histoire, la photographie fournit un modèle pour penser, avec Freud, une conception psychanalytique de la mémoire, de la causalité psychique et du processus analytique.

Jean-Jacques Barreau est psychiatre, psychanalyste membre et ancien Président du Quatrième Groupe, Organisation psychanalytique de Langue Française (OPLF). Il est entre autres l'auteur de Freud et la métaphore ferroviaire. Nous pratiquerions ensemble l'art de voyager paru en 2007 aux Editions In Press en 2007.

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lundi 9 mai 2016

Laurent Tigrane Tovmassian et Hervé Bentata (dirs.) : Traumatismes, lien social et éthique

In Press - Mai 2016 - Explorations psychanalytiques


Violence au travail, violences familiales, sociétales et politiques... Ces violences sont génératrices de traumatismes psychiques. Quelles formes peuvent prendre les cliniques de ces traumatismes ? A savoir ces violences d'Etat dont témoignent souvent les victimes de traumatismes. Rupture violente du lien, perte du sentiment de continuité d'existence... se saisissent du sujet. Cet ouvrage s'attache à la rencontre de l'effraction traumatique avec cette dimension de la violence sociétale, familiale et au travail. Des questions qui ouvrent sur l'importance du lien social dans son aspect thérapeutique, et sur celle d'une éthique dans la pratique du clinicien. Le patient à l'ère de la psychiatrie numérique ; Corps traumatique, corps malade, corps médical ; la pudeur à l'épreuve de la clinique du traumatisme ; éthique et choc traumatique... seront abordés dans cet ouvrage à la croisée entre traumatisme, éthique et dimension psychothérapeutique.

Laurent Tigrane Tovmassian : Docteur en psychopathologie et psychanalyse, Psychanalyste, Responsable de l'URFT/Consultation Post-traumatique de Saint-Denis, Chargé de cours de l'Université Paris Diderot-Paris 7, UFR d'Etudes Psychanalytiques. Hervé Bentata : Psychiatre, Psychanalyste, Membre de l'A.L.I. , Responsable médical URFT/Consultation Post-Traumatique de Saint-Denis, Chef de service Intersecteur de Pédopsychiatrie de Saint- Denis.

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samedi 7 mai 2016

Daniel Coum (dir.) : Avons-nous besoin de père et de mère ?

Erès - Mai 2016 - Parentel


Les auteurs se livrent à une opération de " déconstruction ", c'est-à-dire d'analyse (théorique et non pas idéologique) de ces catégories chargées d'histoire, de sens et d'affects - père, mère, papa, maman... - et dont l'évidence des significations qu'elles véhiculent forcent le sens et empêchent la connaissance. Cette réflexion vient faire écho aux évolutions sociétales qui bouleversent nos modalités de " faire famille " et le traitement social qui en découle. La formation du sujet, l'éducation des enfants et des adolescents, l'accompagnement social des familles, l'aide psychologique des parents, la prise en compte de l'entourage familial dans les situations de vulnérabilité, la participation des parents aux soins à l'enfant, les médiations conjugales, etc. , bref, tous les secteurs de nos activités sociales, éducatives, sanitaires et juridiques, de prévention ou de traitement, se trouvent impactés par la liberté que nous nous sommes donnés de " faire famille " selon notre désir.

Daniel Coum est psychologue clinicien, directeur des Services (association PARENTEL), membre associé, CRPC-CLCS EA 4050 - Composante recherches en psychopathologie clinique : clinique du lien et création subjective, ISHS, université de Bretagne occidentale, Brest.

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mardi 3 mai 2016

Collectif : Le désir. L'objet qui nous fait vivre

In Press - Avril 2016 - Psy pour tous


" Que veut dire pour chacun de vous, au coeur de votre existence, l'expression réaliser son désir ? ". Cinq psychanalystes répondent à la question de Lacan à partir d'expériences et de réflexions singulières. Pourquoi le désir inconscient est-il un véritable moteur d'action au coeur de la psyché humaine ? Comment agit-il ? Et que signifie-t-il ? En analyse, comment le clinicien peut-il faire émerger les désirs et lever les inhibitions ? Les désirs, au quotidien, le désir " projet ", l'idéal vecteur de désir, le désir sexuel, le désir et la frustration... autant de facettes abordées dans ce livre. On confond souvent le désir avec les envies, les caprices, la volonté de puissance, le sexe... Si ces notions contiennent leur part de vérité, elles ne suffisent pas à le définir. Nous analyserons le désir comme le moteur qui anime le sujet et le conduit à s'investir dans l'existence à ses risques et périls.

GERARD BONNET est directeur de l'EPCI où il dispense un enseignement de psychanalyse à un large public. PAUL-LAURENT ASSOUN est psychanalyste (SPF), professeur à l'Université Paris VII et auteurs de nombreux ouvrages. MARJOLAINE HATZFELD, est psychanalyste et a enseigné au Collège International de Philosophie. DENISE BOUCHET-KERVELLA est psychanalyste (SPP) et collabore à la Revue française de psychanalyse. MONIQUE SCHNEIDER est psychanalyste et a longtemps enseigné au CNRS.

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jeudi 28 avril 2016

Julien Copin : Les prisonniers de Lacan. Une introduction au temps logique

Hermann - Avril 2016


Il arrive qu'à certaines questions la réponse de l'idiot ne soit pas entendue. On se targue d'être profond en demandant « Qui suis-je ? », et l'on congédie avec mépris le naïf qui répond : « Je suis un homme ». Cette assertion, pourtant, est loin d'aller de soi. La réduire à un jugement prédicatif revient à négliger le procès original que son énonciation implique. Car elle relève d'une logique collective par laquelle un sujet s'identifie à un groupe. C'est cette logique qu'il s'agit d'élucider à travers le commentaire d'un article de Jacques Lacan : "Le temps logique et l'assertion de certitude anticipée". Le problème des prisonniers sert de fil directeur. Sa résolution fait exploser le cadre classique de la logique en restituant le mouvement de toute identification, oublié dans son résultat. Face au malaise contemporain, cette révolte logique prescrit un universel ensembliste. Celui dont le sujet de la civilisation scientifique a besoin pour ne pas retourner contre son prochain une ségrégation qu'il prétend dépasser.

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mardi 26 avril 2016

Pierre-Henri Castel : Le Cas Paramord. Obsession et contrainte psychique, aujourd'hui

Les Éditions d'Ithaque - Mai 2016


Le Cas Paramord s’essaie à un projet inhabituel dans la littérature psychanalytique : livrer le récit d’une cure entière. Or une telle entreprise, déontologiquement délicate, ne se justifie qu’à la lumière d’enjeux graves et généraux. Ce problème fondamental, c’est ici la vieille question de la «contrainte psychique». Car, selon Pierre-Henri Castel, même si l’enveloppe formelle des symptômes de la névrose obsessionnelle freudienne subsiste, beaucoup parmi nous vivent autrement cette contrainte.
Mais loin de se réduire à l’illustration d’un point de doctrine, le récit d’une psychanalyse met toujours sur la table ce qu’on juge être lapsychanalyse. Aussi l’auteur tente-t-il, en postface, de donner forme conceptuelle à certains mouvements inconscients dans lesquels il s’était trouvé emporté avec son patient. Rêves, affects, étrangetés du langage en ressortent éclairés d’un nouveau jour. Fortement marqué par Lacan et Bion, lecteur critique de Bollas, Ogden et Ferro, Pierre-Henri Castel présente alors la psychanalyse qu’il appelle de ses vœux, ce qui donne à cet ouvrage valeur de manifeste.

Pierre-Henri Castel, né en 1963, est philosophe et historien des sciences. Membre de l’Association lacanienne internationale (Ali), il exerce la psychanalyse à Paris. Il a consacré ses travaux à une élucidation à la fois historique et philosophique des conditions d’émergence de la psychanalyse, puis des raisons de ses variations et de ses crises, dans son voisinage avec la neurologie, la littérature ou les sciences sociales. Parmi ses ouvrages : À quoi résiste la psychanalyse ? (Puf, 2007), Âmes scrupuleuses, vies d'angoisse,tristes obsédés et La Fin des coupables (Ithaque, 2011 et 2012).

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dimanche 24 avril 2016

Yves Depelsenaire : Un musée imaginaire lacanien

La Lettre volée - Avril 2016 - Essais


Le Musée imaginaire d’André Malraux n’était rien moins que le patrimoine artistique constitué des chefs-d’œuvre de l’humanité tout entière. Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard, qui renvoie à plusieurs reprises à Malraux, est un autre musée imaginaire. De même, l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg. Ou encore Les Phares de Baudelaire ou La Peinture à Dora de François Le Lionnais. À suivre les références diverses de Jacques Lacan à l’art, et à la peinture en particulier, se construit un autre musée imaginaire très original, où s’élucident des questions cruciales pour la psychanalyse. Yves Depelsenaire ne fait pas dans ce livre l’inventaire de ces références, mais suivant les voies qu’elles tracent, interroge des œuvres qui lui importent et ouvre ce musée à des artistes de notre temps. Ainsi déambulons-nous avec lui de Giorgione, Velasquez ou Courbet à Duchamp, Giacometti, Jeff Koons, David Hammonds. Si les idées reçues sur la sublimation sont mises à mal, la fonction critique de l’art est déployée abondamment. De sorte que c’est sur une réflexion sur la place politique de l’image en ce début de vingt-et-unième siècle que ce livre nous conduit. Il s’agit en somme d’un traité d’esthétique lacanienne qui ne présuppose pourtant aucune familiarité avec la lecture de Jacques Lacan. Il intéressera l’historien d’art, le philosophe ou le psychanalyste, mais plus largement tous ceux qui ont un jour rêvé de bâtir leur propre musée imaginaire.

Yves Depelsenaire est psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et enseignant à la Section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l’auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l’art et la politique. Il a notamment publié Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard à La Lettre volée en 2004.

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jeudi 21 avril 2016

Martine Menès : Les cauchemars. Ces sombres messagers de la nuit

Erès - Avril 2016 - Psychanalyse et clinique


Tout le monde a fait en son enfance, ou fait encore, des cauchemars. Ce livre n'en donne pas la clé mais accompagne le lecteur qui voudrait la trouver. Partant de la constatation, comme le fit Freud, que les premières expériences oniriques des enfants sont plutôt de l'ordre des cauchemars, le livre s'intéresse à ce qu'il en reste dans les cauchemars ultérieurs. Et en particulier dans ceux dits traumatiques qui a priori sembleraient ne dépendre que de faits actuels. L'ouvrage est ponctué de récits (rêves, cauchemars) relatés dans le style poétique qui est la narration la plus proche du discours de l'inconscient.

Psychologue clinicienne de formation, Martine Menès est psychanalyste (Paris), membre de l'Ecole de psychanalyse des Forums du champ lacanien, psychothérapeute en placement familial puis en CMPP. Elle est auteur de La névrose infantile, un trauma bénéfique (Editions du Champ lacanien, 2006) ; L'enfant et le savoir (Seuil, 2012) et de nombreux articles dans des ouvrages collectifs et des revues.

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mercredi 20 avril 2016

Guy Rosolato : Encrage psychiatrique et psychanalytique du surréalisme

Champion - Mars 2016 - Poétiques et esthétiques XXe-XXIe siècle


Il est temps de confronter la pensée du surréalisme aux acquis de la psychanalyse freudienne. La pensée poétique (de Poétique) qui traverse le mouvement surréaliste naurait pas existé sans Freud sous la forme que nous lui connaissons. Cest ce qui fait de lui autre chose quune forme de Romantisme. Mais larbre des petites différences a parfois caché la forêt des élaborations majeures. Guy Rosolato, médecin et psychanalyste (1924-2012), proche de Jacques Lacan, puis membre (et président) de lAssociation Psychanalytique de France, sest toute sa vie interrogé avec pertinence sur les points dancrage, et les trouvailles, de la « révolution surréaliste ».
Le regroupement thématique de textes critiques ici proposé est totalement méconnu. Certaines pages en restaient même inédites.

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lundi 18 avril 2016

Marisa Fiumano : L'inconscient, c'est le social. Désir et jouissance chez nos contemporains

Erès - Avril 2016 - Collection : Humus


En s'appuyant sur l'aphorisme de Lacan : " L'insconscient, c'est le social ", l'auteur explore les difficultés et le dérives de la jouissance dans nos sociétés démocratiques et libérales, égalitaires et individualistes, sexuellement désinhibées mais apathiques, et interroge la place de la psychanalyse. L'auteur mène une petite enquête sur le mal-être de la " seconde modernité ", une époque qui tient la jouissance comme drapeau et l'excès comme modèle, non pas pour la stigmatiser mais pour signaler que le gouvernail social est pointé vers une direction : jouir à tout prix, insoutenable pour l'économie psychique. Le psychanalyste ne peut qu'être engagé tant dans le déchiffrage de la contemporanéité que dans le soutien du désir de ses patients. Tâche délicate, qui doit tenir compte de la jouissance du corps, de ses demandes pulsionnelles sans pour autant annuler la subjectivité.

Marisa Fiumano est psychanalyste à Milan, membre de l'Association lacanienne internationale (ALI).

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