dimanche 19 novembre 2017

David Monnier : Histoire du traitement des psychoses par la psychanalyse Tome 1 et 2

Champ social Editions - Octobre 2017


Pourquoi dit-on qu’il y a du transfert dans la psychose ? Cette question est essentielle pour la psychanalyse des psychoses, quand bien même sa réponse est tenue pour évidente. On peut pourtant avoir l’impression que la problématique n’est souvent qu’effleurée. Il nous a semblé nécessaire de revenir sur l’histoire de ce concept majeur. Une logique se dégage de l’existence même des diverses conceptions qui jalonnent un siècle de traitement des psychoses par la psychanalyse. Les différents courants analytiques amènent des élaborations particulières, des théorisations renouvelées, qui contribuent toutes à appréhender les enjeux. Leurs apports respectifs, au-delà d’un simple intérêt critique, sont tous utiles pour saisir l’ampleur du problème. Ils sont susceptibles d’être repris pour mieux être dépassés. Il est significatif que notre époque soit celle d’une forme de dissolution du concept de transfert lorsqu’il s’applique à la psychose. Cela court le risque de perdre à la fois la spécificité de la psychose et celle de la psychanalyse. Nous montrerons que la conception du transfert est indissociable de son maniement comme la conception de la psychose est directement liée à celle de son traitement. Nous entérinerons l’intérêt de distinguer la relation psychotique du transfert névrotique. Nous verrons comment certaines conceptions ont été amenées à remanier la définition du transfert, parfois à l’affadir et perdre sa valeur et sa teneur. Cela a pu avoir pour conséquence logique de rabattre la psychose sur la névrose et la psychanalyse sur la psychothérapie. Ainsi la question du transfert dans la psychose a une fonction de nouage dans l’histoire de la psychanalyse de sorte qu’elle se pose comme une digue sur quoi ne pas céder.

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samedi 18 novembre 2017

La Cause Du Désir n°97 : Internet avec Lacan

Huysmans - Novembre 2017


Sommaire

Éditorial Une machine à jouir, Aurélie Pfauwadel
Archives Lacan
Le rêve d’Aristote. Conférence à l’unesco, Jacques Lacan
Qu’est-ce qu’internet ?
Jouir d’internet, Éric Laurent
Reportages
Liberté et docilité de l’analyste, texte à plusieurs voix (Venezuela)
La « Skype-analyse » en Chine. Quand le divan fait symptôme, Damien Guyonnet (Chine)
Incidences d’internet sur la pratique analytique, texte à plusieurs voix (Brésil)
Une érotique de la diffusion électronique, Jean-François Cottes (France)
Internet avec Lacan
Internet, supposé savoir sans sujet, Gilles Chatenay
The Internet is for porn, Alice Delarue
Homo numericus, où as-tu mis le corps ?, Catherine Lazarus-Matet
Il n’y aura pas d’algorithme pour numériser l’analyste, Fabian Fajnwaks
Smartphones et Cie…, Claude Parchliniak
Lalangue on line, Gabriela Dargenton
Machines à ségréguer, Diana Wolodarsky
Préambules à une clinique du réseau, Caroline Leduc
Google, Jacques-Alain Miller
Lire Lacan
Extrait du Séminaire xix, … ou pire, Jacques Lacan
Ghost is the machine, Pierre Sidon
La confrontation de corps, Catherine Lacaze-Paule
La psychanalyse au xxie siècle
Point de capiton, Jacques-Alain Miller
L’inconscient à venir, Jacques-Alain Miller
Une œuvre : L’augmentation des choses : contre-forme
Art todo, Patricia Wartelle
Clinique
Numériser le corps, Mariana Alba de Luna
Pour ne pas perdre le fil, Anne Ganivet-Poumellec
Hacker le symptôme : une clinique contemporaine avec les adolescents, Céline Mélou-Sérieys
Des amis imaginaires pour ne pas être oubliée, Clément Fromentin
Rencontre avec Sherry Turkle
Seuls ensemble et l’Autre d’internet, propos recueillis par Alice Delarue, Fabian Fajnwaks, Damien Guyonnet, Caroline Leduc & Jérôme Thomas
Enjeux de la passe
Premier témoignage : Va-et-vient, Marta Serra Frediani
Corps et présence de l’analyste : Au pied du mur, Caroline Doucet
Réseau social, vacuité du signifiant et présence de l’analyste, Dominique Holvoet
Le monde… comme il ne va pas
Le cyber et le réel de la vie, Philippe La Sagna
Internet et la psychanalyse : un corps-à-corps qui peut faire symptôme, Jean-Pierre Klotz
Extra
Novembre 1951 : Jacques Lacan invite Enrique Pichon-Rivière à dîner, Gustavo Freda
Brèves de divan
Guy Briole ; Valentine Dechambre ; Dominique Laurent ; Yasmine Grasser ; Dalila Arpin ; Michèle Elbaz
La pause du désir L’objet « phantome » a, Léonor Matet

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vendredi 17 novembre 2017

Françoise Daune et Patrick Ben Soussan (dirs.) : CORPS EN SOUFFRANCE, PSYCHISMES EN PRÉSENCE

Erès - Novembre 2017 - Collection : Cancers & Psys


Que font, vivent et pensent des psys à l’hôpital et en cabinet privé, quand ils sont confrontés à des patients atteints de maladie à pronostic vital, en particulier de cancers ? Cet ouvrage rend compte, de manière précise, des actes cliniques mis en jeu au cours de leur travail psychothérapeutique. Le cancer met au travail psychique les patients, leurs proches, les médecins, les équipes ainsi que les psys eux-mêmes. En effet, le cancer met aussi en demeure les professionnels de partager leurs réflexions, leurs pratiques, leurs corpus théoriques. Ce « désir » n’est pas que de l’ordre du transfert des connaissances et des savoirs, il concerne aussi notre part d’archaïque, notre identité, nos interrogations sur notre finitude et notre humanité ; notre impuissance parfois aussi sans relâche réanimée. Des psychologues, psychiatres et psychanalystes qui reçoivent, à l’hôpital ou/et en cabinet privé, des patients atteints de maladies graves témoignent de leur pratique qui, malgré l’ombre de la mort, reste une clinique de vie et de liens.

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jeudi 16 novembre 2017

Journal de la psychanalyse de l'enfant 2017/2 (Vol. 7) : Lieux de l’analyse, lieux de l’analyste

PUF - Novembre 2017


Page 5 à 14 : Le comité éditorial - Introduction | Page 15 à 28 : Ronald Britton - Modèles dans l’esprit | Page 29 à 56 : Jean-Marc Dupeu - « Sous peu » vers une méthodologie generale de la psychanalyse | Page 57 à 90 : Bénédicte Broustail-Perrot - En d’autres lieux... Le psychanalyste au quotidien | Page 91 à 126 : Bianca Lechevalier - Psychanalyse mère-enfant. Une approche de la clinique à la théorie | Page 127 à 162 : Jean-Bernard Chapelier, Jean-Jacques Poncelet - Les groupes thérapeutiques d’enfants, une cure analytique groupale ? | Page 163 à 184 : Pierre Denis - Processus psychanalytique et psychodrame individuel chez l’enfant | Page 185 à 210 : Alberto Eiguer - Thérapie familiale psychanalytique et schizophrénie | Page 211 à 232 : Catherine Potel - Jamais sans mon portable ! Observation et contre-transfert corporel | Page 233 à 270 : Fabien Joly - La réponse est le malheur de la question ! | Page 271 à 300 : Alice Titia Rizzi, Marie-Rose Moro - La psychanalyse au risque de l’altérité Processus de co-construction dans un groupe thérapeutique transculturel | Page 301 à 306 : - Annexe.

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mercredi 15 novembre 2017

Hervé Castanet (dir.) : Entrées dans la psychose – Etudes cliniques

Economica - Novembre 2017 - coll. Anthropos-Psychanalyse


L’entrée-type dans la psychose n’existe pas. Il n’y a pas une mais des entrées, toujours singulières. À partir de cas cliniques tirés de leur pratique hospitalière ou en cabinet, les auteurs de ce livre, placé sous la direction d’Hervé Castanet, proposent des repères et des outils concrets pour éviter la stupidité « d’ahaner à la rame quand le navire est sur le sable » (Lacan). 

« L’entrée-type dans la psychose n’existe pas. Il n’y a pas une mais des entrées, toujours singulières. Pour s’orienter, il est nécessaire de distinguer, comme le fait Lacan dans Les psychoses (1955-1956), la structure psychotique que spécifie la forclusion (la Verwerfung freudienne) du signifiant de la Loi (= le Nom-du-Père) et le moment du déclenchement. Ce dernier révèle la structure jusque-là passée inaperçue hors des dispositifs susceptibles de l’isoler (hospitalisations, consultations psychiatriques, entretiens avec le psychanalyste…). Aucune grille statistique ne rend compte de la pluralité des déclenchements pas plus que des entrées dans la psychose. À partir de cas cliniques tirés de leur pratique hospitalière ou en cabinet, les auteurs de ce livre proposent des repères et des outils concrets pour éviter la stupidité «d’ahaner à la rame quand le navire est sur le sable» (Lacan). Pour cela, la fin de l’enseignement de Lacan (années 1970-1980), avec son commentaire systématique par J.-A. Miller, sera mis à contribution pour penser autrement la clinique des psychoses au temps de l’Autre qui n’existe pas. Que devient cette clinique à l’époque du parlêtre qui ne sauve plus le Père mais le pluralise ? L’enjeu est crucial pour chaque clinicien pour qui la psychanalyse est vivante. »
Hervé Castanet.

Textes de : Renée Adjiman, Christiane Alberti, François Ansermet, Marc Antoni, Brigitte Arnaud-Castiglioni, Dalila Arpin, Anne Béraud, Réginald Blanchet, Fabrice Bourlez, Guy Briole, Hervé Castanet, Hélène Clarisse, Jean-François Cottes, Françoise Denan, Philippe Devesa, Laurent Dupont, Pierre Falicon, Sylvie Goumet, Nicole Guey, Claude Guinard, Damien Guyonnet, Françoise Haccoun, Pamela King, Carolina Koretzky, Bernard Lecœur, Augustin Menard, Jean-Louis Morizot, Dominique Pasco, Sylvette Perazzi, Élisabeth Pontier, Corinne Rezki, Frank Rollier, Patrick Roux, Yves-Claude Stavy.

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mardi 14 novembre 2017

FILIGRANE Volume 26, numéro 1, 2017 : La terreur des enfants : première partie

Filigrane - Novembre 2017


"Après une brève introduction au thème de la « terreur des enfants », le dossier thématique s’amorce par deux articles tirés des présentations de conférenciers lors de notre colloque de l’automne 2016. En premier lieu, Maurice Berger aborde la violence exprimée par les adolescents, et surtout l’approche compréhensive développée au sein de son équipe de pédopsychiatrie. Sa vaste expérience clinique teinte son propos généreusement illustré, afin de présenter la pertinence de cibler le réinvestissement du fonctionnement intrapsychique auparavant voilé sous des agirs imposants. L’article de Sylvaine De Plaen témoigne aussi de l’ampleur de l’expé- rience clinique de l’auteure dans le domaine de la pédopsychiatrie. Toutefois, les cas présentés sont ici précédés d’une réflexion anthropologique qui permet de penser autrement la violence et l’agressivité, en les resituant non seulement dans les aléas du développement psychique et du système familial, mais également dans les racines historiques de l’humanité. Par la suite, Nicolas Peraldi aborde les racines de la « terreur » des enfants, sous l’angle de la fine jonction entre les considérations sociétales et la constitution de la psyché. Et si les tentatives de « gérer » la pulsionnalité ne pouvaient que mener à certaines aberrations, telles que les cliniciens en discernent les traces dans la teneur de leurs consultations? À se demander qui terrorise qui – dans ce désir de museler l’enfant et l’expression de son désir, sa souffrance, son euphorie, voire même, sa sexualité. Pour clore ce dossier, Sophia Koukoui propose une approche originale de la violence des adolescents. En effet, si les failles de la symbolisation ont souvent été pointées du doigt pour expliquer la prégnance des agirs, il demeure que la référence à la phénoménologie, en particulier celle de Ricoeur, est plus inhabituelle chez les cliniciens d’orientation psychanalytique. Une illustration de la pertinence du récit de soi dans le travail clinique convaincra le lecteur de l’intérêt de telles assises théoriques, à l’heure où la question du récit en psychanalyse est de plus en plus d’actualité." Sophie Gilbert

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lundi 13 novembre 2017

LETTERiNA N°70 : Désapprendre

Letterina - Novembre 2017



SOMMAIRE

Liminaire, Marie-Hélène Pottier.
En psychanalyse : dé-apprendre pour un gai(n) de savoir, Serge Dziomba.

Cartel
Le cartel, lien à l’Autre, lieu de l’École, Hélène Bonnaud.
Que sais-je du cartel ? Que sais-je en cartel ? Récit d’une première expérience de cartel, Zoé Godefroy.

CPCT
Le transfert au CPCT, Fabien Grasser.
Présentation du CPCT-Rouen, Valérie Péra-Guillot.
Phénomène et structure du transfert. Du séminaire XI à l’algorithme du transfert, et retour, Eric Guillot.

Prendre la parole... et grandir
Clinique du tout-petit : prendre la parole, Laurence Morel.
La séparation des corps, Bernard Lecœur.
L’invention d’un dispositif pour que Maël puisse apprendre, Aliette Lombard de Buffières, Brigitte Martin, Laurence Morel.
Se séparer... et naître, Judith Couture.
Lieux d’accueil : il y a quelque chose à y jouer avec des accueillantes caméléons, Marie-Claude Sureau.
Comment la parole vient aux tout-petits ?, Angèle Terrier.

Autrement dit
La haine de l’autre, c’est la haine de soi. De quoi l’étranger est-il le nom ?, Lydie Lemercier-Gemptel.
Maya, Catherine Schvan.
Teddy, un jumeau au regard hors-norme, Fabrice Bourlez.
Inventer le sujet - petite histoire de la maison des petits inventeurs, Marie-Annick Dion.


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dimanche 12 novembre 2017

Catherine Chabert : Père ou mère ? Entre bisexualité psychique et différence des sexes

Erès - Novembre 2017


Entre le père et la mère, faut-il choisir ? Que l’on soit enfant, adolescent, adulte ou personne vieillissante, faut-il toujours privilégier l'un plutôt que l'autre, abandonner l'un au bénéfice de l'autre ?
La bisexualité, cette immense construction freudienne, est toujours aussi vivace. Elle ne signifie pas la confusion des sexes, elle signale l’existence des deux, masculin/féminin et leurs configurations à la fois singulières et plurielles. Sans préjuger des choix de la vie amoureuse, elle souligne la double référence, au masculin et au féminin, au père et à la mère, au sein de la psyché. À partir d’expériences cliniques originales et de réflexions théoriques fécondes, les auteurs affrontent l’éternelle question « Dis-moi qui tu préfères, ton père ou ta mère ? Qui aimes-tu le plus, elle ou lui ? ».

Catherine Chabert est professeur à l’université Paris 5, Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie, psychanalyste, membre de l’APF.

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samedi 11 novembre 2017

Laurent Danon-Boileau : Le non-moi. Entre stupeur et symptôme

Gallimard - Novembre 2017 - Collection Connaissance de l'Inconscient


Le moi n'est pas cette part de soi-même sur laquelle on peut se reposer sans arrière-pensée. Le moi n'est pas, tant s'en faut, la raison même. En partie inconscient, il s'agite pour faire croire qu'il maîtrise ce qui lui échappe, si bien qu'entre le moi et un "non-moi" on ne sait pas toujours où on en est. Aussi Laurent Danon-Boileau décide-t-il d'aborder le moi par ses contours, et, comme c'est une ruse, il fait en sorte qu'on ne discerne bientôt plus s'il s'agit "du" moi, ou "de" moi : qu'est-ce qui, en bordant "le" moi, "me" définit ? L'auteur procède par chapitres non conclusifs, parfois par fragments : ce qui n'est pas moi "ne peut se dire que dans le divers et l'erratique". Et, comme il faut des prises sûres quand on éprouve que le propre d'un sujet, c'est le regard qu'il pose sur ce qui n'est pas lui - pour s'en émerveiller, s'en trouver réveillé, ou pour s'en offenser -, les contours décrits font appel à des connaissances et des pratiques affirmées et précises : en psychanalyse, en thérapie d'enfants autistes, en linguistique, en littérature. Cette nouvelle histoire du moi, décrite via ce qui n'est pas lui, s'adresse à qui attend des livres un compagnonnage solide et délicat. "Le moteur même de mon propos, écrit Laurent Danon-Boileau : la pensée du lecteur, avec tous ses méandres et digressions. Ce que j'en imagine me soutient et me tient constamment en dialogue". Quand le lecteur du livre ne se distingue plus du moi de l'auteur (ou de son non-moi)...

Laurent Danon-Boileau est agrégé d'anglais, docteur d'Etat en linguistique, professeur émérite à Paris-Descartes (acquisition et pathologie du langage de l'enfant), membre de la Société psychanalytique de Paris.

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vendredi 10 novembre 2017

Pierre Bruno : Qu'est-ce que rêver ?

Erès - Novembre 2017 - Collection : Point hors ligne


Qu’est-ce que rêver ? L’auteur entend apporter une réponse originale en questionnant l’interprétation du rêve, à la lumière de la découverte de Freud et de sa fondation par Lacan. Dès l’antiquité, un sens est reconnu au rêve, à condition que ce sens soit d’origine suprahumaine. Freud pose que la fonction du rêve est d’accomplir un souhait, mais pas de prédire l’avenir (point sur lequel Jung reste ambigu). De Freud à Lacan, une diérence existe quant à la conception du rêve. L’auteur de ce livre interprète de façon nouvelle ces deux positions sans les contredire. Il soutient que la déformation du rêve n’est pas seulement l’effet du refoulement. Elle a pour fonction d’émanciper le rêveur de son emprisonnement dans le langage, en usant d’une écriture (dite de rébus par Freud) qui implique que, contrairement au postulat du langage (considéré comme communication), les éléments de cette écriture n’ont pas de rapport avec la réalité des choses. Le rêve se découvre ainsi, quand il est interprété, être ce qui signe la distance entre le rêveur et son savoir en tant qu’issu de l’Autre.

Pierre Bruno est psychanalyste à Paris. Il est l’auteur de Lacan, passeur de Marx (érès, 2011) et Une psychanalyse : de rébus au rebut (érès, 2013). Il est membre de l'association de psychanalyse Jacques Lacan (APJL) et fait partie du comité de rédaction de la revue Psychanalyse.

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jeudi 9 novembre 2017

Psychologie Clinique 2017/2 n°44 : Écrire le cas

EDK, Groupe EDP Sciences - Novembre 2017


Ce numéro entend rouvrir une série de questions. Clinique : quel effet le passage par l’écriture at- il sur les cures ? Méthodologique : quel gain de connaissance peut-on espérer d’une telle opération ? Éthique : qu’a-t-on le droit de faire de ces traces ? Épistémologique : quelle valeur cognitive leur accorder ? Théorique : avec quels filtres interprétatifs les aborder ? Rhétorique et sémiotique : comment organiser l’écrit clinique de telle sorte qu’il trouve crédit dans le champ de la recherche ? La densité problématique de toute réflexion sur l’écriture du cas décourage habituellement plus qu’elle n’incite à affronter ces questions. Pourtant, l’impasse ne peut être faite sur la question de la fabrique du cas. Cette boîte noire doit être ouverte.

Ambitionnant d’affirmer et de problématiser jusqu’aux enjeux politiques de l’écriture du cas, ce numéro prend au sérieux la nécessaire ouverture à l’interdisciplinarité d’une telle réflexion sur nos écritures. Écrire le cas ne relève en effet pas du seul « espace théorique » de la recherche, mais constitue un acte à part entière, par l’incidence qu’il a sur la pratique clinique et sur la réception sociale de la psychanalyse. C’est pourquoi, il nous semblait pertinent de parier que les outils d’autres disciplines pouvaient éclairer la réflexivité psychanalytique sur ses pratiques d’écriture.

Page 5 à 11 : Laurie Laufer, Thomas Lepoutre, Guenaël Visentini - Présentation | Page 14 à 31 : Guenaël Visentini - D’une clinicographie psychanalytique | Page 34 à 45 : Dario Compagno - Dans la peau du loup. Une lecture sémiotique d’À partir de l’histoire d’une névrose infantile | Page 46 à 56 : Valentina Grossi - Entre transparence et opacité : l’écriture ethnographique en controverse | Page 57 à 70 : François Dosse - La singularité du « cas » dans l’opération historiographique | Page 72 à 85 : Thomas Lepoutre - Observation psychiatrique et récit psychanalytique : l’écriture du cas en question | Page 86 à 98 : Paul-Laurent Assoun - L’exemple comme la chose même. Le cas et son sujet | Page 99 à 114 : Thamy Ayouch - Écrire le cas. Du récit à la critique | Page 115 à 121 : Beatriz Santos - Les « certitudes inquiètes » du cas clinique | Page 124 à 132 : Guy Le Gaufey - À qui profitent les vignettes cliniques ? | Page 133 à 145 : Florent Gabarron-Garcia - En deçà du « cas ». L’écriture de l’analyse à l’épreuve de l’expérience analytique | Page 146 à 156 : Éva-Marie Golder - Les mains dans le cambouis. Le travail sur le trait du cas | Page 158 à 167 : Isabelle Blondiaux - À propos d’évaluation et d’éthique | Page 168 à 184 : Claude Wacjman - Contre une « politique » de l’autisme | Page 186 à 191 : Élisabeth Roudinesco, Jean-Jacques Moscovitz, Huo Datong, Olivier Douvile - Michel Guibal (1935-2017) | Page 192 à 204 : Karima Lazali, Alice Cherki, Olivier Douville - Nabile Farès | Page 205 à 270 : Claude Wacjman - Lectures.

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dimanche 5 novembre 2017

Pierre Malengreau : L’interprétation à L’oeuvre. Lire Lacan avec Ponge

Exhibitions International - Novembre 2017


Il y a des mots qui portent, et d’autres pas. C’est un fait clinique. Il n’est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. À quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L’appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C’est particulièrement sensible dans ses écrits sur l’art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d’interprétation est au cœur du dispositif analytique, avant même que l’on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l’expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.

Pierre Malengreau, psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse, est l’auteur de La práctica psicoanalítica y su orientación (Gredos, 2013) et co-auteur de Ce qui est opérant dans la cure (Erès, Prix Œdipe 2008). 

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samedi 4 novembre 2017

Marion M. Olinier : Histoire personnelle et trauma

Campagne première - Novembre 2017


Comment les événements traumatiques sont-ils intégrés psychiquement au monde ? À partir de son exploration psychanalytique du trauma, nourrie de son expérience personnelle et de son expérience psychanalytique hors du commun, Marion M. Oliner nous entraîne sur de nouveaux chemins pour comprendre le monde post-traumatique.
Elle présente dans une perspective à la fois clinique, théorique et historique, la manière dont un être peut survivre avec ses souvenirs et vivre avec le danger. Elle montre que la défense contre le trauma va à l’encontre du besoin de se rappeler le mal subi, et du besoin de haïr ceux qui l’ont infligé. Comment un monde qui survit à la destruction intérieure peut-il être retrouvé ? Comment le monde traumatique et post-traumatique s’organise-t- il ? Ces questions touchent au cœur de la clinique psychanalytique et résonnent avec notre époque.

Marion M. OLINER, est psychanalyste à New York, membre titulaire de l’IPA (International Psychoanalytic Association), et auteur d’ouvrages traduits dans de nombreuses langues. Plusieurs de ses articles ont été publiés dans la Revue française de psychanalyse.

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vendredi 3 novembre 2017

Laurence CROIX, Gérard POMMIER (dirs.) : Pour un regard neuf de la psychanalyse sur le genre et les parentalités

Erès - Novembre 2017


Les textes de cet ouvrage, signés de grands universitaires et praticiens, tentent de transmettre un discours analytique sur le genre et la famille dynamique qui soit vivant, actuel et ouvert sur l’avenir. Car la psychanalyse a un rôle subversif et libérateur qu’il importe de maintenir.

« La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé – non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de ‘père’ et de ‘mère’ ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l’on voue aux gémonies, mais que l’on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l’amour, qu’un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu’elles sont.
Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s’est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée.
Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas ‘un regard neuf’ sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d’un temps révolu. » Gérard Pommier

Avec la participation de Thamy AYOUCH, Gabriel BALBO, Gisèle CHABOUDEZ, Laurie LAUFER, André MICHELS, Frédérique RIEDLIN, Ouriel ROSENBLUM, Beatriz SANTOS, Alain VANIER, Markos ZAFIROPOULOS

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jeudi 2 novembre 2017

Jean-Pierre Lebrun : De la maladie au malade. Psychanalyse et médecine dans la cité

Erès - Novembre 2017


A partir de sa place de psychanalyste, l’auteur interroge l’évolution de la médecine depuis qu’elle est devenue - pour le bonheur de tous – « scientifique » ; depuis qu’elle est passée, comme le disait Claude Bernard, d’un « art » de guérir » à une « science » de guérir. Et l’auteur d’ajouter : d’un art de guérir les « malades » à la science de guérir les « maladies ». Cet ouvrage est la réédition du premier ouvrage de Jean-Pierre Lebrun, De la maladie médicale, publié en Belgique en 1993, alors peu diffusé en France et épuisé depuis longtemps. Paru quelques années avant Un monde sans limite (érès, 1997) qui a marqué un tournant dans le monde analytique lacanien, De la maladie au malade constitue le socle à partir duquel l’auteur a développé sa pensée sur l’importance du lien social sur la subjectivité. Il y interroge les conséquences de l’évolution scientifique de la médecine jusqu’à mettre en évidence comment celle-ci s’est introduite dans les camps d’extermination. Aujourd’hui, le changement de société alors décrit par J.-P. Lebrun – l’horizontalité de singularité remplaçant la verticalité du monde d’hier – s’est considérablement amplifié. Il était important d’en actualiser les enjeux dans une postface conséquente.

Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès dont Un monde sans limite (1997 rééd en poche en 2009), L’altérité est dans la langue (avec Nicole Malinconi, 2015) ou dernièrement Une parole pour grandir (avec le Jardin couvert, 2017). Il est également directeur de trois collections aux éditions érès : Humus, Psychanalyse et écriture, et Singulier-pluriel.

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lundi 30 octobre 2017

Essaim - 2017/2 - n°39 : Se passer du surmoi ?

Erès - Novembre 2017


Sur un point, Lacan rejoint Mélanie Klein : le surmoi entre très précocement en jeu dans le développement de l’enfant et s’avère constitutif de la formation du sujet. Cela provient du lien essentiel entre la voix et le surmoi, qu’on retrouve dans la parenté étymologique et phonique entre l’ouïr et l’obéir. Ce lien et l’existence de l’hallucination verbale ont conduit Lacan à isoler la voix comme objet a. Opération qui isole dans la sonorité de la voix une part a-phone. « La voix résonne dans un vide qui est le vide de l’Autre comme tel ». « Nous devons incorporer la voix comme l’altérité de ce qui se dit ». Le surmoi dit « Jouis » à quoi le sujet ne peux que répondre « J’ouis ». En instaurant une loi obscène et féroce le surmoi reste coupé d’un tissu symbolique soutenant le désir du sujet. Lacan insiste sur le fait que le surmoi est « une manifestation individuelle liée aux conditions sociales de l’oedipisme » et, à la différence de Freud, il récuse l’existence d’un surmoi collectif « qui exigerait une désintégration moléculaire intégrale de la société. » Y a-t-il des liens sociaux qui viennent réduire la tension issue de l’oedipisme dans le social dont le surmoi serait le représentant, en raison du fait que discours, collectif, foule ne sont pas des liens sociaux équivalents. Le lien du surmoi au collectif concerne aussi les psychanalystes dans leur pratique individuelle et dans leurs relations aux autres analystes. Quelle est la place du surmoi dans le devenir analyste de l’analysant ?

Page 5 à 6 : - Se passer du surmoi ? | Page 7 à 9 : Francis Hofstein - Prendre sur moi | Page 11 à 22 : David Bernard - L’obéissance | Page 23 à 43 : Emmanuel Kœrner - Le surmoi et l’insensé au fond de la loi | Page 45 à 57 : Jérémie Salvadero - Le surmoi, l’analyste : troubles alliances | Page 59 à 81 : Jean-Pierre Cléro - Y a-t-il un apport spécifique de la notion de « surmoi » en éthique ? | Page 83 à 87 : Marie-Claude Thomas - Mais où est donc le divan de Lacan, ce 16 juin 1975 ? | Page 89 à 101 : Marguerite Charreau - « Je ne cherche pas je trouve » en forme d’aliénation | Page 103 à 118 : André Meynard - En rencontre avec l’étrangeté langagière… : figures du démenti et trajets de la lettre… | Page 119 à 127 : Jean-Louis Sous - L’éclair-obscur | Page 129 à 141 : Aboubacar Barry - L’enterrement des placentas et ses enjeux dans la tradition africaine | Page 143 à 152 : Claudia Mascarenhas Fernandes - L’image, la lettre, la voix et le silence dans la clinique des enfants | Page 153 à 166 : Thierry Longé - Présentation de l’article de S. Freud. « Un cas d’atrophie musculaire avec troubles étendus de la sensibilité (syringomyélie) » | Page 167 à 178 : Sigmund Freud, Thierry Longé - Un cas d’atrophie musculaire avec troubles étendus de la sensibilité (syringomyélie) | Page 179 à 187 : Michel Plon - Jean-Pierre Cléro. Lacan et la langue anglaise | Page 189 à 192 : Sylvain Maubrun - Jean-Louis Sous Lacan et la politique. De la valeur | Page 193 à 195 : Michel Plon - Sigmund Freud. Abrégé de théorie analytique.

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Sud/Nord 2017/1 - n° 27 : L'intime désaccord. Entre contrainte et consentement

Erès - Octobre 2017


Comment comprendre qu’un individu puisse, dans sa quotidienneté la plus ordinaire jusque dans les moments les plus atroces de l’Histoire, librement consentir à – voire mettre en œuvre, exécuter – de petites lâchetés ou des crimes de masse, alors que la conscience morale, dont parfois il s’honore, ne peut que les réprouver ou les condamner ?
Comment un « homme de bien » peut-il, sans qu’un doute n’affecte sa conscience, se laisser glisser toujours plus vers cette part d’ombre où une part d’humanité semble se dissoudre ? Et comment se fait-il que sous les pressions conjuguées de la menace et de la suggestion, « un homme se scinde en deux hommes », comme l’écrivait Karl Jaspers, se soumettant volontairement à ce qui le contraint, acquiesçant ainsi à ce qu’il condamne ou le condamne ?
Accusant les douloureuses secousses que l’actualité nous inflige, nombre d’auteurs, du sein de leur propre discipline (écrivains, historiens, médecins, philosophes, psychiatres, psychanalystes, sociologues) ont accepté de faire face à ce difficile questionnement et de figurer au sommaire de ce numéro.

Page 7 à 8 : Michel Minard, Edmond Perrier - Liminaire | Page 9 à 13 : Michel Plon - Avant-propos. De la contrainte et du consentement à la haine et la résignation | Page 15 à 24 : Frédéric Gros - L’obéissance et l’oubli du politique | Page 25 à 34 : Françoise Davoine - La banalisation du mal | Page 35 à 47 : Alain Badiou - Maîtres et esclaves chez Hegel | Page 49 à 59 : Giovanni Sias - Propos sur la stérilité de l’époque contemporaine | Page 61 à 73 : Bertrand Ogilvie - Entre Nouveau Monde et Monde Nouveau | Page 75 à 77 : Francis Hofstein - Graine de violence | Page 79 à 94 : Thomas Faugeras - Les enjeux du consentement | Page 95 à 102 : Johann Chapoutot - Une « vision du monde » : à quoi le nazisme répondait-il ? | Page 103 à 120 : Patrick Faugeras - Les jours et la nuit | Page 121 à 134 : Guy Laval - La Shoah, crime de « braves gens » ? | Page 135 à 154 : Christine Dal Bon - Rhapsodire | Page 155 à 172 : Jean-Christophe Coffin - Les peurs du psychiatre : consentement et contrainte | Page 173 à 182 : Éric Bogaert - Variations sur la contrainte dans le soin psychiatrique | Page 183 à 187 : Angelo Lippi - n.o.f. : Le transgresseur intégré | Page 189 à 198 : Christophe Chaperot - Le psychiatre c’est l’homme libre. Ou : consentir à la rencontre par contrainte | Page 199 à 203 : Francis Hofstein - Au jeu du jazz | Page 205 à 222 : Roger Ferreri - Des dispositifs d’appropriation de la question de la valeur ou des pratiques de la haine de l’autre | Page 223 à 240 : Daniele Linhart - La subordination au travail… : entre consentement et contrainte ? | Page 241 à 256 : Dominique Huez - Contrainte au travail | Page 257 à 271 : Pierre Johan Laffitte - Norme ou loi symbolique : de deux mondes éducatifs | Page 273 à 276 : Marilia Aisenstein - Difficultés de l’affirmation négative | Page 277 à 290 : Laura Pigozzi - Mais pourquoi restent-ils ? Femmes violées et enfants otages | Page 291 à 299 : Pierre Bruno - Leturaterre | Page 301 à 306 : Thomas Faugeras - Peinture et consentement : à propos d’une toile de Jean-François Peyron | Page 307 à 311 : Jacques Durand - Consentir.

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dimanche 29 octobre 2017

L'information psychiatrique - N° 2017/8 - Volume 93 : E-psychiatrie

John Libbey Eurotext - Octobre 2017


Page 647 : Patrice Huerre, Cécile Hanon - Psychiatrie 2.0 | Page 649 à 653 : Benjamin Pitrat - Quels usages pour les outils numériques en addictologie et médecine du sommeil ? | Page 654 à 659 : Lila Mekaoui, Anne-Sophie Lombardi - e-santé dans la dépression : l’application mobile Bloom-up | Page 660 à 663 : Fanny Levy, Gilles Rautureau, Roland Jouvent - La thérapie par la réalité virtuelle dans la prise en charge des troubles anxieux | Page 664 à 668 : Xanthie Vlachopoulou - À corps perdu dans le virtuel : comprendre les enjeux de la cyberaddiction | Page 669 à 675 : Frédéric Berger, Katia Amoretti, Emilie Rissoan, Eric Sermet - Utilisation des objets connectés dans le trouble d’adaptation | Page 677 à 684 : Jean-Louis Feys - De la non-existence des « structures psychiques » en psychanalyse | Page 685 à 691 : David Frank Allen - Schizoïdie et mélancolie simple : les psychoses discrètes | Page 693 à 703 : Cécile Hanon, Marion Sicard - Psychiatrie et psychanalyse n̊ 11 | Page 704 à 708 : Florent Bernardin, Thibaut Mignot, Raymund Schwan, Vincent Laprevote - Prise en charge neuropsychologique des patients présentant un état mental à risque de psychose | Page 709 à 714 : Guillaume Camelot, Christine Silvain, Nematollah Jaafari - Protocole de recherche. Évaluation de la prise de décision dans la prédiction de la rechute alcoolique chez le patient transplanté hépatique | Page 715 : - Analyse de livre | Page 716 à 717 : - Sélection de livres | Page 718 à 721 : - Agenda.

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Frédéric Tordo et Elisabeth Darchis : La cure analytique à distance. Skype sur le divan

Editions L'Harmattan - Octobre 2017 - Collection : Nomino ergo sum


Cet ouvrage est une ouverture sur un territoire encore trop peu exploré : l'utilisation de Skype dans les psychothérapies analytiques. Les auteurs explorent les risques et opportunités de cette nouvelle pratique afin de l'apprivoiser. Ces pratiques jettent un jour nouveau sur le transfert, le contre-transfert ou encore la place des sensorialités.

Frédéric Tordo est psychologue clinicien et psychanalyste, docteur en psychologie clinique, chercheur associé au CRPMS de l'Université Paris-Diderot. Elisabeth Darchis est psychologue clinicienne et psychanalyste, thérapeute psychanalytique de groupe, famille et couple. Elle est également membre de l'Association européenne Nicolas Abraham et Maria Torok, et enseignante responsable pédagogique d'un DU à l'Université Paris-Diderot.

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vendredi 27 octobre 2017

Psychologie Clinique 2017/1 n° 43 : Migrants, réfugiés, la politique interroge la clinique

EDK, Groupe EDP Sciences - Octobre 2017


Une clinique rigoureuse doit prendre suffisamment de recul pour saisir en quoi les pratiques et les concepts psychopathologiques qu'elle produit et utilise sont influencés par les discours politiques (à propos de l'immigration, des réfugiés, des « sans-papiers », de la précarité, etc.) et sanitaires (à propos de la manière dont est désormais définie la santé mentale et les critères de normativité qui redéfinissent la souffrance sociale et la souffrance psychique). Nous essaierons dans ce numéro de prendre ce nécessaire recul et de décrire les aspects de cette nouvelle clinique de la migration, de l'exil – qui est souvent aussi une clinique de l'exclusion – en tant qu'ils concernent aussi les discours et les attitudes des soignants, des décideurs, des administrations, des fonctionnaires et des institutions qui contribuent à forger les représentations contemporaines de l'étranger et à lui assigner la place qui est la sienne actuellement dans notre société. Cette clinique, c'est aussi celle des relations professionnelles entre les différents acteurs du champ de la migration ou de l'asile et elle fait place à la façon dont ces relations sont actuellement modifiées et rendues complexes et difficiles par les discours dominants contemporains.

Page 5 à 6 : Bertrand Piret, Olivier Douville - Présentation : Migrants, réfugiés, la politique interroge la clinique | Page 7 à 14 : Bertrand Piret - Le dispositif clinique de Parole Sans Frontière | Page 15 à 25 : Pascale De Ridder - Position d’entre deux violences | Page 26 à 36 : Nicolas Velut - Identités de papiers – De quelques impasses identitaires du sujet dans l’exil... et du « psy » dans le transfert... | Page 37 à 46 : Cihan Gunes - La torture, la violence politique et l’espace thérapeutique | Page 47 à 50 : Sevdalina Todorova - L’Interprétation en milieu psychothérapeutique : témoignage d’une interprète | Page 51 à 62 : Jean-Christophe Weber - Soigner sans, avec ou dans la parole : le paradigme de l’étranger (linguistique) | Page 63 à 73 : Andrée Bauer - L’enfant, l’interprète et le psychothérapeute | Page 74 à 79 : Jennifer Griffith - Les entretiens cliniques en présence d’interprète à Parole Sans Frontière | Page 80 à 87 : Marina Kousouri - Sauvons les corps : Le Trauma de l’Humiliation à l’épreuve du politique | Page 88 à 95 : Lara Pennec - Bénévoles du Samu Social/sdf : ce que nous apprennent les conditions imaginaires d’un contact | Page 96 à 108 : Olivier Jan - Psychologue en Équipe Mobile Psychiatrie Précarité. Freud à l’épreuve du trottoir ? | Page 109 à 122 : Brigitte Haie - « Vivre... c’est relatif... » | Page 123 à 133 : Saverio Tomasella - Resubjectivations après une catastrophe ou la subjectivité dévastée | Page 134 à 139 : Janine Altounian - Remonter aux grands-parents pour retrouver jeunesse et esprit de lutte | Page 140 à 150 : Sébastien Talon - La danse : sublime porte des mots ? | Page 152 à 170 : Nicolas Desurmont - Biopsychiatrie, loi du marché et politique criminelle : les récentes tendances | Page 171 à 186 : Barbara Smaniotto, Marie Réveillaud, Audrey Schillinger, Fabrice Guyod - Pierre ou la vie ordinaire d’un auteur de violences sexuelles accueilli dans un dispositif thérapeutique de psychodrame psychanalytique de groupe | Page 188 à 195 : Karine Henriquet-Mongreville - A. Souques et le père Aurélian, “Une récente exorcisation en Bavière”. Rapport sur un cas d’exorcisation (13 et 14 juillet 1891) dans le cloître des Capucins de Wending, Nouvelle Iconographie de la Salpêtrière, 1893 | Page 198 à 200 : Alejandro Dagfal - La disparition de Ricardo Horacio Etchegoyen (1919-2016) | Page 201 à 242 : Claude Wacjman - Lectures.

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jeudi 26 octobre 2017

Marc Crommelinck et Jean-Pierre Lebrun : UN CERVEAU PENSANT : ENTRE PLASTICITÉ ET STABILITÉ. Psychanalyse et neurosciences

Erès - Octobre 2017 - Collection : Humus


Les concepts aujourd’hui promus par les neurosciences – causalité ascendante et descendante, émergence, plasticité… – permettent mais aussi obligent à réaborder autrement des questions anciennes comme les relations corps/esprit ou encore le débat nature/culture. Évitant tout réductionnisme, ce livre mène un dialogue rigoureux entre psychanalyse et neurosciences autour du fonctionnement du cerveau pensant. Jean-Pierre Lebrun échange avec Marc Crommelinck, professeur émérite à l’Université de Louvain, neurophysiologiste et épistémologue à propos de la psychanalyse et du développement des neurosciences. Les progrès incontestables de celles-ci ces dernières années mettent-elles en question la discipline que Freud a « inventée » et que Lacan a « réinventée » ? Leurs avancées ne contraignent-elles pas à revisiter les rapports du corps et du langage ? Ces questions sont abordées sous la forme d’un entretien vivifiant qui ne se contente pas des réponses simplistes auxquelles nous ont habitué les médias.

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mercredi 25 octobre 2017

Évelyne Chauvet et Laurent Danon-Boileau (dirs.) : Psychanalyse et terrorisme. L'effroi peut-il s'élaborer ?

PUF - Octobre 2017 - Collection : Débats de psychanalyse


Que peuvent les psychanalystes en des temps de terreur collective, de sidération et d'effroi ? Telle est la question principale à laquelle les contributions rassemblées dans le présent ouvrage s'efforcent de répondre. Comment peuvent-ils privilégier la sortie du trauma, le retour à une dynamique de vie intérieure qui puisse s'inscrire à nouveau dans le temps partagé et la relation à l'autre ? Les événements dramatiques de 2015 nous ont brutalement rappelé la nécessité d'une telle réflexion. Pour un psychanalyste, il y a urgence à favoriser la vie psychique, avant tout, malgré tout, à tout prix. Mais il y a aussi urgence à saisir le chemin qu emprunte la perversion des idéaux dans ses déchainements mortifères.

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mardi 24 octobre 2017

Eliane Allouch : Psychoses infantiles et autismes. Vers une poétique du corps

Campagne première - Octobre 2017 - Collection : En question


A partir des récits de la prise en charge psychanalytique de cinq adolescents, l'auteur nous fait entrer dans le vif des états de psychose infantile et d'autisme. Là où, en deçà de corps figés, distordus, informes et souvent sans voix, des êtres cherchent à s'incarner. Grâce au transfert, ces adolescents rétablissent le contact par leur corps. Les effets de rencontre et d'identification qui en résultent leur permettent une ouverture aux autres et à eux-mêmes. Ce traitement requiert du praticien une capacité poétique au plus près des contes et des mythologies. Il répond ainsi à l'esthétique d'orientation économique mise en évidence par Freud, ce qu'Eliane Allouch, dans cet ouvrage riche de clinique et de théorie, illustre avec tact.

Eliane Allouch est professeur émérite en psychopathologie et psychanalyse de l'université Sorbonne Cité Paris 13 et psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne (SPF). Elle a publié Corps et psyché en psychanalyse aux éditions CampagnePremière / en 2015. Elle a également dirigé plusieurs ouvrages collectifs, dont Confiance et Langage, In Press, 2010, et Passion amoureuse, CampagnePremière /, 2013.

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lundi 23 octobre 2017

Lionel Le Corre : L'homosexualité de Freud

PUF - Octobre 2017


L'homosexualité de Freud soutient que l'amitié de Freud avec Fliess, dont les effets de transfert orientent le désir inconscient de Freud et ses symptômes, joue un rôle crucial pour la découverte de la psychanalyse. Ainsi, Freud problématise l'homosexualité masculine à partir de son rejet social pour en produire une définition sophistiquée et élargie participant à (et de) l'autonomie du champ : plus il approfondit sa compréhension du fait homosexuel et en étend la surface définitionnelle, plus le terme « homosexualité » condense de significations englobant choix d'objet et narcissisme, entrée dans la paranoïa, lien social et transfert dans la cure. 1910 est le moment homosexuel de Freud où, du cas Léonard au cas Schreber, il livre des résultats cruciaux sur les ressorts inconscients du désir homosexuel dont les effets contribuent au renouvellement de la métapsychologie par l'introduction du narcissisme.

Lionel Le Corre, psychanalyste, docteur en anthropologie psychanalytique à l'université Paris Diderot, est membre du Cercle international d'anthropologie psychanalytique.

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dimanche 22 octobre 2017

Le Coq-Héron N° 229 : Ce que l'autisme interroge en nous

Erès - Septembre 2017


La question de l’autisme donne lieu à des approches politiques, institutionnelles, pluridisciplinaires et cliniques. Ce numéro tente de dépasser les clivages et les oppositions virulentes qu’elle suscite pour donner la parole à ceux qui travaillent ou vivent avec des personnes autistes. Il cherche aussi à apporter des éléments de réflexion à ce que son titre suggère : qu’est-ce que l’autisme interroge en nous, comme entre nous, subjectivement et collectivement, qui puisse faire ouverture à ceux qui en sont porteurs, et qui nous mobilisent tant ?


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samedi 21 octobre 2017

Sonia Combe et Antoine Spire : Maladie et Privation d'amour. De Christa Wolf à Canguilhem, pour un retour à la clinique

Le Bord de l'eau - octobre 2017


En novembre 1984, Christa Wolf ouvrait la première conférence de l'association des gynécologues psy-chosomaticiens de RDA réunis à Mag-Debourg. Dans son discours intitulé "Maladie et privation d'amour", elle s'interrogeait sur l'évolution de la médecine moderne dont les progrès en matière d'appareils médicaux éloignaient toujours davantage les praticiens de leurs patients. Par-delà son regard sur la relation entre l'âme et le corps, Christa Wolf informait aussi des attentes des femmes qui avaient pris au mot les promesses d'égalité des sexes en régime "socialiste réel". Quelques années plus tôt Georges Canguilhem, résistant au scientisme triomphant, se proposait de continuer à penser la médecine comme un art qui devait s'adapter à chaque individu malade. Déplorant la disparition progressive de la clinique, il plaidait pour un dialogue continu entre le patient et le médecin Tandis que Sonia Combe s'appuie sur le discours de Christa Wolf pour appréhender l'expérience communiste à partir de l'étude de genre, revenant sur la double leçon de Christa Wolf et de Canguilhem, Antoine Spire se demande dans quelles conditions un retour de la médecine à la pratique clinique pourrait se faire et répondre à la demande des malades.

Sonia Combe est historienne, associée au centre Marc Bloch à Berlin, où elle a enseigné à l'université Humboldt et à la Freie Universität. Antoine Spire est journaliste et universitaire. Il a dirigé pendant plusieurs années la recherche en sciences humaines à l'Institut national du cancer.

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vendredi 20 octobre 2017

Françoise Neau et Fanny Dargent (dirs.) : La honte. Ecouter l'impossible à dire

PUF - octobre 2017 - Petite bibliothèque de psychanalyse


L'expérience est commune, qui nous fait rougir ou mourir de honte. Diverse aussi : honte de ce que je suis ou de ce que je n'ai pas, honte de demander quand il faudrait taire ou de taire quand il faudrait faire, honte de soi ou honte pour eux. C'est toujours sous le regard d'un autre, et le jugement que nous lui prêtons, que la honte nous saisit, et parfois nous ronge. À cet autre qui la fait naître, comment la dire sans en être davantage accablé ?
L'écoute d'un psychanalyste peut aider à la dire sans en mourir, et ce faisant à la déplacer, c'est-à-dire à la transformer. Six analystes s'interrogent, à partir de ce qui survient dans le traitement, sur les accointances inattendues de cet affect avec l'excitation et le plaisir infantiles comme avec la rage et les blessures liées aux défaillances du moi et à la menace de ses idéaux ; ailleurs, c'est avec la culpabilité et la cruauté du surmoi qu'elle pactise. Et si la cure permettait de retrouver la face que la honte nous a fait perdre ?

Françoise Neau est professeur de psychopathologie clinique à l'université René-Descartes et psychanalyste. Elle a dirigé Cruautés (Puf, 2013) et collaboré à de nombreux ouvrages aux Puf.
Fanny Dargent est psychanalyste et maître de conférences en psychopathologie clinique à l'université Paris-Diderot. Elle est l'auteur de nombreux articles et contributions. Elle a reçu le prix Pierre Mâle pour son travail dans Blessures de l'adolescence (Puf, 2011).

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