samedi 23 septembre 2017

Psychanalyse 2017/3 - n° 40 - Dé-menti

Erès - Septembre 2017


Page 5 à 14 : Isabelle Morin - éclipse | Page 15 à 20 : Henri Rey-Flaud - Sur les pas de Freud : du démenti pervers au démenti généralisé | Page 21 à 27 : Pierre Bruno - Stéréo | Page 29 à 32 : Jacques Podlejski - Variante de la samcda | Page 33 à 38 : Véronique Sidoit - Le Ver et le trou : quelques lueurs, pas sans conséquences | Page 39 à 55 : Luminita Claudepierre Tigirlas - écrire avec Rilke | Page 57 à 72 : Christian Fierens - Le travail réflexif de la pulsion : un aller-retour ? | Page 73 à 83 : Fabienne Guillen - La danse : un déshabillage impossible | Page 85 à 95 : Yamina Guelouët-Thabet - Le trait unique – einziger Zug – chez Freud | Page 97 à 106 : Christine Chagneaud - La répétition au fil de Lacan | Page 107 à 122 : Serge Lavoine - D’ériphile à Œdipe. Les fruits amers de la pédication | Page 123 à 127 : Jean Goldzink - La voix féminine de l’orgueil libertin | Page 129 : - Y etu ?.

acheter ce livre

vendredi 22 septembre 2017

Cliniques méditerranéennes 2017/2 (n° 96) : Déclinaisons du corps

Erès - Octobre 2017


Le corps ne cesse de se décliner différemment selon les époques, selon les lieux et les cultures, selon les théories… C’est dire sa fécondité. Il ne se laisse jamais réduire à un quelconque champ d’étude. Et la psychanalyse n’est pas en reste dans les manières de penser le corps, de l’aborder, de l’apprivoiser, de le mettre en récit, de le théoriser ou tout simplement de l’entendre. Alors que tout un chacun a sa représentation du corps a priori évidente, les parties du corps s’apprennent en même temps que les premiers mots, le corps ne cesse de révéler sa complexité lorsque nous voulons en parler et écrire à son sujet. La diversité des textes de ce numéro en démontre toutes les déclinaisons possibles sans épuiser la richesse des questions qu’il pose.

Dossier coordonné par Marie-José Del Volgo

Page 5 : Marie-José Del Volgo - Avant-propos. Déclinaisons du corps | Page 7 à 17 : Alexandre Lévy - Le corps comme discord. Le corps comme discorps | Page 19 à 35 : Aurélie Furlanetto, Philippe Spoljar - De l’hyperactivité à la fibromyalgie : une dette insolvable (étude de cas) | Page 37 à 49 : Vassiliki Simoglou, Diane Garnault - Grossesses en temps de biomédicalisation : les « emprunts » au corps de l’autre femme | Page 51 à 62 : Alexandra de Séguin - La septième face du dé. Horizon des événements | Page 63 à 75 : Élodie Sack, Franck Mathieu - L’incurie des errants psychiques, logiques et fonctions | Page 77 à 91 : Thomas Cascales - Co-excitation libidinale et établissement des premiers liens : l’exemple de l’anorexie du bébé | Page 93 à 106 : Mireille Guittonneau-Bertholet - Travail clinique, créativité et médiation sensorielle | Page 107 à 121 : Olivia Lempen, Pascal Roman - Le travail des limites dans le processus d’écriture. Exploration dans la création littéraire et en atelier d’écriture | Page 123 à 132 : Claire Annino-Zicot - Originalités de la clinique du sujet adulte, souffrant de psychose infantile, en psychiatrie | Page 133 à 145 : Mickaël Peoc’h, Gwénola Druel - Body-hacking et logique supplétive : un mode contemporain de traitement du corps | Page 147 à 160 : Olivia Roose-Beauprez, Dominique Reniers - Destin, trace et clinique dans le contemporain | Page 161 à 173 : Philippe Givre - Complexe de l’intrus et anorexie masculine | Page 175 à 190 : Flora Bastiani - Comment survivre ? Une approche phénoménologique de la situation de crise à partir de Maldiney et Pankow | Page 191 à 203 : Elsa Godart - La liberté du sujet face au déterminisme psychique. La question d’une « volonté inconsciente » | Page 205 à 217 : Pascal Le Maléfan - Être decorporé sous kétamine : clinique et coïncidences | Page 219 à 230 : Claire Marchais - Dette de vie, l’aliénation imaginaire du sujet greffé | Page 231 à 244 : Frédéric Tordo - Un cas de fétichisme pervers par hybridation technologique | Page 245 à 256 : Anaïs Ravier, Delphine Scotto di Vettimo - Approche psychopathologique de l’enfant né prématuré : la culpabilité maternelle pour panser/penser le lien à son enfant | Page 257 à 266 : Amélie Gallois - Le désir infanticide, une dialectique maternelle de l’entre-deux | Page 267 à 275 : Rajaa Stitou - Les enjeux du numérique face à l’épreuve du vieillir | Page 277 à 288 : Tamara Guénoun, Ruben Smadja - Les complexes de Jules. Enjeux processuels des prises en charge à médiation groupales avec adolescents | Page 289 à 294 : Samuel Mbadinga - En hommage à Jacques Gagey. Jacques Gagey : un homme, une pensée et des navigations interférentes | Page 295 à 298 : Claude Miollan - En hommage à Jacques Gagey. UER de sciences humaines cliniques. Le déboulé dans la culture d’une discipline à part entière. La place et l’impact du professeur Jacques Gagey | Page 299 à 309 : Isabelle Martin Kamieniak, Simone Molina, Betty Testud, Abdel Majid Safouane, Bernard Victoria - Présentation d’ouvrages.

acheter ce livre

jeudi 21 septembre 2017

L'information psychiatrique -N° 2017/7 - Volume 93 - Contraintes et libertés en psychiatrie

John Libbey Eurotext - Septembre 2017


Page 535 à 542 : Michel David - La psychiatrie sous contraintes | Page 543 : - Liens entre terrorisme et psychiatrie : réaction du SPH. Communiqué du 22-8-2017 | Page 545 à 546 : Jean-Jacques Bonamour Du Tartre - Est-il encore bien justifié de tirer sur l’ambulance psychiatrique ? | Page 547 à 549 : Jean-Luc Roelandt - Soigner sans enfermer, utopie ou réalité ? | Page 551 à 557 : Delphine Moreau - Limiter la contrainte ? Usages et régulation des usages de la contrainte psychiatrique en Suisse | Page 558 à 562 : Pall Matthiasson - Moins de soins sous contrainte : l’expérience islandaise | Page 563 à 567 : Mathilde Labey, Corinne Noël - Les soins sans contrainte : politique d’organisation d’un pôle de psychiatrie intégré dans la cité | Page 569 à 573 : Giulio Castelpietra - Non-recours à la contention dans les services de santé mentale : le dispositif de Friuli Venezia Giulia | Page 575 à 578 : Alain Monnier, Roselyne Touroude - Isolement et contention : des pratiques qui doivent être réinterrogées. Le point de vue de l’Unafam | Page 579 à 586 : Jolijn Santegoeds - Position d’ENUSP opposée à la contrainte en psychiatrie, position basée sur l’expérience | Page 587 à 592 : Antoine Baleige, Nicolas Pastour - Propositions pour un observatoire de la contrainte et des libertés en santé (mentale) | Page 593 à 596 : Bernard Odier - Réduire disent-ils | Page 597 à 606 : Suzanne Parizot, Jean Oureib - Visite à Lausanne. Rencontre avec Philippe Conus | Page 607 à 608 : Marion Pastor - Faire un stage à l’étranger durant son internat | Page 609 à 612 : - Agenda | Page 613 à 614 : - Analyse de livre | Page 615 à 617 : - Sélection de livres | Page 619 à 620 : - Analyses de film.

acheter ce livre

dimanche 17 septembre 2017

Jean-Louis Sous : Lacan et la politique. De la valeur

Erès - Février 2017 - Collection : Essaim


« L’inconscient, c’est la politique » nous a asséné Jacques Lacan, dans cette formule particulièrement lapidaire… Qu’entendre par là ? L'auteur développe son interprétation de la phrase de Lacan de façon originale et nouvelle. Au-delà de l’analyse classique des représentations politiques souvent réduites à des rapports de pouvoir, il met l'accent sur l'économie de la jouissance et des pulsions qui entourent les déterminations signifiantes de la conception du politique pour les analystes. Il aborde la question dans ses aspects individuels, collectifs et institutionnels.

Jean-Louis Sous exerce la psychanalyse à Angoulême. Membre de l’École lacanienne de psychanalyse, il a publié aux Éditions EPEL Les p’tits mathèmes de Lacan dans la collection des Cahiers de l’Unebévue (2000), L’enfant supposé (2005) Nicolas de Staël, Portées d’un acte (2015) et Pas très catholique, Lacan ? (2016), ainsi que Prendre langue avec Jacques Lacan (L’Harmattan, 2013) et L’équivoque interprétative (Bord de l’eau, 2014).

acheter ce livre

jeudi 14 septembre 2017

Collectif : L'Argent et la psychanalyse. Economie, dette et désir

Campagne première - Septembre 2017


L’argent conditionne et modifie notre rapport au monde. Il intervient dans les liens sociaux comme dans notre existence intime. Il met en
jeu les ressorts et les repères de nos valeurs économiques, morales ou politiques. Il est actif autant dans le registre du réel que dans celui du fantasme, souvent à notre insu.
Des économistes, des historiens, des anthropologues, des philosophes, avec des psychanalystes, ouvrent une réflexion inédite qui croise la psychanalyse avec d’autres disciplines. Ils nous montrent la complexité de la question de l’argent dans ses liens avec le désir, à travers les notions de valeur, de confiance et de dette symbolique.

MICHEL AGLIETTA – PATRICK AVRANE – PASCAL BRUCKNER – MARINE ESPOSITO VEGLIANTE – LAURENCE FONTAINE – PATRICK GUYOMARD – THANASSIS HATZOPOULOS – BRUNO KARSENTI – CHARLES MALAMOUD – PEPITA OULD AHMED – SERGE PAUGAM – VANESSA WISNIA-WEILL.

acheter ce livre

mercredi 13 septembre 2017

Jean-Marie Jadin : La structure inconsciente de l'angoisse

Erès - Août 2017 - Collection : Hypothèses


L'angoisse est un étau qui affecte le corps de haut en bas. Elle serre la gorge, étreint la poitrine, contracte l'estomac, paralyse les jambes. Celui qui l'éprouve n'a pas de mots et pas d'images pour en rendre compte. Elle est la plus universelle conjonction du corps et de l'esprit, ce qui interroge le philosophe et pose un des problèmes les plus ardus à la psychanalyse dans sa pratique et dans sa théorie.
Dans cette étude très complète, Jean-Marie Jadin propose un nouvel examen de l'angoisse, cet affect universel auquel nul humain ne saurait échapper. Il fait usage des outils théoriques de Freud et de Lacan, puise ses sources également du côté de l'astrophysique, de la peinture, de la littérature fantastique et bien évidemment de la philosophie avec Heidegger, Kierkegaard et Aristote, pour avancer des hypothèses personnelles nourries de nombreux exemples cliniques.

acheter ce livre

mardi 12 septembre 2017

Quarto n°115-116 : Action lacanienne

Ecole de la cause freudienne - Août 2017


"Ce n’est pas pour rien si nous avons choisi comme illustration de couverture de ce numéro de Quarto, Action lacanienne, une oeuvre d’art installée dans la rue, Pasionaria de Menchero. Un énorme porte-voix que l’artiste a créé au cœur de la Cité, à disposition des passants qui veulent s’en servir. Choix de l’artiste qui ici, ne se retranche pas dans une galerie, mais expose sa création en sortant de ses murs. Le porte-voix témoigne du désir de se faire entendre logé en chacun de nous. Comme le dit Yves Depelsenaire dans sa présentation de l’œuvre: «Un psychanalyste est-il autre chose qu’un porte-voix?» Le lecteur averti ne peinera nullement à faire le rapprochement avec la politique de la psychanalyse que notre École mène depuis que la psychanalyse est attaquée. Nous allons devoir nous y faire. « L’inconscient c’est la politique »…… comme le développe Jacques-Alain Miller, mais en le formulant ainsi, le psychanalyste sort, aussi, de son cabinet et s’inscrit dans la cité où il a à mener son action lacanienne, s’il veut que la psychanalyse vive.
L’action est portée et menée par nos Écoles de psychanalyse, qui sont les outils de formation pour le psychanalyste qui doit affûter sa lame. Plusieurs textes en témoignent dans ce numéro. Le lecteur trouvera aussi une série de travaux sur le dispositif de la passe qui est un trou au centre de notre École et de son action. En témoignent les travaux des AE et le travail de la Commision de la passe. On y trouve aussi un grand texte d’orientation d’Éric Laurent sur la biopolitique et son envers. Et aussi quelques études, car la psychanalyse se transmet en l’étudiant, en l’enseignant. Enfin, nous avons choisi de transmettre des travaux sur l’action lacanienne qui ont été transmis à l’Atelier de Psychanalyse Appliquée et qui sont tous des témoignages d’une action engagée, à l’intérieur du mouvement lacanien et aussi dans la cité. Notre combat continue ! La psychanalyse évolue." Daniel Pasqualin
Sommaire 
Orientation
Éric Laurent : Sur L’Envers de la biopolitique 

Les Écoles et leurs présidents
Domenico Cosenza et Jean-Daniel Matet : La psychanalyse aujourd’hui.
Sa pratique, sa finalité et ses incidences politiques

Christiane Alberti : Faire École
Yves Vanderveken : L’École, une expérience analytique
Autour de la passe
Jacqueline Dhéret: Rapport de la Commission
de la passe A12-B12(2014-2015)

Fabian Fajnwaks, Dominique Holvoet et Véronique Voruz
Journée Battu par la langue

Anna Aromi : Anamorphose. Expérience d’une analyse vue de sa fin
Étude
Nicole Borie : Des représentations sur le modèle de l’unité du corps
Éric Streveler et Marc Mottart : Jouer avec l’enfant autiste
Jean-Marc Josson : Une définition inouïe de l’affect
Stijn Vanheule: «Je rêve donc je suis»: d’hyperconsciente à joyeusement inconsciente
Colette Richard : Acte de foi et témoignage de passe
Conférence du champ freudien
Pierre-Gilles Guéguen: «Radiophonie» questions 1 et 2
Action lacanienne
Karoline Buchner: Avant-propos
Karoline Buchner d’après Alexandre Stevens:
Terreau de l’action lacanienneOlivier De Ville d’après Monique Kusnierek : Fondation et établissement
Nicolas Moyson d’après Dominique Holvoet: DésidentificationOlivier De Ville d’après Guy Poblome : Autisme : « Faites place ! »
Céline Danloy d’après Patricia Bosquin-Caroz : Se terre ?
Céline Danloy d’après Daniel Pasqualin: Traversée
Sophie Boucquey d’après Pierre Malengreau:
Soutenir le non-rapport sexuel au cœur des débats
Karoline Buchner d’après Anne Lysy:
Traduire Lacan, un « projet impossible »Sophie Boucquey d’après Philippe Hellebois : Écrire Miller ?Nicolas Moyson d’après Yves Vanderveken : De la dette à l’action !
Sophie Boucquey d’après Katty Langelez-Stevens : Mystique du net ?
Céline Danloy d’après Gil Caroz: Inscription

acheter ce livre

dimanche 10 septembre 2017

Franck Chaumon, Okba Natahi (dirs.) : Des solitudes

Erès - Septembre 2017


Le discours des sciences humaines décrit, errant parmi les foules normalisées, un homme voué à la solitude, régime contemporain des subjectivités. Mais il n’éclaire en rien le statut, la fonction et la signification de cette solitude. N’est-il pas plus pertinent de parler des solitudes ?
L’idée d’une solitude contemporaine est problématique du point de vue de la psychanalyse, car elle ne peut être cernée sans la référer à l’Autre. Ce nouage permet de penser des formes possibles de la solitude.
De la solitude originelle de l’enfant à celle de l’esclave, où la violence subie a produit des effets ravageants toujours actuels, en passant par la solitude radicale de la folie et enfin par la solitude réelle où le sujet est poussé aux limites du langage, la solitude contemporaine plurielle reste corrélative de l’implication du sujet dans le politique et l’histoire, qui scandent sa présence au monde. Des auteurs français et antillais font entendre les différentes variations de leurs voix.

acheter ce livre

samedi 9 septembre 2017

Michel Gad Wolkowicz (dir.) : Le sujet face au réel, et dans la transmission

In Press - Septembre 2017


Le "sujet" est au centre de la clinique du contemporain. De sa construction dans l'enfance et l'adolescence, des processus de symbolisation, d'identification et de subjectivation, dépend le rapport à la réalité. Du nouage du sujet de l'inconscient et du sujet collectif va naître le sujet politique : le citoyen capable d'assumer une responsabilité individuelle et collective, une liberté responsable, une éthique de la vérité historique et psychique, entre principes de réalité et de plaisir. Cet ouvrage, en questionnant "le sujet face au réel", est au coeur des problématiques sociétales et des enjeux civilisationnels. Face à la perversion totalitaire et à ta terreur destructrice, les auteurs interrogent les faiblesses de nos démocraties : la peur, la haine, le conformisme groupal, la bien-pensance, l'"amour des certitudes", la jouissance d'une repentance narcissique, participent de discours dogmatiques et d'un interdit de penser, de critique, du déni du réel. Les questions de l'identité, de l'appartenance, de ce qui fait peuple, du rapport au désir et à la Loi, sont omniprésentes dans le débat et les conflits aujourd'hui, au travers de celles des frontières, de la culture, de la parentalité. Ne seraient-elles pas symptomatiques d'une transmission brisée, d'une impuissance singulière à "faire parler le destin" ? "Pourquoi me préoccuperais-je des générations suivantes, qu'ont-elles fait pour moi ?" se demandait Groucho Marx, qui nous dit en creux, et avec humour, quelque chose d'une transmission conflictualisable en laquelle s'inscrit le sujet, cet entre-deux des sexes et des générations, créateur d'indéfini et de désir, d'une responsabilité réciproque. Sont invités ici, s'adossant au paradigme freudien "Là où est le Ca, Je doit advenir", des auteurs de référence, psychanalystes, médecins, historiens, philosophes, géopoliticiens, juristes, économistes, scientifiques, littéraires, artistes plasticiens et cinéastes...

acheter ce livre

vendredi 8 septembre 2017

Samuel Lézé : Freud Wars. un siècle de scandales

PUF - Septembre 2017


Pourquoi Freud, mort depuis 1939, fait-il encore scandale aujourd'hui ?
Plus encore que la psychanalyse, c'est sa personne qui est régulièrement attaquée. Dernier éclat en date : la parution, en 2010, du Crépuscule d'une idole de Michel Onfray, qui faisait suite au Livre noir de la psychanalyse (2005). En affirmant que les théories freudiennes ne sont qu'une série de fables, les détracteurs de Freud s'inscrivent dans une intrigue de longue durée. Un siècle de scandales qui, au lieu d'atteindre Freud, l'ont édifié en mythe. Un siècle de Freud Wars qu'il faut maintenant exhumer pour comprendre les erreurs de ceux qui ont tenté de détruire non seulement le psychanalyste, mais aussi l'homme. Car, finalement, dénigrer Freud, c'est le populariser. Mieux : c'est accomplir une prophétie qu'il n'a lui-même cessé de prédire.

Samuel Lézé enseigne les science studies à l'École normale supérieure de Lyon, au sein de laquelle il est également chercheur à l'Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités. Il est l'auteur de L'Autorité des psychanalystes (Puf, 2010) et codirecteur de La Question morale (Puf, 2013).

acheter ce livre

mercredi 6 septembre 2017

Louise Grenier (dir.) : Lettres du divan. Ecrire à son psychanalyste

Liber - Septembre 2017


Un analysant écrit à son analyste. Lettres, messages, poèmes, récits de rêves ou de souvenirs, aveux d'un désir, ou d'une douleur, qui ne se dit pas. Ces écrits en marge des séances occupent une place à part dans l'analyse ou la psychothérapie, comme si le désir inconscient et ses tourments trouvaient là à se loger. Dans le mouvement même de son écriture, le sujet rejoint la part cachée de son être, celle qu'il ne livre pas en séance. Il se souvient de lui-même en quelque sorte, pour et avec un autre qu'il retrouve dans l'imaginaire. Nous ne sommes plus seulement dans « l'échange de mots » (Freud) au sens strict, mais dans la correspondance. S'agit-il d'une écriture analysante ? D'une échappée hors du cadre analytique ? A-t-on affaire à un récit de soi qui trouve sur le divan sa raison d'être ? Et comment les psychanalystes accueillent-ils les écrits de leurs patients ? La réflexion proposée ici, soutenue par dix-neuf analystes, ne porte pas tant sur des écrits publiés que sur ceux qui croisent la parole en séance. Pour certains, l'écriture a précédé leur entrée en analyse et a rendu possible une ouverture à la parole analytique et à ses soubassements inconscients. Pour d'autres, déjà en analyse, elle est apparue comme une issue créatrice constituant symboliquement une « chambre à soi » (Virginia Woolf) pour y déposer les sédiments de sa parole. Le divan, réel ou imaginaire, constitue dès lors ce lieu où la lettre se compose, rejoint d'autres lettres, des inscriptions et récits d'autrefois en quête de quelque destinataire invisible.

Louise Grenier est psychologue et psychanalyste, chargée de cours au département de psychologie de l'université du Québec à Montréal, coordonnatrice du Groupe d'études psychanalytiques interdisciplinaires (GEPI) et responsable du Cercle d'animation psychanalytique (CAP) de l'université du Québec à Montréal. Elle a publié "Les violences de lAutre". Faire parler les silences de son histoire", "Femme d'un seul homme", "Filles sans père" et codirigé plusieurs ouvrages chez Liber, dont "Penser Freud avec Patrick Mahony" et "Le projet dAntigone".

acheter ce livre

mardi 5 septembre 2017

Enfances & Psy -Numéro 2017/2 - N° 74 - Du bébé à l’adolescent, l’impact du traumatisme

Erès - Juillet 2017


Dans le champ de la petite enfance, de l’enfance et de l’adolescence, les circonstances traumatiques ne manquent pas. Les attentats terroristes bien sûr, mais aussi les agressions sexuelles (attentats à la pudeur), la maltraitance, le harcèlement, les séparations et les deuils sont à l’origine de traumatismes qui affectent la vie des enfants et des adolescents. De façon moins bruyante, les interactions précoces, lorsqu’elles sont chaotiques, peuvent aussi générer des microtraumatismes dommageables au développement psychique. Certains enfants ou adolescents cumulent les traumatismes : les mineurs isolés étrangers en sont un exemple édifiant, mais aussi les enfants adoptés marqués par l’abandon, les circonstances du début de leur vie ou leur statut particulier.
Du côté des prises en charge, les réponses se sont diversifiées. L’actualité récente interroge aussi l’organisation logistique des soins qui doivent répondre dans l’urgence alors qu’en temps ordinaire les services sont déjà débordés et affichent des listes d’attente. Pensons l’impensable et interrogeons théorie et pratique pour mieux répondre aux effractions du Réel sur nos patients fragiles, enfants et adolescents.

SOMMAIRE

Page 6 à 10 : Antoine Leblanc - Le bébé, la télé, la tablette et le smartphone | Page 11 à 13 : Jean-Pierre Benoit, Jean-Louis Le Run - Introduction | Page 14 à 22 : Florence Askenazy - Expérience de terrain d’une cellule d’urgence médico-psychologique pédopsychiatrique | Page 23 à 31 : Geneviève Welsh - Bourreaux d’enfants | Page 32 à 42 : Marie-Laure Léandri - Le professionnel face au traumatisme de l’enfant | Page 43 à 50 : Mayssa’ El Husseini - Réactions contre-transférentielles en terrain de guerre | Page 51 à 60 : Myrna Gannagé - L’enfant et la guerre : quels dispositifs de soins ? | Page 61 à 73 : Marie-Pierre Blondel - La mère gelée. Quand les manifestations de souffrance du bébé ouvrent l’accès au traitement psychothérapique de la mère traumatisée | Page 74 à 82 : Marie Bouthier, Aurelie Colmon-Demol, Émilie Joron-Lezmi - Cancer de l’enfant : effets traumatiques sur la fonction parentale ? | Page 83 à 91 : Sébastien Fournier - Sujet-limite et limites du sujet | Page 92 à 101 : Ghislaine Petit-Capiomont, Jean-Pierre Benoit - Prise en charge du traumatisme chez l’enfant et l’adolescent. La psychothérapie d’Anna en post-traumatique | Page 102 à 114 : Samuel Lemitre - Traumas sexuels et adolescence | Page 115 à 125 : Sevan Minassian, Fatima Touhami, Rahmethnissah Radjack, Thierry Baubet, Marie-Rose Moro - Les détours du trauma lors de la prise en charge des mineurs isolés étrangers | Page 126 à 134 : Estelle Wallon, Christine Genet - Les smileys : un levier thérapeutique puissant d’aide à la mentalisation dans une consultation de pédopsychiatrie | Page 135 à 147 : Claire Peccia-Galletto - Respirer à l’adolescence ou la difficile question de la perte | Page 148 à 154 : Marc Chevallier - Les troubles du comportement à l’école, de la prévention à la remédiation | Page 155 à 157 : - La vie réserve des surprises.

acheter ce livre

vendredi 11 août 2017

Liliane Fainsilber : Les orthographes du désir

L'Harmattan - Août 2017 - Etudes psychanalytiques


Toute l'efficacité de la psychanalyse tient aux pouvoirs de la parole. Ayant effectué une incursion dans le monde topologique, avec la théorie des graphes, Lacan invente, pour l'usage des psychanalystes, le graphe du désir. Suspendues au bout de ses branches ou à ses points de croisement, il a inscrit des petites lettres acrobates qui permettent de déchiffrer les mécanismes langagiers du symptôme et de son Interprétation. Cet ouvrage est donc un viens-avec-moi du graphe du désir, car, à condition de suivre pas à pas les différents temps de son invention pour pouvoir découvrir toutes les subtilités de son maniement, il se révèlera être un fabuleux outil clinique pour les psychanalystes.

Liliane Fainsilber, psychanalyste, a déjà écrit plusieurs ouvrages de psychanalyse. Elle est responsable d'un site, Le goût de la psychanalyse, et a créé un blog, Le livre bleu de la psychanalyse.

acheter ce livre

dimanche 25 juin 2017

La Revue Lacanienne, N° 18 : Le mal de la jeunesse

Erès - Juin 2017


Dans le « Discours de Milan », Lacan soulevait l’hypothèse que le mal de la jeunesse pouvait frayer un nouveau discours, du fait des impasses du discours capitaliste, qui ne consent pas à une restriction de jouissance nécessaire au lien social. Pour le psychanalyste, les manifestations du malaise des jeunes révèlent leur avidité à l'égard de marques symboliques fiables. Les adultes sont mis à l'épreuve de leur propre parole et leur responsabilité est grande dans la manière dont ils peuvent accueillir, avec une gravité juste, avec une bienveillance rigoureuse, ces manifestations. S’il y a lieu de faire l’hypothèse que c’est du champ de la jeunesse et de l’adolescence que surgirait un symptôme, qu’émergerait une nouveauté inattendue, en regard du désistement d’un discours capitaliste, ce numéro entend interroger la clinique des jeunes pour y déceler des tentatives de frayage d'un discours nécessaire à la mise en jeu de la subjectivité et du lien social.

acheter ce livre

mercredi 14 juin 2017

L'en-je lacanien 2017/1, n° 28 : Des passions

Erès - Juin 2017


L’hypothèse lacanienne est que le langage est l’appareil de la jouissance et que celle-ci affecte le sujet. Ceci amène à repenser ce que Freud appelle pulsion, énergie psychique, affect et ce que les philosophes (Aristote, Descartes, Thomas d’Aquin, Spinoza) appellent passions. Lacan a largement commenté non seulement ces trois passions de l’être que sont l’amour, la haine et l’ignorance mais aussi la tristesse, la colère, la honte, l’envie et la jalousie. Quel en est l’enjeu dans la psychanalyse ?

Page 5 à 10 : Didier Castanet - Le retour des passions | Page 11 à 28 : Michel Bousseyroux - L’envie et la jalousie. Saint Augustin avec Lacan | Page 29 à 40 : Christophe Fauré - Au-delà de la haine jalouse | Page 41 à 58 : Maryse Roussel Meyer - Roland Barthes : l’image fatale. Microlecture de La chambre claire | Page 59 à 72 : Nicole Bousseyroux - Derrière la jalousie : de Robbe-Grillet à Proust | Page 73 à 98 : Albert Nguyên - La règle du jeu | Page 99 à 112 : Luis Izcovich - Passions et désir | Page 113 à 116 : Xavier Doumen - Laisser pendre | Page 117 à 142 : Bruno Moroncini, Liliane Peduto - Quelle politique pour la psychanalyse ? | Page 143 à 150 : Didier Castanet - Un livre politique ? | Page 151 à 162 : David Bernard - La morale du petit Hans | Page 163 à 194 : Philippe Forest, Marie-José Latour - Entretien avec Philippe Forest | Page 195 à 197 : Nathalie Billiotte-Thieblemont - Kouli jappe au nez de la nuit | Page 198 : Nathalie Billiotte-Thieblemont - Poème insignifiant | Page 199 à 202 : Isaure Bousseyroux - La danseuse-sablier | Page 203 à 204 : Vincent Bouzignac - Les morsures du soleil | Page 205 : Sylviane Cernois - Épiphanies (suite). Le bal | Page 206 : Sylviane Cernois - Épiphanies (suite). Le chambard | Page 207 à 210 : Monique Désormeaux - Le sort étreint | Page 211 : Anne Fourcade-Jourdain - Le coureur de fond | Page 212 : Anne Fourcade-Jourdain - L’escargot | Page 213 : Anne Fourcade-Jourdain - À force de chercher | Page 214 : Anne Fourcade-Jourdain - Les femmes bien | Page 215 à 216 : Louis Lucien Pascal - La danse du cheval | Page 217 à 218 : Axel Tufféry - Ronde du soir | Page 219 à 220 : Véronique Vialade Marin - Chevelure noire dans un champ d’écume.

acheter ce livre

jeudi 8 juin 2017

Cliniques n°13 : La répétition. Entre résistance et changement ?

Erès - Juin 2017


L’institution de soin, du simple fait qu’elle constitue souvent un recours dans des histoires marquées par le trauma et l’effraction, est un des hauts lieux d’expression et de déploiement de la répétition, de manière manifeste ou latente, consciente ou inconsciente. Mais comment l’appréhender ? Dans les premiers temps de la vie, la répétition favorise l’accès à la symbolisation. Partant de son prototype, le fameux jeu de la bobine, on conçoit très bien combien elle donne forme aux événements en leur attribuant peu à peu un sens, comment elle permet de se les figurer, de les penser, de les nommer. Plus tard, elle alimente très largement le matériel même du soin psychique, lorsqu’elle est une mise en scène féconde où s’actualise la problématique inconsciente du patient, lorsqu’elle permet l’accès à la remémoration. Pourtant, elle devient parfois une résistance redoutable dans laquelle peut s’enrayer le processus : quand la répétition ne répète plus qu’elle-même, elle finit par épuiser ses propres soubassements fantasmatiques et peut devenir une rengaine lancinante, un disque rayé, métaphore souvent évoquée. Elle enferme alors tous les protagonistes du voyage thérapeutique dans une aliénation stérile. Si la répétition peut être le début d’une solution, elle peut aussi devenir un véritable poison dans un processus thérapeutique au point d’en interroger son au-delà du plaisir. Comment permettre que la répétition serve plutôt qu’elle ne desserve le travail psychique en institution ? Comment le dispositif institutionnel peut-il être investi comme le lieu d’une mise en scène plutôt que le lieu d’une mise en acte répétitive ? Comment les acteurs des soins psychiques en institution tolèrent-ils et traitent-ils les mouvements de répétition à la fois singuliers et collectifs ?

acheter ce livre

samedi 3 juin 2017

Jean-Pierre Cléro : Lacan et la langue anglaise

Erès - Février 2017 - Collection : Essaim


Dans cet ouvrage destiné à faire référence, Jean Pierre Cléro aborde l'importance et la variété des références de Lacan à la langue et la culture anglo-saxonne et leur apport à la psychanalyse. En partant de la thèse de Lacan, « l’inconscient est structuré comme un langage », l’auteur pose la question du rapport que l’inconscient entretient avec les langues et plus particulièrement avec la langue anglaise, ce qui interroge l'universalité des termes analytiques et a des conséquences sur la pratique de l'analyse (en français et en anglais) et sur les traductions. Il recense la multiplicité des termes anglais importés par Lacan dans le vocabulaire analytique (acting out, fading, splitting...) et leur fonction. En s’intéressant aux termes franglais créés par Lacan (oddité, poignance...), il montre que les frontières entre les langues sont poreuses et sont toujours à référer à la subjectivité des êtres parlants. Lacan frayait sa voie en introduisant des débats contradictoires avec des auteurs du passé ou du présent dont de nombreux philosophes, logiciens, linguistes, écrivains et psychanalystes anglo-saxons. Cet ouvrage met ainsi à l'honneur une pensée lacanienne en construction, au delà des frontières françaises dans un souci de bilinguisme et de transdisciplinarité.

Jean-Pierre Cléro est professeur émérite de philosophie à l’université de Rouen. Il enseigne par ailleurs à Sciences-Po (Paris). Il a publié plusieurs ouvrages dont Essai sur les fictions (Hermann, 2015), Le vocabulaire de Lacan (Ellipses, 2002, 2006), Dictionnaire Lacan (Ellipses, 2008), Y a-t-il une philosophie de Lacan ? (Ellipses, 2006) et des articles dans les revues spécialisées sur la philosophie anglaise, la philosophie des sciences, ainsi que sur Lacan et la psychanalyse. Il a aussi traduit Jeremy Bentham (Chrestomathia).

acheter ce livre

mardi 30 mai 2017

Insistance n°12 : Sexualité & Diversité

Erès - Mai 2017



L’originalité de ce numéro réside dans la diversité de points de vue avec laquelle les auteurs analysent la question de la conception du sexuel dans le débat contemporain, dans l’histoire de la psychanalyse et de ses institutions, la société aujourd’hui. 
Le croisement de ces apports noue une problématique multi-modale des parcours pour penser la question sexuelle et le sens que nous donnons aux mots. 
Les discussions sur le caractère pathologique de l’homosexualité ont imprégné la psychanalyse jusqu’aux jours actuels et ont été à la base du rejet profond que certains ont produit vis-à-vis de la psychanalyse.
L’homosexualité, la filiation, la définition même du sexe voient leurs limites morales et culturelles bouger. Les critiques au nom de crimes contre la nature sont à la fois plus bruyantes mais moins solidement fondées. Leur étendue dépasse les débats d’école pour s’inscrire dans le débat social à l’échelle mondiale, c’est-à-dire politique, et s’écrire dans la réalité juridique et réglementée.
La sexualité est au cœur de la découverte freudienne de l’inconscient qui s’articule à un autre concept fondamental : la pulsion sexuelle.
Il est fort saisissant que tout discours sur la sexualité dans la psychanalyse soit basée sur ce seul concept qui, après avoir été introduit en 1905, s’adjoint des précisions et des augmentations dans le cours de la pensée freudienne qui débouchent sur la pulsion de mort.
Ce numéro ambitionne d’apporter sa pierre au débat sur la question de la diversité sexuelle.

Jacques Barbier

Avec la participation de Jacques BARBIER, Betty BERNARDO FUKS, Marco Antonio COUTINHO JORGE, Marlise Eugénie D'ICARAHY, Thierry DELCOURT, Jack DRESCHER, Nadia Paulo FERREIRA, Laéria FONTENELLE, Lionel LE CORRE, Luciana MARQUES, Acyr MAYA, MITCHELEE, Antonio QUINET, Élisabeth ROUDINESCO

acheter ce livre

samedi 27 mai 2017

Elie Doumit : Lacan ou le pas de Freud. Mythes et mathèmes

Eme Editions - Mai 2017 - Lire en psychanalyse


En commentant de façon éclairée le dire de Lacan, les différents articles de ce livre frayent un chemin dans la suite de la démarche freudienne. Non sans la déplacer à condition de se déplacer soi-même et d'expérimenter soi-même les changements de cap et les rebroussements qui font la vie de l'inconscient et de sa logique. 
Grâce au style rigoureux, logique, rationnel et pédagogique de Élie Doumit qui ne cède jamais sur les points les plus difficiles de l'enseignement de Lacan, le lecteur pourra se frayer un chemin nouveau dans son abord de la psychanalyse et sa rencontre avec le Réel de l'expérience.
 
Élie Doumit est psychanalyste à Lille, Rabat et Casablanca (Maroc). Il est membre de L'ALI (Association lacanienne internationale). Il est le fondateur de L'École psychanalytique du Nord. Il a enseigné la philosophie des sciences et la psychanalyse à l'Université Charles de Gaule à Lille.

acheter ce livre

Stein Fossgard Grontoft : De la pulsion au sinthome. Vers une jouissance non-œdipienne généralisée

PU Rennes - Mai 2017 - Clinique psychanalytique et psychopathologie


La pulsion, concept fondamental de la psychanalyse, doit-elle être conceptualisée en termes dualistes ou monistes ? A partir d'un modèle conflictuel fondé sur deux principes premiers essentiellement irréductibles et antagonistes, Freud a toujours cherché à conceptualiser la pulsion en termes dualistes : pulsion d'autoconservation vs pulsion sexuelle partielle, libido de moi vs libido d'objet, pulsion de vie vs pulsion de mort. Interprétation biologique de la pulsion de mort, compulsion de répétition comme tendance restitutive, et dualisme pulsionnel ; ces choix théoriques sont en effet liés pour Freud. Lacan, pour sa part, était porté par un "pousse-à-l'unarisme" ; à partir du modèle du ratage, de la topologie des surfaces et du mythe de la lamelle, son intuition fondamentale était que la pulsion doit être conceptualisée en termes monistes. Lacan parvient ainsi à injecter non seulement le plaisir, mais surtout la jouissance, cette satisfaction paradoxale qui fait souffrir, dans la structure fondamentale – dans le but – de la pulsion. Cette démarche implique que la pulsion de mort et le masochisme soient des aspects de chaque pulsion. Nous considérons ainsi la persistance du dualisme chez Freud, malgré ses évolutions, comme une résistance à une évidence moniste qui s'impose, et par ailleurs, comme son traitement. Pendant un certain temps chez Lacan, le concept de pulsion sera pourtant éclipsé par le concept de répétition, répétition de jouissance en tant que plus-de-jouir. Or la pulsion moniste fait finalement un retour discret lorsque les questions du symptôme et du corps vivant qui se jouit sont mises en avant dans son dernier enseignement. Le monisme pulsionnel s'avère être une condition de possibilité pour le sinthome. A partir d'une revalorisation du versant de la pulsion de vie du point de vue de l'Un d'existence, le sinthome comporte une "homéostasie supérieure", c'est-à-dire une satisfaction qui inclut ce qui la dérange, une "répétition qui sauve". De plus, le sinthome en tant que pur événement de corps implique la généralisation d'une jouissance non-oedipienne, non-phallique, et par conséquent hors-savoir et hors-sens, qui ex-siste à l'être.

Stein Fossgard Grontoft est psychanalyste, philosophe et économiste. Ce livre est issu d'une thèse de doctorat en psychanalyse, soutenue à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, sous la direction de Sophie Marret-Maleval.

acheter ce livre

lundi 22 mai 2017

Moustapha Safouan : Le puits de la vérité. La psychanalyse et la science

Hermann - Mai 2017 - Psychanalyse


« En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits », rappelle Démocrite, qui souligne la nature mouvante et insaisissable de la vérité. Elle est pourtant ce que le sujet demande dès qu’il parle. En somme, la vérité est une passion infantile, autant dire primordiale. La vérité ici ne désigne pas un objet. On en fait usage comme un attribut qui caractérise certains énoncés en les distinguant de leurs contraires, taxés de mensonges. Lacan a pourtant substantivé la vérité et lui a même prêté sa bouche : « moi, la vérité, je parle » ; mais son discours ne semble pas avoir contribué à faire revenir les analystes sur la conception qu’ils se font de leur tâche comme recherche de la vérité. 
Recherche de la vérité qui ne peut qu’être en même temps une délimitation du réel. C’est ce double mouvement que Moustapha Safouan suit ici, au travers des figures de la science et de la psychanalyse dans leur dialogue avec le lieu où la vérité s’étreint puis se dérobe sans cesse.

Moustapha Safouan est psychanalyste, il a été parmi les premiers à suivre l’enseignement de Lacan dès ses débuts en 1951.

acheter ce livre

mercredi 8 mars 2017

Savoirs et clinique - Numéro 2017/1 - n° 22 - Sexe, savoir et pouvoir

Erès - Mars 2017


Comment la clinique analytique affronte-t-elle ce qui nous dépasse dans le sexe, le savoir et le pouvoir ? En quoi les évolutions de la théorie nous permettent-elles de nous orienter dans l’écheveau formé par ces trois concepts noués par le langage et l’écriture ? Le savoir s’appuie sur le langage. Le pouvoir n’est pas pensable sans l’usage du signifiant, ce dont Lacan tient compte avec son concept du « signifiant maître », qui à la fois représente le sujet et est au service de l’ordre dominant. Les hommes et les femmes ne se rapportent pas de la même façon au langage : les femmes ne se rangent pas à part entière dans le domaine défini par la fonction phallique, censée soumettre tout un chacun à sa législation castratrice. Tout choix reposant sur un acte de langage, le signifiant accorde à une femme – ou un homme – une marge de liberté pour choisir son sexe malgré l’anatomie de son corps (ce qui ne veut pas dire qu’il ou elle en fasse abstraction).
Pourquoi souhaiter donner au savoir le privilège sur les deux autres ? Un savoir peut-il exister sans pouvoir ? Le sexe lui aussi, par le biais de la libido, participe à la production de savoirs (sublimation ou symptôme créateur – « sinthome »).

Page 7 à 13 : Franz Kaltenbeck, Monique Vanneufville - Éditorial | Page 14 à 24 : Geneviève Morel - Vivons-nous dans une ère post-phallique ? | Page 25 à 33 : Néstor A. Braunstein - L’œuvre d’amour à l’époque de sa reproductibilité technique | Page 34 à 43 : Marcela Iacub - La domination sexuelle des femmes | Page 44 à 53 : Michael Meyer zum Wischen - Nathalie St/G-R-Anger et l’inquiétante étrangeté de la maison des femmes | Page 54 à 63 : Christine Louchard Chardon, Yves Morhain - L’adolescent et le couple de ses parents | Page 64 à 76 : Franz Kaltenbeck - Perversion et psychose I Leurs différences et leurs interférences dans l’œuvre de Freud | Page 77 à 87 : Diane Watteau - Ne me touche plus ou Rien ne va plus entre sexe, pouvoir et savoir | Page 88 à 96 : Diana Caine - Le cas du patient G : traumatisme cérébral, psychose et psychanalyse | Page 97 à 104 : Caroline Gault - Image du corps et chirurgie bariatrique | Page 105 à 114 : Boris Chaffel - Naturalisations : deuil et violence coloniale | Page 115 à 118 : Aline Bourjot - « Que moi » | Page 119 à 124 : Geneviève Morel - Critique de film | Page 125 à 134 : - Comptes rendus de lecture.

samedi 4 mars 2017

Gisèle Chaboudez : Que peut-on savoir sur le sexe ? Un rapport sans univers

Hermann - Février 2017


Un chemin considérable a été parcouru depuis que Freud a mis au jour un nouveau savoir sur le sexe. La psychanalyse a exploré largement la causalité psychique, mais négligé relativement l'incidence des facteurs biologiques dans la sexualité. On peut, en relisant Lacan autrement, combler cette lacune et interroger la sexuation et la loi sexuelle à partir de son « roc biologique ». Un autre versant se découvre, d’où s’éclairent nombre de problématiques sexuelles du XXIe siècle, où la logique purement phallique n’est plus la seule référence, et avec l’émergence de nouveaux discours sexuels qui se réclament d’une multiplicité des modes de jouissance. 
Les civilisations ont établi entre les sexes un rapport universel, mais il n’y a d’universel que le rapport qui, comme tel, n'est pas sexuel. C’est ce que notre époque met en scène. À certaines conditions, la psychanalyse permet de penser les logiques à l’œuvre dans la société contemporaine, que Gisèle Chaboudez présente comme les « données actuelles du rapport sexuel ».

acheter ce livre

mercredi 1 mars 2017

Dominique Gauch : Entre rêve et foi, où se tient le sujet du désir ?

Erès - Février 2017 - Inconscient et spiritualité


L’auteure explore la question du rapport entre inconscient et foi, grâce à la redécouverte de la pertinence, de la profondeur et de l’effectivité de la pensée existentielle du poète roumain, juif, Benjamin Fondane. En ces temps où tente de s’imposer par la barbarie un Dieu idolâtre et méprisant de l’humain, l’auteure repose à nouveaux frais la question de la foi - qui, selon elle, ne peut être dénouée de la question de l’inconscient et du mal – par la médiation d’une critique du livre du Freud, Avenir d’une illusion, et de l’approche trop souvent réductrice de cette question par les psychanalystes. Sa redécouverte de l’effectivité de la pensée existentielle permet un déplacement fécond de cette question vers une expérience profonde et subjectivante.

Dominique Gauch est psychanalyste, installée à Paris, inscrite à la Société de psychanalystes du IVe groupe. Elle est aussi théologienne, diplômée de l’Institut protestant de théologie de Montpellier. Après des études scientifiques, face aux épreuves de sa propre existence, elle entame un long et profond travail de psychanalyse, étroitement lié à la question de la foi, redécouverte sous la forme d’une vraie affection pour les textes bibliques. Cela la conduisit à la redécouverte de la pensée et de la poésie existentielles du poète Benjamin Fondane.

acheter ce livre

mardi 28 février 2017

Pierre-Henri Castel : Ames scrupuleuses, vies d'angoisse, tristes obsédés. Obsessions et contrainte psychique de l'Antiquité à Freud

Editions d'Ithaque - Février 2017


Culpabilité excessive, voire monstrueuse, petites manies angoissées, perfectionnisme, sentiment d’être forcé à toucher, à laver, à vérifier, idées horribles qu’on redoute de mettre en œuvre malgré soi, ces symptômes, que la psychiatrie qualifie aujourd’hui d’obsessions-compulsions, n’ont pas toujours existé.  Pierre-Henri Castel raconte ici comment toutes ces souffrances, souvent secrètes, se sont compliquées à mesure que la conscience morale devenait la valeur suprême de l’individu occidental. Des « scrupules religieux » au début du XVIIe siècle à l’invention par Freud de la « névrose obsessionnelle », il retrace, telle une épopée morale, la douloureuse naissance de notre intériorité.

Pierre-Henri Castel est directeur de recherches au CNRS (Paris Sciences et Lettres, Institut Marcel Mauss, EHESS – Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités, LIER). Ses travaux portent sur l’histoire et l’épistémologie de la médecine mentale, la philosophie de l’esprit et l’anthropologie sociale. Membre de l’Association lacanienne internationale (ALI), il exerce la psychanalyse à Paris.

acheter ce livre

mercredi 15 février 2017

Pascale Hassoun : Un dragon sur le divan. Chronique d'une psychanalyste en Chine

Erès - Février 2017


La psychanalyse peut-elle se transposer sur un divan chinois ? Le regard d'une psychanalyste française qui a pris le risque d’une véritable rencontre avec des personnes, un pays, une culture.

De 2003 à 2016, Pascale Hassoun fait des séjours à Chengdu (Sichuan) afin de contribuer sous forme de séminaires, supervisions, entretiens, à l'émergence de la psychanalyse. Le récit de cette expérience qui fait acte de transmission raconte l'histoire des rencontres d'une femme qui s'engage dans un pays qu'elle ne connaît pas, à la recherche de l'autre mais aussi d'elle-même. A travers des comptes rendus de situations cliniques concrètes (on y croise des questions sur la famille, l'enfant unique, la piété filiale, la femme…), des réflexions sur la pratique des psychanalystes, des propositions d'une clinique psychanalytique que les interlocuteurs chinois adaptent à leur culture et à leur vision du monde, ce livre offre un cheminement inédit et personnel vers « l'autre » chinois.

acheter ce livre

jeudi 2 février 2017

L'information psychiatrique - Numéro 2017/1 - Volume 93 - New public « ravagement » ?

John Libbey - Janvier 2017


Page 3 à 8 : Isabelle Montet - La psychiatrie est-elle encastrable dans l’hypercube ? | Page 9 à 12 : Monique d’Amore, Isabelle Montet - Existe-t-il de bonnes pratiques de fonctionnement des pôles médicaux et médico-techniques ? | Page 13 à 19 : Frédérique Quidu, Jean-Pierre Escaffre - Objectif : bouleversements des pouvoirs. Technique : un brouhaha institutionnel permanent | Page 21 à 26 : André Grimaldi, Jean Paul Vernant - Réflexions sur les modalités de financement des hopitaux | Page 27 à 29 : Philippe Gasser - Audit croisé entre praticiens. Évaluation participative au CH Mas Careiron d’Uzès (Gard) | Page 31 à 38 : Bernard Odier - La description des traitements ambulatoires : vers une typologie | Page 39 à 42 : Christophe Dejours - La psychiatrie résiste-t-elle au néolibéralisme ? | Page 43 à 50 : Helen Herrman, Carol Harvey, Cathy Humphreys, Steve Halperin, Lenice Murray, Kristen Moeller-Saxone - Supporting carers of vulnerable young people living in out-of-home care: the Ripple project | Page 51 à 56 : Xavier Aimé - Intelligence artificielle et psychiatrie : noces d’or entre Eliza et Parry | Page 57 à 64 : Nicolas Brémaud - La mégalomanie délirante : une toute-puissance sur fond de vacuité existentielle | Page 65 à 66 : - Analyse de livre | Page 67 à 69 : - Sélection de livres | Page 71 à 72 : - Analyse de film | Page 73 à 75 : - Agenda.

acheter ce livre